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SUBSTANCE CATHOLIQUE ET PRINCIPE PROTESTANT
Tillich Paul
CERF
51,70 €
Épuisé
EAN :9782204053549
En général, on considère que des différences de doctrines séparent catholiques et protestants : ils ne s'entendent pas sur le rôle et l'autorité de l'Eglise, la nature du sacrement, la place de Marie, etc. L'?cuménisme cherche à obtenir des accords sur ces points litigieux. Tillich propose une toute autre démarche. Il voit dans le catholicisme et le protestantisme non pas deux systèmes doctrinaux qu'il faudrait concilier, mais deux attitudes spirituelles légitimes, nécessaires et complémentaires. L'attitude catholique (présente chez de nombreux protestants) insiste sur la " substance " religieuse, c'est-à-dire sur la présence de Dieu en certains lieux (l'Eglise, les sacrements). L'attitude protestante (présente chez beaucoup de catholiques) souligne le " principe " religieux de l'altérité de Dieu que rien ne peut lier ni enfermer, pas même ce qui le manifeste. Si le Dieu chrétien est à la fois transcendant et incarné, ces deux attitudes, au lieu de provoquer un conflit destructeur, doivent conduire à une tension vivifiante, en empêchant de tomber, d'un côté, dans la superstition idolâtre (qui oublie la différence de Dieu) et, de l'autre, dans un spiritualisme vide (qui oublie la proximité divine). Substance catholique et principe protestant ont besoin l'un de l'autre pour ne pas dérailler, et le dialogue ?cuménique a pour visée d'entretenir une interpellation réciproque et fraternelle.
Quatrième de couverture La première partie de ce recueil contient des documents autobiographiques de Paul Tillich. tout spécialement les deux autobiographies de 1936 et de 1952. Dans la première. il se présente comme situé aux frontières de la religion et de la culture, de la théologie et de la philosophie, de l'idéalisme et du marxisme, etc. La seconde procède chronologiquement. selon les moments marquants de sa vie les premières années. les années d'avant-guerre (1914), les années d'après-guerre, et les années d'Amérique à partir de 1933. Les deux textes visent avant tout la présentation des principaux écrits de l'auteur, en les situant dans leur contexte historique, culturel et biographique. La deuxième partie du recueil contient en version française la biographie de Tillich par Renate Albrecht et Werner Schüssler. À travers les différentes étapes de la période allemande (1886-1933) et de la période américaine (1933-1965), ces deux spécialistes de l'oeuvre de Tillich s'attachent à dégager la personnalité de l'auteur, telle quelle se forge et s'exprime dans les différentes situations de sa vie. Cette biographie se distingue des autres en ce quelle se fonde à chaque pas sur des documents biographiques de première main, tout spécialement une abondante collection de lettres (de Tillich et à Tillich) demeurées inédites. Ce volume vient ainsi combler un manque dans la littérature francophone sur Tillich celui dune introduction biographique à son oeuvre. Et cette introduction prend place elle-même dans la collection des « uvres de Paul Tillich », étant constituée presque entièrement de documents biographiques émanant de l'auteur.
Au semestre d'été 1925, Tillich donne à Marbourg son premier cours de dogmatique. Après la rupture de la Grande Guerre, comme les autres théologiens de sa génération, il cherche une voie nouvelle. Le premier défi qu'affronte alors la théologie est celui des sciences historiques, tout spécialement l'histoire des religions. A l'arrière-plan de ce cours, on perçoit clairement les questions posées par Harnack (L'Essence du christianisme) et par Troeltsch (L'Absoluité du christianisme). Mais on sent aussi le nouveau défi du courant existentialiste, alors représenté à Marbourg par Heidegger et Bultmann. On peut comprendre dans ce contexte le sens paradoxal de la première thèse qui détermine tout le reste : " La dogmatique est un discours scientifique qui traite de ce qui nous concerne inconditionnellement. " Le manuscrit de ce cours de 1925, écrit d'une seule traite, a été retrouvé dans les Archives Tillich de Harvard et édité en 1986 par Werner Schüssler. La traduction française est précédée d'une introduction qui situe l'ouvrage dans son contexte et en dégage les grandes orientations. Elle est suivie d'un index analytique très élaboré qui indique, pour chaque notion importante, l'expression allemande sous-jacente au nouveau texte français.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones