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Les carnets du paysage N° 34, automne 2018 : Sous l'horizon
Tiberghien Gilles A.
ACTES SUD
28,01 €
Épuisé
EAN :9782330109189
Sous l'horizon" se trouvent des paysages, à savoir le sous-sol, ses richesses que nous exploitons dans des mines ou des carrières, des plateformes pétrolières ou des sites de forage, mais aussi le terreau propice à la croissance des végétaux. Or, la connaissance scientifique que nous en avons ne nous permet pas pour autant de les voir. Pour cela, il nous faut les imaginer, et c'est ce que vont rendre possible les photographies, les dessins, les peintures, les gravures, mais aussi les récits littéraires et les cartes géologiques. Même les représentations les plus fantaisistes sont à considérer pour nous faire comprendre comment nous habitons la Terre. Cet imaginaire-là est constitutif de notre façon d'habiter. Mais on vit aussi sous terre : ainsi les troglodytes, les SDF dans les métros de New York ou de Paris, ou encore dans les collecteurs de Las Vegas. Ces lieux font l'objet d'enquêtes et d'explorations aux dimensions sociales, esthétiques et scientifiques. L'intérêt de découvrir ce monde-là est de mieux comprendre le nôtre dont il n'est que l'envers.
Résumé : Dans ce livre, l'auteur s'intéresse à la façon dont l'imagination travaille l'activité cartographique non seulement à ses débuts mais aujourd'hui encore où, grâce à des instruments perfectionnés, les cartes ont acquis un statut scientifique indéniable. C'est dans l'irréductible écart entre les cartes et le monde que s'exerce l'imaginaire de ceux qui les fabriquent comme de ceux qui les consultent. Si bien que les Atlas, aussi exhaustifs soient-ils, demeurent pour nous des machines à rêver et ne laissent personne indifférent. Et moins que quiconque les voyageurs et les artistes qui nous ont souvent révélé certaines dimensions inaperçues des cartes.
Publié une première fois en 1996 de façon très confidentielle, Land Art Travelling est composé d'extraits des carnets que l'auteur a tenus lors de ses pérégrinations aux Etats-Unis et en Europe, en 1991 et 1994, à la rencontre des chefs-d'oeuvre de Michael Heizer, Robert Smithson, James Turrell, Nancy Holt, Charles Ross ou Walter De Maria, sur les sites difficilement accessibles où ces artistes les ont implantés au cours des années 1970. De nombreux inserts (citations littéraires, philosophiques, poétiques, filmiques, nombreuses photographies prises sur les lieux...) ponctuent le fil des notes, mêlant à la relation factuelle de la recherche des oeuvres et des rencontres avec les artistes, une réflexion sur la complexité d'écrire sur l'art, les formes imprévisibles de l'expérience esthétique, les attentes déçues, l'importance de la quête..., tous ces miroitements et rebonds permettant d'approcher "de biais" la complexité d'une pratique pas toujours bien comprise, et les insolubles questions d'exposition et de conservation qu'elle pose. Pour finir, dans une troisième partie, l'auteur évoque, à nouveau sous la forme d'un journal, la façon dont la notion de Land Art s'est progressivement imposée en France dans les deux dernières décennies.
Nous passons et sommes ça & là. Cà & là il y a du paysage. Du moins nous semble-t-il. Parce que nous n'y pensons pas à chaque instant. Se pourrait-il qu'il y ait autre chose que du paysage entre çà & là. Du vide, du blanc ? A voir... & : esperluette. L'idéal serait que nous puissions nous servir de notre esperluette pour battre, sinon la campagne, du moins le paysage tout entier. Les poussières qui s'en détacheraient seraient probablement de ce que l'on trouve entre çà et là, encore du paysage.
Aussi ancien que soit le sentiment de l'amitié, celui-ci n'en demeure pas moins conceptuellement flou. Qu'entendons-nous par là? Qui sont pour nous ceux que nous appelons des amis? À partir de la description de ce que peut être l'amitié aujourd'hui - tout en prenant appui sur des exemples empruntés surtout à la littérature et au cinéma - ce livre cherche à en décrire l'expérience problématique. Pour les Grecs, la philia ne recouvrait pas la même chose que l'amitié pour nous et pourtant, à travers la lecture d'Aristote en particulier, elle est restée le modèle de ce que nous entendons par ce mot. Or nous n'avons pas de verbe qui soit à l'amitié ce qu'aimer est à l'amour de sorte que la spécificité de cette relation s'est progressivement perdue. Dans un monde qui ne la favorise en rien, l'amitié est à réinventer. Le verbe amitier dans son étrangeté même dit l'opération de mise à distance rendue ainsi nécessaire pour lui redonner un sens. Ce livre montre le décalage existant entre certaines valeurs cristallisées autour d'une idée que nous nous faisons de l'amitié et les pratiques dont nous nous réclamons au nom de l'amitié: il est construit comme une "suite" de courts textes qui se renvoient les uns les autres comme autant de facettes d'un même ensemble. Biographie: Gilles A. Tiberghien est philosophe, il enseigne l'esthétique à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a publié entre autres, Land art, éditions Carré, 1993, Nature, Art, Paysage, Actes-Sud/ENSP, 2001, Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses, Le Félin, 2005, Emmanuel Hocquard, Seghers, 2006, Finis terrae, Bayard, 2007 et Courts-Circuits, Le Félin, 2008.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.