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La vie elle est comme ça
Tilman Pierre ; Loquet Kristell
MARCEL LE PONEY
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916452197
Pierre Tilman, né en 1944, est poète et artiste. Il vit et travaille à Sète, sa ville d'adoption depuis un quart de siècle. La poésie est sa maison. Le langage est son terrain d'expérimentation, de jeu, de vie. Pour lui, le langage n'est pas seulement charpenté de mots, de syllabes et de consonnes, il est aussi constitué de gestes, de formes, de couleurs. Il fait physiquement danser les phrases le long de lignes légères, multicolorées et flottantes mais en connaît aussi tout le poids (au gramme et au moral). Ses oeuvres ont le don de raconter des histoires. Tilman ne raconte jamais une simple anecdote. Il part du petit fait ou de la petite aventure mais il les emporte avec lui très loin et, avec humour toujours, il les transforme en leçons d'existence. C'est l'art de l'écoute et de la conversation. L'art du rebondissement. En vrai poètartiste, Pierre Tilman change le drame de la vie en comédie de l'esprit. C'est également un faiseur de rencontres. Pierre Tilman sait lier les êtres entre eux. Et, de la même façon, il établit des chemins entre les idées qu'il aime manipuler (au sens propre du terme, tenir entre ses mains avec soin, avec attention). Il a des yeux au bout des doigts. Il est tactile, il a besoin de toucher. Il rend les êtres et les choses solidaires. D'ailleurs c'est sa devise ou son credo : "solitaire/solidaire". Il suffit d'un coup de D pour que solitaire se change en solidaire. Une seule lettre change, et du "t" au "d", c'est tout un monde qui s'ouvre, toute une pensée quise met en mouvement. Comment se comporter dans l'existence, du singulier au pluriel, du particulier au collectif, de soi aux autres ? Les poètes, les artistes tels que Pierre Tilman sont des Iles flottantes, des territoires autonomes, isolés, entourés d'immensité, mais reliés en permanence aux grands courants, aux flux d'énergie et d'esprit. La question qui se pose à eux depuis toujours, et encore plus aujourd'hui, est : qu'est-ce que le réel ? Comment l'art et la poésie peuvent-ils rendre compte de la vérité et du mensonge ? Comment ne pas perdre pied dans les flots sans fond des mots et des images ? C'est de ces sortes de choses que j'ai essayé de faire parler Pierre Tilman dans ces entretiens au départ multiples qui, réunis dans ce livre, n'en font plus qu'un. Tilman cite le peintre américain Barnett Newman qui déclara un jour "La défense de la dignité humaine est le sujet ultime de l'art." De la même manière, tout au long de cet entretien, les propos de Tilman remettent très souvent les pendules à l'heure. Leur lucidité, leur force créatrice apportent aux autres un élan vital. VIVRE VIVRE VIVRE VIVRE, dit et répète en permanence l'oeuvre du poètartiste. Et moi, je conclus : JOIE JOIE JOIE JOIE de partager la trace de mes échanges avec lui : La vie elle est comme ça. Kristell Loquet
Les listes qu?établit Pierre Tilman sont des poèmes. Ce sont des listes fantaisistes, vagabondes, sans systèmes. Elles sont pour l?auteur une façon de se promener dans le langage, d?y tracer des chemins, d?y suivre des fils. Il décline des expressions, il les développe, il les recoupe, parfois par ordre alphabétique, toujours par ordre sensible. Ces inventaires constituent une réflexion sur l?articulation de notre pensée, sur nos rangements, nos classements mentaux. Pierre Tilman est aussi un artiste des mots, attentif à leur disposition et à leur déploiement dans l?espace visuel de la page. Il n?est pas étonnant qu?un autre artiste de la trempe de Daniel Dezeuze, un des plus importants protagonistes historiques de Support Surface, accompagne les poèmes de dessins drôles et intelligents et qui se déclinent, eux aussi, comme une dérive créatrice dans l?univers des formes. Espèces de listes est un livre ouvert qui donne envie d?écrire et dessiner, qui invite le lecteur à poursuivre l?inventaire, à sa propre manière?.
Pierre Tilman, plasticien reconnu, est un artiste du vécu, un poète visuel. Sa poésie, simple, directe, se nourrit de la politique, des drôleries, des tragédies, des histoires de l'Histoire.
