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AMITIER
TIBERGHIEN GILLES A.
DU FELIN
10,90 €
Épuisé
EAN :9782866456740
Aussi ancien que soit le sentiment de l'amitié, celui-ci n'en demeure pas moins conceptuellement flou. Qu'entendons-nous par là? Qui sont pour nous ceux que nous appelons des amis? À partir de la description de ce que peut être l'amitié aujourd'hui - tout en prenant appui sur des exemples empruntés surtout à la littérature et au cinéma - ce livre cherche à en décrire l'expérience problématique. Pour les Grecs, la philia ne recouvrait pas la même chose que l'amitié pour nous et pourtant, à travers la lecture d'Aristote en particulier, elle est restée le modèle de ce que nous entendons par ce mot. Or nous n'avons pas de verbe qui soit à l'amitié ce qu'aimer est à l'amour de sorte que la spécificité de cette relation s'est progressivement perdue. Dans un monde qui ne la favorise en rien, l'amitié est à réinventer. Le verbe amitier dans son étrangeté même dit l'opération de mise à distance rendue ainsi nécessaire pour lui redonner un sens. Ce livre montre le décalage existant entre certaines valeurs cristallisées autour d'une idée que nous nous faisons de l'amitié et les pratiques dont nous nous réclamons au nom de l'amitié: il est construit comme une "suite" de courts textes qui se renvoient les uns les autres comme autant de facettes d'un même ensemble. Biographie: Gilles A. Tiberghien est philosophe, il enseigne l'esthétique à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a publié entre autres, Land art, éditions Carré, 1993, Nature, Art, Paysage, Actes-Sud/ENSP, 2001, Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses, Le Félin, 2005, Emmanuel Hocquard, Seghers, 2006, Finis terrae, Bayard, 2007 et Courts-Circuits, Le Félin, 2008.
Les études ici rassemblées traitent du romantisme allemand, de Bergson, de la phénoménologie sartrienne, de la réception d'Emerson en France et de Dewey en Italie, enfin de la notion de dégoût chez Spinoza. Malgré leurs formes disparates, ces textes ont en commun une façon de lire les philosophes et d'écrire sur eux en déjouant les conventions d'un discours figé. Il y a dans la notion de court-circuit l'idée de passer outre certains intermédiaires qui l'apparente à celle de raccourci. Si court-circuiter quelqu'un dans le langage ordinaire signifie tout simplement l'évincer dans un processus de décision, le terme, ici, fait plutôt référence à la figure de l'ellipse. Ce titre évoque une forme d'écriture plus rapide en surface mais peut-être pas moins susceptible de jeter sur les thématiques et tes auteurs cités un éclairage différent. Le court-circuit indique aussi une différence de potentiel entre deux points mis en relation, soit deux ou plusieurs types de pensées, de traditions, de styles. Des trouvailles, des éclairages obliques, des détails qui engagent un mouvement plus profond. Biographie: Gilles A. Tiberghien est philosophe, il enseigne l'esthétique à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a publié entre autres, Land art, éditions Carré, 1993, Nature, Art, Paysage, Actes Sud/ENSP, 2001, Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses, Le Félin, 2005, Emmanuel Hocquard, Seghers, 2006, Finis terrae, Bayard, 2007 et Amitier, Le Félin, "Poche", 2008.
Gilles A. Tiberghien enseigne l'esthétique à l'université de Paris 1 Panthéon. Il a publié, entre autres: Land Art (1993); Patrick Tosani (1997); Nature, art, paysage, (2001), Amitier (2002); Notes sur la Nature, la cabane et quelques autres choses (2005); Courts- circuits (2009); Dans La Vallée (avec Gilles Clément, 2009); Le Principe de l'axolotl & suppléments (2011); Pour une République des rêves (2011).
L'étymologie du mot cabane veut dire « petite maison » c'est pourquoi on a pensé que les cabanes étaient à l'origine de l'architecture. Mais on ne fait pas des cabanes comme on construit des maisons, en suivant des plans. Pour une cabane, on se débrouille sur place avec ce que l'on a, on bricole avec des planches, des draps, de la ficelle. On trouve des chaises, des branches, un arbre tout entier et on invente un monde.Les cabanes, on s'y abrite et on y voyage. Elles nous protègent et nous exposent à la fois. Ces constructions sont souvent liées à la nature, mais on en trouve aussi en ville dans des lieux un peu retirés, sous des arcades ou des ponts où les SDF peuvent espérer dormir en paix. Ces cabanes sont des espaces précieux qui permettent de mieux vivre. Enfants comme adultes, nous avons tous besoin de construire des cabanes : c'est ce que démontre avec brio Gilles Tiberghien dans ce formidable texte plein d'originalité.
Résumé : Dans ce livre, l'auteur s'intéresse à la façon dont l'imagination travaille l'activité cartographique non seulement à ses débuts mais aujourd'hui encore où, grâce à des instruments perfectionnés, les cartes ont acquis un statut scientifique indéniable. C'est dans l'irréductible écart entre les cartes et le monde que s'exerce l'imaginaire de ceux qui les fabriquent comme de ceux qui les consultent. Si bien que les Atlas, aussi exhaustifs soient-ils, demeurent pour nous des machines à rêver et ne laissent personne indifférent. Et moins que quiconque les voyageurs et les artistes qui nous ont souvent révélé certaines dimensions inaperçues des cartes.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera. déporté en 1944 à Buchenwald. Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté face à l'adversité.
Pendant six siècles la maison d'Osman imposa sa loi à des dizaines de peuples et de nations. À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorce son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire, en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes. La Russie convoitait ses territoires. L'Angleterre tenait à la préserver pour assurer sa route des Indes. Au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque Laïque et moderne. L'Empire ottoman fut un vaste ensemble multiethnique et multiconfessionnel. La Turquie n'est pas la seule héritière de cet empire. Aujourd'hui, plus de vingt États ont, dans leur histoire, un passé ottoman. En restituant à chacun la part de ce passé qui lui revient, ce livre contribue à apaiser des forces irrédentistes et des passions nationalistes toujours vives. Il fournit une grille de lecture nouvelle à l'histoire des Balkans et du Proche-Orient.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).