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Le Ciment des choses. Petit traité de métaphysique scientifique réaliste
Tiercelin Claudine
ELIOTT EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782493117175
Que savons-nous de la réalité ? Peu de choses, voire rien du tout, si l'on en croit l'idéalisme et le relativisme ambiants. Le Ciment des choses montre que c'est tout le contraire. A condition d'utiliser à bon escient l'analyse conceptuelle et de recourir aux sciences empiriques dans un esprit réaliste et non positiviste, notre connaissance de ce qui est - qu'il reste opportun de nommer "métaphysique" - est légitime et même indispensable. Refusant la représentation classique d'un univers contingent de substances atomisées et passives, l'ouvrage soutient l'idée d'un réel foncièrement dynamique de capacités et d'interactions causales régies par des lois, plus proche de l'image que nous renvoient aujourd'hui les sciences de la nature. Sans se laisser piéger par les illusions d'une métaphysique en apesanteur, mais sans céder non plus aux mirages d'une métaphysique à prétentions scientistes, Claudine Tiercelin défend le projet d'une métaphysique scientifique réaliste et rationaliste, en explorant les conditions d'une réconciliation raisonnée entre la philosophie de la nature et la philosophie de l'intellect.
On avait proclamé la métaphysique archaïque ou dépassée. En fait, elle n?est jamais « morte ». Elle connaît même un renouveau international considérable, dont on est loin en France d?avoir pris encore la mesure. Parce qu?elle s?interroge, de la manière la plus générale et la plus précise à la fois, sur « ce qu?il y a », elle est essentielle à toute entreprise de connaissance, entendue non comme la reconnaissance de vérités éternelles, mais comme une enquête sur le monde et la réalité. Aux antipodes du spiritualisme obscurantiste comme du relativisme postmoderne, Claudine Tiercelin expose ici le programme d?une métaphysique scientifique et réaliste, ancrée dans la tradition rationaliste. Née en 1952, Claudine Tiercelin est philosophe. Elle a toujours mené conjointement enseignement universitaire (Rouen, Paris-1, Tours, Créteil, New York) et recherche. Elle a notamment écrit Le doute en question (2005) et Le Ciment des choses (2011). Elle est depuis décembre 2010 professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance.
La métaphysique de tradition analytique ou continentale est florissante. Elle n'est plus seulement travaillée comme objet de l'histoire de la philosophie, elle est redevenue sujet de l'activité philosophique et productrice d'oeuvres nouvelles — qu'il s'agisse de la tradition dite continentale ou de celle dite analytique. Du côté "continental", hérité de Heidegger, c'est estimer que la métaphysique, en tant qu'enquête rationnelle sur l'être, doit être dépassée au profit d'un questionnement poétique. Du côté analytique, hérité du Cercle de Vienne, et notamment de Carnap, c'est prolonger l'ceuvre de philosophes qui estimaient que la logique symbolique nouvellement façonnée devait permettre d'établir le fait que tous les énoncés métaphysiques étaient dénués de sens. L'apologiste de la science que fut Carnap, tout comme son pourfendeur que fut Heidegger, ont l'un et l'autre convergé sur un même mot d'ordre : "le dépassement de la métaphysique". Ce renouveau actuel est donc d'autant plus étonnant que ces deux courants se réclamaient l'un et l'autre de l'héritage de Kant, lequel récusait déjà la triple ambition de la métaphysique théorique à connaître rationnellement la surnature, les choses en soi et les faits ultimes constituant la nature. Cet ouvrage, qui réunit d'éminents spécialistes de la question, propose ainsi un état des lieux de la réflexion métaphysique contemporaine.
Brandom Robert ; Tiercelin Claudine ; Cometti Jean
Robert Brandom (1950- ), qui enseigne à l'université de Pittsburgh, est l'un des plus importants philosophes américains contemporains. Elève de Wilfrid Sellars et de Richard Rorty, il est l'auteur d'une oeuvre originale qui s'inspire à la fois de la tradition analytique de la philosophie du langage et de la logique, ainsi que de la tradition kantienne et post-kantienne de la philosophie allemande, et qui, en même temps, cherche à renouveler la philosophie pragmatiste américaine. L'originalité de Brandom tient au fait qu'il est capable de dialoguer à la fois avec l'école classique de philosophie analytique et avec le mouvement contemporain qui vise à intégrer les apports de la philosophie du langage à la tradition "continentale", via les oeuvres de K. O. Apel ou de J. Habermas. Brandom reprend aussi certains thèmes classiques du pragmatisme, dans une tradition sans doute plus proche de celle de Dewey et de Mead que de celle de Peirce ou de James. Comme il s'est, en outre, recommandé de Hegel et propose une intéressante relecture de la grande tradition idéaliste allemande en philosophie, on mesurera toute son originalité. Quoi qu'on pense de ces tentatives d'intégration des traditions multiples de la philosophie contemporaine, Brandom a proposé ainsi une plate-forme d'une grande richesse pour la discussion, que les diverses parties ont plutôt intérêt à considérer qu'à ignorer. L'Articulation des raisons est un recueil d'essais qui constitue la meilleure introduction possible à l'oeuvre de Brandom. Il y expose sa conception inférentialiste du sens des mots et des concepts, sa théorie des normes et du raisonnement pratique, sa théorie de la connaissance, sa théorie sociale de la représentation, et sa conception normative de la rationalité. On appréciera par-dessus tout le fait que, tout en mettant ses travaux sous l'invocation de la philosophie allemande, Brandom est un philosophe essentiellement américain, au moins au sens suivant: il prend le risque d'avoir tort. Au lecteur, s'il veut relever le gant, de juger et de se faire philosophe, en articulant ses raisons, quitte à devoir en rabattre quant à ses prétentions.
