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La connaissance métaphysique
Tiercelin Claudine
FAYARD
11,45 €
Épuisé
EAN :9782213666396
On avait proclamé la métaphysique archaïque ou dépassée. En fait, elle n?est jamais « morte ». Elle connaît même un renouveau international considérable, dont on est loin en France d?avoir pris encore la mesure. Parce qu?elle s?interroge, de la manière la plus générale et la plus précise à la fois, sur « ce qu?il y a », elle est essentielle à toute entreprise de connaissance, entendue non comme la reconnaissance de vérités éternelles, mais comme une enquête sur le monde et la réalité. Aux antipodes du spiritualisme obscurantiste comme du relativisme postmoderne, Claudine Tiercelin expose ici le programme d?une métaphysique scientifique et réaliste, ancrée dans la tradition rationaliste. Née en 1952, Claudine Tiercelin est philosophe. Elle a toujours mené conjointement enseignement universitaire (Rouen, Paris-1, Tours, Créteil, New York) et recherche. Elle a notamment écrit Le doute en question (2005) et Le Ciment des choses (2011). Elle est depuis décembre 2010 professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance.
Pragmatisme et sciences normatives" constitue le deuxième volume de l'édition française des oeuvres de Charles Sanders Peirce (1839-1914), philosophe, logicien, mathématicien, homme de science et métaphysicien américain, dont l'oeuvre monumentale est indispensable pour comprendre les principaux courants de la philosophie contemporaine, de la tradition dite "continentale" à la philosophie analytique. Les oeuvres visent à combler une lacune et à présenter au public français un choix significatif des multiples facettes de la pensée de ce philosophe majeur, en suivant un ordre thématique et le plus souvent chronologique les résultats de la recherche en cours menée par l'édition américaine (Peirce Edition Project, Université d'Indiana) sont pris en compte, et l'édition s'appuie sur les manuscrits autographes (en donnant toujours les références). Ce deuxième volume complète le choix de textes opéré dans le volume I, "Pragmatisme et pragmaticisme" , qui retraçait l'élaboration du pragmatisme peircien depuis les années 1868 jusqu'à la formulation de la "maxime pragmatiste" dans les articles de 1878-1879, et montrait, à la lumière des conférences prononcées à Harvard en 1903, l'unité et la spécificité de la démarche peircienne. Il s'agit ici de préciser le sens de ce pragmaticisme, de lever des malentendus, de faire voir notamment ce qui le sépare des versions humanistes, matérialistes, hédonistes, nominalistes qu'en donnent W. James, F. C. S. Schiller ou l'italien Calderoni. De montrer comment il s'articule à une philosophie du sens commun critique inspirée de la philosophie écossaise (Thomas Reid), mais aussi de Kant. Les textes réunis à la fin du volume soulignent les liens étroits entre pragmatisme et sciences normatives (logique, pratique - plutôt qu'éthique - et esthétique), dégageant la subtilité de la version peircienne : non pas une vision du monde ou un système qui réduirait la pensée à l'action, à l'utile, au vital ou à la morale, mais une méthode expérimentale et réaliste du contrôle normé de la conduite, visant un idéal ultime dans lequel s'équilibrent instinct, sentiment et raison.
Que savons-nous de la réalité ? Peu de choses, voire rien du tout, si l'on en croit l'idéalisme et le relativisme ambiants. Le Ciment des choses montre que c'est tout le contraire. A condition d'utiliser à bon escient l'analyse conceptuelle et de recourir aux sciences empiriques dans un esprit réaliste et non positiviste, notre connaissance de ce qui est - qu'il reste opportun de nommer "métaphysique" - est légitime et même indispensable. Refusant la représentation classique d'un univers contingent de substances atomisées et passives, l'ouvrage soutient l'idée d'un réel foncièrement dynamique de capacités et d'interactions causales régies par des lois, plus proche de l'image que nous renvoient aujourd'hui les sciences de la nature. Sans se laisser piéger par les illusions d'une métaphysique en apesanteur, mais sans céder non plus aux mirages d'une métaphysique à prétentions scientistes, Claudine Tiercelin défend le projet d'une métaphysique scientifique réaliste et rationaliste, en explorant les conditions d'une réconciliation raisonnée entre la philosophie de la nature et la philosophie de l'intellect.
Pourquoi on grandit ? Pourquoi on mange des légumes ? Pourquoi on est sur Terre ? Pourquoi Neptune est froide ? Pourquoi il y a le soleil ? Et surtout : Pourquoi le soleil aime-t-il la soupe ?
Résumé : Écrits logiques constitue le troisième volume de l'édition française des ?uvres de Charles Sanders Peirce (1839-1914), philosophe, logicien, mathématicien, homme de science et métaphysicien américain, dont l'?uvre monumentale est indispensable pour comprendre les principaux courants de la philosophie contemporaine, de la tradition dite " continentale " à la philosophie analytique. En suivant le plus souvent un ordre chronologique, ce troisième volume a pour objet de mettre en perspective les principales contributions peirciennes à l'histoire de la logique mathématique : lecteur des scolastiques et de Boole, Peirce renouvelle la théorie du syllogisme, met en évidence des formes irréductibles d'argument (induction et abduction) au sein d'une théorie de l'information véhiculée par les symboles. Il invente, dans la ligne de Boole et de Schroeder, et indépendamment de la tradition Frege-Peano-Russell, des concepts clés de la logique mathématique contemporaine, passant d'une logique des classes et des relations à une logique des propositions et des prédicats du premier ordre, esquissant une extension de la quantification aux variables prédicatives dans le cadre d'une logique de seconde intention (ou " de second ordre "). Il privilégie une logique non plus algébrique mais graphique (voire topologique) orientée vers l'expression de la modalité, mieux à même d'illustrer la décomposition analytique des étapes de l'inférence. Car à la différence des mathématiques, science dont l'objet est de tirer des conclusions nécessaires, la logique est la science de la manière dont on tire ces conclusions. Aussi ne se réduit-elle jamais pour Peirce à une simple théorie de la déduction : la logique concerne, outre la classification des raisonnements et la question du fondement de la validité des lois qu'elle découvre, tous les problèmes liés aux facultés ou aux " formes de pensée " ainsi que l'élaboration d'une liste des catégories. Tant il est vrai, comme le montrent ces textes et pour d'autres raisons philosophiques et métaphysiques qui apparaîtront dans le quatrième volume des ?uvres, que " les concepts les plus communs et les plus indispensables ne sont que des objectivations de formes logiques ".
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!