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Le mythe de la prison. Du lieu au discours
Tiscini Giorgia ; Maleval Jean-Claude
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753591844
La prison est un monde à part où le temps et l'espace perdent leurs coordonnées, où le plus intime du sujet se trouve enfermé dans des enjeux collectifs. La prison telle qu'elle est aujourd'hui, s'est institutionnalisée à partir de la Révolution française et de la mise en place de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, la privation de liberté venant à la place des châtiments corporels. Ceux qui mettent en danger la nouvelle société doivent y rester inclus, demeurant exclus à l'intérieur. Telle est la dimension de la prison pour l'Etat, de la prison comme mythe d'une société républicaine et démocratique. La prison forge aussi un nouveau discours, la criminologie, une recherche sur l'impossible qui . tend la prison pour l'Etat à la prison pour tous : au centre de la société, la prison apparaît comme lui . tant paradoxalement consubstantielle, l'une ne pouvant exister sans l'autre. Il s'ensuit une interrogation sur les origines de cette étrange institution tant dans ses coordonnées subjectives que collectives. D'une conjoncture historique à une formation mythique, cet ouvrage revisite la naissance de la prison, avec ses débats, ses espoirs, ses réflexions et ses combats, afin de dégager un regard qui permette de dépasser les impasses actuelles et de réhumaniser ce lieu à partir de l'histoire qui l'a fondé et des conditions de son existence. Avec le soutien de la Commission de la recherche de l'université Rennes 2.
L'enfermement est une expérience à la fois sociale et subjective. La prison est le lieu qui mêle la singularité d'un acte, le corps d'un sujet, et des enjeux collectifs, institutionnels, politiques, et sociétaux. Un lieu qui défait sans doute les frontières entre l'extérieur et l'intérieur, entre l'intime et l'extime, entre le sujet de l'acte et l'agent de l'acte. Qu'en est-il dans le milieu carcéral où la parole du sujet est contrainte aux injonctions institutionnelles ? Comment concevoir ces frontières des lors que l'entreprise d'enfermement s'articule à des problématiques cliniques ? Les contributions réunies ici proposent des perspectives pour penser les espaces d'enfermement, les techniques disciplinaires qui s'imposent aux corps et à la parole, ainsi que leurs conséquences pour le sujet et pour le lien social. A cet égard, la clinique est convoquée en première ligne, à la fois en tant que théorie du sujet et du lien social, et en tant que praxis et pratique de la singularité. Ces textes fondés sur la clinique carcérale et sur la recherche théorico-clinique autour des lieux d'enfermement et de privation de liberté ambitionnent de porter un autre regard sur le monde contemporain, à la fois libéral et disciplinaire.
Résumé : La plupart des autistes témoignent de l'appui fondamental qu'a été pour eux un objet hautement technologique (la télévision, l'ordinateur, le smartphone, les jeux vidéo) dans l'élaboration de la construction de leur dynamique psychique. Ces objets peuvent-ils suppléer a ce qui est en défaut ? Quelle construction du corps devient possible ? Quels processus créatifs sont a l'oeuvre pour les sujets autistes ? Quelles en sont les incidences cliniques et éthiques ? L'ouvrage interroge les usages de la langue numérique et le traitement des objets pulsionnels via les objets numériques. Il explore ce qui fait leur attrait pour le sujet autiste et les conditions qui permettent d'en faire, pour lui, un assistant sur mesure. A partir d'une clinique du cas par cas, il analyse les usages singuliers des objets numériques par les sujets autistes en tant qu'ils révèlent leurs capacités autothérapeutiques, et qu'ils les ouvrent, non seulement à la connaissance et à la créativité, mais aussi à la parole. Si le discours capitaliste "autistise" le monde en visant à le débarrasser de la parole par le numérique qui réduit le langage aux seuls usages de la communication, des apprentissages et de l'information, les autistes, au départ sans parole, font le parcours inverse : ils passent par le numérique pour reconquérir la parole. Comment ce trajet est-il possible ? Comment est-il pensable ? Ce questionnement montre combien l'autisme est un défi majeur pour la psychopathologie, la psychanalyse et l'ensemble des problèmes cliniques, éthiques et politiques de notre temps qui est celui de la cybernétique et de l'intelligence artificielle.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?