Le doute prend aujourd?hui des formes multiples et menace des domaines aussi variés que l?éthique, la science ou la métaphysique, jusqu?à la moindre de nos certitudes quotidiennes. Aux formes contemporaines du traditionnel "défi sceptique" correspondent pourtant différentes réponses philosophiques. Les pragmatistes, par exemple, au premier rang desquels Charles S Peirce, William James ou plus récemment Hilary Putnam, ont pris toute la mesure de ce défi et proposent des parades originales. A quelles conditions pouvons-nous douter ? Peut-on décider de croire ? Qu?en est-il du vrai ? Percevons-nous le monde extérieur ? Ne vaudrait-il pas mieux "douter du doute" ? L?objet de ce livre est d?analyser ces questions, d?en évaluer la portée, et de fournir des armes contre les assauts toujours renouvelés du scepticisme, du domaine de la connaissance à celui de la vie éthique et sociale.
Ouvrage majeur de la philosophie du XXe siècle, le Tractatus logico-philosophicus du philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein a donné lieu, dès sa parution en 1921, à de très nombreuses interprétations parfois tout à fait inconciliables. Alors que Wittgenstein a lui-même présenté la distinction entre dire et montrer comme constituant à la fois son "idée principale" et le "problème cardinal de la philosophie" , il n'existe à ce jour aucun consensus parmi les spécialistes à propos de sa nature exacte. Dans cet essai, Guillaume Decauwert s'attache à élucider la portée de cette distinction à l'oeuvre dans le Tractatus pour en souligner les enjeux philosophiques, en la rattachant à la question du fondement des connaissances et aux paradoxes que suscitent les notions de réflexivité ou d'autoréférence.
Invraisemblables, dénuées de preuves, réfractaires à la critique, les théories du complot prolifèrent. La popularité dont elles jouissent est l'indice que quelque chose ne tourne pas rond dans la culture politique de nos sociétés contemporaines. Mais comment comprendre un tel succès ? Dans cet essai bref et incisif, Quassim Cassam soutient qu'on ne peut se contenter d'expliquer pourquoi les gens adhèrent aux théories du complot. Il faut s'interroger aussi sur leur fonction : ce sont des écrans de fumée masquant les objectifs politiques de leurs promoteurs. Et si le complotisme était la politique continuée par d'autres moyens ? Dans la mesure où ces théories constituent un problème majeur pour la démocratie, nous ne pouvons ni les ignorer ni les laisser prospérer.
Le Poidevin Robin ; Dang Van Antoine ; Dunand Stép
Résumé : Peut-on décider de ne pas croire ? Est-il légitime, d'un point de vue philosophique, de s'abstenir de toute croyance ? L'agnosticisme n'est-il, comme le disent ses détracteurs, qu'une solution de facilité ? La question de l'existence de Dieu a longtemps opposé les théistes et les athées. Il existe pourtant une troisième voie, tout aussi importante : la suspension raisonnée du jugement, ou agnosticisme. Cette position philosophique, qui considère la question de l'existence de Dieu comme indécidable, est bien plus riche intellectuellement qu'une simple hésitation ou indécision : elle implique de s'interroger sur la nature et les limites de la connaissance, et soulève des questions d'ordre pratique et éthique. Clair et accessible, cet essai du philosophe et métaphysicien Robin Le Poidevin, s'efforce de définir et de défendre l'agnosticisme, et constitue à ce titre une excellente introduction à la philosophie de la religion contemporaine.
Résumé : Deux amis se rencontrent dans un train. Pierre se croit victime d'un sortilège. Pour Sarah, la science a mis au rebut ce genre de superstition. La discussion dégénère. Zac s'immisce dans la conversation : pourquoi se quereller puisque tout n'est au fond qu'une affaire de point de vue ? Consternée, Roxana se voit contrainte d'intervenir. Y a-t-il un sens à reconnaître une égale valeur à toutes les croyances ? La vérité est-elle par nature oppressive ? A l'heure de la "post-vérité" et des "faits alternatifs", Timothy Williamson met à la portée de tous, à travers un dialogue plein d'humour, les outils intellectuels que la philosophie a patiemment forgés face à la tentation du relativisme.