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Documents biographiques
Tillich Paul
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204068451
Quatrième de couverture La première partie de ce recueil contient des documents autobiographiques de Paul Tillich. tout spécialement les deux autobiographies de 1936 et de 1952. Dans la première. il se présente comme situé aux frontières de la religion et de la culture, de la théologie et de la philosophie, de l'idéalisme et du marxisme, etc. La seconde procède chronologiquement. selon les moments marquants de sa vie les premières années. les années d'avant-guerre (1914), les années d'après-guerre, et les années d'Amérique à partir de 1933. Les deux textes visent avant tout la présentation des principaux écrits de l'auteur, en les situant dans leur contexte historique, culturel et biographique. La deuxième partie du recueil contient en version française la biographie de Tillich par Renate Albrecht et Werner Schüssler. À travers les différentes étapes de la période allemande (1886-1933) et de la période américaine (1933-1965), ces deux spécialistes de l'oeuvre de Tillich s'attachent à dégager la personnalité de l'auteur, telle quelle se forge et s'exprime dans les différentes situations de sa vie. Cette biographie se distingue des autres en ce quelle se fonde à chaque pas sur des documents biographiques de première main, tout spécialement une abondante collection de lettres (de Tillich et à Tillich) demeurées inédites. Ce volume vient ainsi combler un manque dans la littérature francophone sur Tillich celui dune introduction biographique à son oeuvre. Et cette introduction prend place elle-même dans la collection des « uvres de Paul Tillich », étant constituée presque entièrement de documents biographiques émanant de l'auteur.
La Seconde Guerre mondiale se termine. Beaucoup ont le sentiment que le monde chancelle, risque de s'écrouler, et qu'on n'y trouve rien de solide sur quoi se fonder. C'est dans ce contexte qu'à New York, Tillich adresse à un auditoire d'universitaires les prédications de ce recueil. Il n'atténue en rien l'horreur du conflit qui s'achève et la menace d'une catastrophe à venir, mais il s'efforce d'annoncer une confiance et une espérance qui subsistent malgré tout. Au fond de l'abîme, il n'y a pas le néant, mais la foi paradoxale et solide de Pâques qui surmonte, sans l'annuler, le Vendredi-Saint. Tillich considérait que ses sermons étaient la meilleure entrée dans sa théologie et ils n'ont rien perdu de leur pertinence en notre époque troublée.
L'enjeu principal du Courage d'être, sauver l'être humain du désespoir, explique la portée considérable de ce livre. L'expérience de guérison et de libération qui en constitue la ligne directrice ne se laisse cependant enfermer dans aucune description exhaustive. Le courage de la foi ou le courage comme acceptation paradoxale de soi ne désigne rien d'autre qu'une reformulation moderne du principe paulino-luthérien de la justification. Accepter d'être accepté en dépit du fait que l'on se sente inacceptable signifie accepter que l'amour dont Dieu nous aime soit plus grand et plus profond que notre propre refus de nous-même.Être accepté signifie alors cesser d'être superflu, cesser d'« être de trop » (Sartre), être voulu, aimé, justifié par ce qui est la source et le fondement ultime du courage d'être le Dieu au-dessus de Dieu. Cette expression ne vise nullement à faire de Dieu une abstraction, mais à éviter le piège de l'objectivation sous la forme du théisme idéologique qui présente Dieu comme un être parmi les êtres. Dans l'expérience du courage qui est acceptation paradoxale de soi, Dieu prend la figure de l'inconditionné qui fait irruption dans notre histoire pour nous libérer, nous guérir, nous remettre debout et en marche avec tous ceux et celles qui sont portés par l'espérance d'un avenir humainement viable.