Simon Tilman ; Herold Isabell ; Chuit Pierre ; Sch
P ourriez-vous faire plus que de meuler ? Remédier à la formation des pics et des crochets est une technique de dentisterie essentielle, mais elle n'est pas la seule à avoir son importance sur le terrain. Les auteurs - praticiens en médecine équine spécialisés en dentisterie - vous montrent dans cet ouvrage comment élargir le spectre de vos thérapies dans votre pratique quotidienne de l'exercice de la dentisterie équine. Après une entrée en matière sur la nécessité de tendre vers une normocclusion et une présentation de la dysfonction cranio-mandibulaire (chez l'homme et chez le cheval), les auteurs détaillent les règles de l'examen dentaire ainsi que les techniques de sédation et d'anesthésie, le matériel nécessaire, les techniques radiographiques (et leurs indications). Ensuite, chaque type de dent est passé en revue, du point de vue anatomique et fonctionnel et du point de vue pathologique. Enfin, les auteurs s'attachent aux maladies de l'endodonte, du parodonte et des sinus paranasaux. Avec des explications délivrées pas-à-pas et étayées par des photographies didactiques, ils vous permettent d'acquérir une technique juste et adéquate, même lors de cas complexes. De plus, vous y trouverez : des conseils pour la pratique délivrés par les praticiens pour les praticiens, des listes rassemblant les instruments nécessaires, la démarche exacte pour la préparation du cheval, les connaissances médicales de base en dentisterie, synthétiques, claires et complètes, des gestes techniques détaillés dans des encadrés. Cette édition, traduite de l'allemand, s'est enrichie de plusieurs illustrations et traite maintenant de la résorption odontoclastique et de l'hypercémentose (EOTRH) affectant les seniors.
Louis Pons construit un monde avec ce qui lui tombe sous la main, non seulement avec un crayon ou une plume mais aussi avec des morceaux de bois qu'il ramasse, des objets perdus qu'il trouve. Il invente des assemblages comme des dessins où les objets auraient remplacé les crayons ou les plumes, et même la mine et l'encre. Des objets qui écriraient et qui dessineraient, des morceaux de bois ou d'os, de fer ou de chiffon qui laisseraient des traces et que Louis Pons utiliserait pour ajuster ses dessins et donner à voir une autre fabrique qu'il aurait lui-même inventée pour passer par dessus toute la sculpture et la peinture. Des dessins en relief avec des creux et des bosses, où les morceaux de bois deviennent des traits, les morceaux de fer ou d'os des ratures comme tout un nouvel alphabet trouvé qui aurait été jeté puis ramassé pour être assemblé et devenir une autre langue, une nouvelle écriture avec d'autres lettres et d'autres mots pour raconter une histoire à nulle autre pareille. S'il y a le dessin et la peinture, c'est parce qu'il n'y a pas que les 26 lettres de l'alphabet pour écrire et dire ce que l'on veut écrire et dire, écrire et dire comment nous voyons le monde, pourquoi nous sommes ici, ce que nous faisons, ce que nous attendons. Il n'y a pas que cette langue que l'on nous a apprise pour en général ne rien écrire et ne rien dire qui soit nouveau. Il y a surtout la langue de chacun qu'il faut trouver au fond de soi pour enfin parler aux autres et être soi-même au moins le temps de notre vie. C'est cette langue-là, la langue de Louis Pons, qui a été retranscrite ici.
Admiré d’un vaste lectorat, Michel Butor n’est pourtant pas l’un des écrivains français les plus célèbres aujourd’hui. Une énigme entoure notre auteur cependant devenu mythique au lendemain de la publication de La Modification en 1957 et du prix Renaudot qui y fut alors attaché. Un certain abandon de la critique, médusée, succède à la gloire officielle du début de sa carrière. "Qui êtes-vous Michel Butor ?" Voilà donc la question à laquelle nous avons tenté de répondre au cours de nos entretiens avec Michel Butor, toujours à l’écart, à la marge.
Georges Perros a voulu graver partout des signes et des lettres aussi impalpables que le vent. Il a voulu tracer, sur tout, des mots et des notes aussi insaisissables que l'eau. Georges Perros, en écrivant, a pris conscience qu'il n'y avait rien sous la main, sous la main qui trace les lettres et les mots et que tout n'existe que sous le soleil, éphémère, mais que rien n'est réel dans la nuit éternelle. La main n'a tracé que ce qu'elle ne pouvait pas toucher, et elle l'a tracé à cause des yeux qui la dirigeaient, à cause de la lumière qui l'éblouissait. La main qui écrit ne sait pas se relire, comme si les yeux se servaient d'elle pour lui faire écrire ce qu'ils voulaient, ce qu'elle n'aurait peut-être jamais écrit elle-même, ce qu'ils ne pouvaient pas écrire eux-mêmes. Avec Georges Perros, la main ne s'est pas trompée. Aveugle, elle a écrit ce qu'elle devait écrire dans sa nuit. Ses mots existent même sans nos yeux et le soleil. Les signes que les mains et les doigts ne voient pas, que le corps ne sent pas, que la mort ne comprend pas, ont été tracés partout, écrits sur tout. Les mots intouchables sont devenus des notes sous les mains, des sons dans la pensée. Tout entre dans notre tête, dans sa mémoire, comme un air nouveau qui ferait mieux respirer notre cerveau. Lire Georges Perros et relire ce que sa main a écrit, ce que sa main a pensé et recouvrir ce qui nous entoure sans rien recouvrir, comme si sa main qui avait écrit avait été transparente et qu'elle avait enveloppé le monde de ses mots et de ses notes, sans rien toucher jusqu'à laisser le monde intact.