Une étude complète nous est proposée sur l'histoire et l'actualité du ministère pastoral. Elle prend en compte ses évolutions récentes (sa féminisation) et des questions actuelles (les conditions matérielles, l'homosexualité), à partir de témoignages de pasteurs des Eglises luthériennes et réformées des pays francophones d'Europe. L'ouvrage voudrait également inscrire les potentialités et la crise du pastorat dans " le temps long " de la réflexion historique et théologique, tout en étant attentif aux questions les plus contemporaines. Son ambition est de parler de la réalité du ministère pastoral, afin de sortir des deux travers que sont son idéalisation et sa dévalorisation, lesquelles contribuent à perdre de vue l'originalité, mais aussi la vulnérabilité de ce métier vocationnel. Il suggère enfin des pistes pour mieux vivre le pastorat et aider à la croissance des Eglises, en étant attentif à l'écoute de soi et des autres, ainsi qu'à la diversité des dons et des ministères. L'ouvrage est illustré par des dessins de Tiki, théologien, caricaturiste et figure connue des médias allemands.
Résumé : De la pédophilie à l'inceste, du harcèlement moral ou sexuel en entreprise, en famille ou en groupe jusqu'aux relations mortifères que provoquent les "pervers narcissiques" : partout la perversion est un danger réel susceptible de culpabiliser, d'humilier, et même de détruire la personne. Certes, la psychologie apporte des outils de défense, mais la spiritualité peut, elle aussi, nous aider à "sortir par le haut" de situations inextricables. C'est ce que montre Lytta Basset en se fondant sur une exégèse originale de récits évangéliques pour répondre à dix facettes de la perversion (manipulation, harcèlement, humiliation...). Jésus, qui "ne juge personne" , a des paroles et des attitudes propres à déjouer les pièges, à désamorcer la violence, qui sont autant de sources d'inspiration quelles que soient nos croyances. Et qui nous révèlent à l'inverse que nous sommes tous, un jour ou l'autre, tentés d'asseoir notre pouvoir sur l'autre de façon perverse. Lytta Basset, philosophe et théologienne, a publié de nombreux essais chez Albin Michel, dont les derniers (Aimer sans dévorer, Oser la bienveillance...) explorent un genre littéraire nouveau, au croisement de la psychologie, de la spiritualité et de l'éthique.
Une réflexion, une méditation sur un des grands livres de la Bible - l'Ecclésiaste, appelé aussi Qohélet. Les premiers mots sont célèbres : "Vanité des vanités, tout est vanité". Elle a fait de l'auteur le modèle du sceptique ou du sage désenchanté, qui à la limite ne croit plus en rien et est proche du nihilisme. Jacques Ellul prend vigoureusement position pour un "croyant sage", ou pour la sagesse d'un homme de foi. De fait, le livre n'est pas d'un seul tenant, mais rempli d'affirmations contradictoires. Il dit et répète que la sagesse est du vent, mais ailleurs il met au-dessus de tout la sagesse. Il est souvent sceptique, mais il lui arrive d'être croyant. Où est le vrai ? Pour Ellul les deux sont vrais, et l'ensemble de sa méditation tourne autour de cette contradiction, qui lui est finalement prétexte pour élaborer un vrai petit traité de sagesse biblique. Qu'est-ce que le sage et le philosophe biblique dit de la vanité de la vie, du temps qui passe et qui lasse, de la "buée" inconsistante qui s'évanouit et renaît constamment, de la vie qui semble en permanence vouée à la mort ? Telle est la question, que l'auteur, philosophe et théologien, traite avec ses connaissances mais aussi avec passion, n'hésitant pas à contredire les nombreux commentateurs qui l'ont précédé.
Présenter simplement la pensée riche et complexe du Réformateur, théologien fécond, tel est l'objet de cette introduction à la pensée de Martin Luther. Tout en exposant les grands thèmes philosophiques, théologiques et pastoraux qui traversent son oeuvre, il s'agit de démêler cette pensée de celle de ses collègues théologiens et successeurs, notamment Philippe Mélanchthon. Sont abordés également les débats, en particulier avec les catholiques, qu'a suscités jusqu'à nos jours la pensée luthérienne ainsi que la lecture renouvelée de Luther, proposée récemment par différents spécialistes de sa théologie. Une occasion de redécouvrir cette grande figure non seulement du Protestantisme mais aussi de l'histoire de l'Occident.