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Ebauches anthropologiques
Thys Christian
EME MODULAIRES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782806637345
A l'aube de la découverte du Nouveau Monde, l'Européen et l'Autochtone, partageant leur méfiance, se sont posés la question : est-ce un homme ? Sous couvert de justifications théologiques et politiques, le premier a exercé sa force aux fins d'exploitation tandis que le second s'est incliné, se croyant abandonné par ses dieux. De siècle en siècle, la question de l'homme sur lui-même s'est enrichie d'apports divers qui, progressivement, laissent la place aux observations scientifiques et placent l'Occident devant ses droits et ses devoirs. Aujourd'hui le retour sur le passé colonial des Européens rallume toujours bien des passions. Désintriquer dans le "Sauvage" ce qu'il a de civilisé et dans le "Civilisé" ce qu'il a de sauvage est la tâche que les penseurs de l'altérité se sont donnée. Là se trouve l'apport de l'anthropologie à la philosophie.
Avec opiniâtreté, le Droit International Humanitaire tente d'interdire les pratiques de guerre totale, à défaut de pouvoir empêcher les combats. Toutefois, au sein de nombreux conflits armés, des civils ou des militaires commettent des crimes qui s'ajoutent aux effets désastreux des combats. Fréquemment aussi, ce sont les États eux-mêmes qui agissent de façon criminelle ; on voit alors resurgir des logiques de guerre totale, de guerre d'agression, de persécution, d'épuration ethnique, de crime de masse organisé ; parfois, l'apogée de ces crimes se solde par un génocide. Ce livre apporte une contribution de la criminologie contemporaine à la connaissance des individus qui planifient ces crimes, qui les organisent ou qui tuent au quotidien. L'étude montre à quel point des hommes ordinaires suffisent à ces tâches ; l'obéissance aux ordres organise le crime, mais la loyauté et la pression du groupe sont prépondérantes. L'ouvrage conduit à s'interroger sur la parenté entre les mécanismes psychosociaux qui caractérisent le criminel de droit commun et le criminel de guerre. Il suggère que_ d'autres formes organisées de violence extrême que sont les crimes mafieux ou les actes terroristes, peuvent bénéficier de l'étude des criminels de guerre, pour qui cherche à mieux les comprendre, voire à mieux les combattre.
La famille est traditionnellement considérée comme le lieu de socialisation primaire, au sein duquel se construit progressivement la personnalité de tout être humain, dans le respect des valeurs qui fondent notre humanité. Il arrive néanmoins que, pour de multiples raisons, l'amour et l'éducation, principalement, ne soient pas suffisamment transmis, partagés et consolidés pour permettre l'intégration sociale harmonieuse à laquelle tout individu a droit. Dans des situations de moins en moins exceptionnelles, enfants et adolescents risquent alors d'accumuler des carences, voire de subir des victimisations, aussi variées que profondes, lourdes de conséquences personnelles et sociales. Le présent ouvrage examine, précisément, les interrelations entre délinquance juvénile et famille, avec beaucoup d'originalité. Refusant le pessimisme sécuritaire dominant et stigmatisant, les auteurs entendent rendre aux intéressés (parents et enfants) leur plein rôle d'acteur, avec le soutien professionnel nécessaire de leurs partenaires privilégiés, de la manière la plus globale et la plus précoce possible. Le respect des personnes et le rétablissement de la communication intersubjective apparaissent ainsi comme les éléments fondamentaux de leur restauration sociale.
S'inspirant de la psychologie des profondeurs et donnant laparole à de nombreux penseurs libres qui ont parfois payé leurcourage de leur vie, Diable et diabolisation a cherché à mettreen lumière ce que pouvaient bien cacher certains argumentsthéologiques et philosophiques parfois délirants qui ont valu ànombre de femmes et d'hommes innocents de terminer leur viesur le bûcher. Bien connue de la littérature et du cinémacontemporains, la figure du diable évoque sans doute de loincertaines techniques de manipulation des masses que lespouvoirs politique et religieux ont parfois su largement utiliserpour maintenir en place leur autorité. Plus secrètement, c'estl'interprétation de cette figure qui aurait bien été à l'origined'une impitoyable chasse au Mal. Diable et diabolisation ne secontente pas de défendre l'idée que la sorcière et l'hérétiquesont les victimes de discriminations sociales et indirectementde querelles d'interprétations que les textes bibliques ontsuscitées. Le livre défend aussi l'idée que, pour le malheur deleurs victimes, les inquisiteurs ont perçu en elles ce qu'ils nepouvaient supporter d'abord en eux-mêmes: l'agitation desdésirs glauques et des passions obscures qui font qu'il resteratoujours quelque chose de la "bête" chez celui qui prétendqu'on peut devenir "ange".
Trois devoirs au moins s'imposent à celui qui pense que la philosophie n'est ni une autobiographie ni une prophétie : le devoir de penser sans couverture dogmatique ; celui de penser selon des principes essentiels à la survie de l'humanité et enfin celui de confronter les interprétations aux faits, car nonobstant le perspectivisme nietzschéen, comme l'a bien dit Lénine, les faits sont têtus. Et plus encore quand il s'agit de colonisation, de révolution sexuelle, de réaction anti-technologique, de biologisme, de terrorisme, de traditionalisme et de fin de vie. Tous problèmes qui concernent au plus près nos contemporains. Dans cet essai, pour leur manière éthique de traiter le débat, seront donc sollicités et mis à la disposition de tout public les réflexions de penseurs qui se sont relevés pesant sur l'histoire des idées ou des moeurs de la fin du XXe siècle au début du XXIe siècle. Une période qui, au regard des anticipations, des espérances et des expériences, aurait pu annoncer des temps meilleurs, mais qui se trouve bouleversée par des contraintes qui pèsent sur la liberté de pensée et sur les principes démocratiques.
La Franc-maçonnerie, société initiatique, rituelle et philosophique, procède, dit-on, de la méthode symbolique. Cette affirmation correspond-elle réellement à ce que nous observons dans nos loges ou, au contraire, n'est-elle qu'un leurre destiné à cacher notre propre incompétence, notre propre inaptitude à utiliser aujourd'hui cet outil essentiel à la démarche maçonnique ? Cette question, Pierre Desseyre la posait déjà en 1996, lors de la première édition - aujourd'hui épuisée - de cette brochure...
Cet ouvrage, fruit d'une étroite collaboration entre enseignants-chercheurs et praticiens appartenant à diverses institutions, est consacré à l'examen de la thématique de l'autonomie et de la dépendance. Les contributions retenues, présentées pour la plupart lors d'un colloque pluridisciplinaire qui s'est tenu à Besançon les 31 mars et l'avril 2011, peuvent être regroupées en deux grandes parties. La première, fournissant des éléments de problématisation et prenant appui sur des études de cas, privilégie une optique à la fois réflexive et comparative. L'accent est mis notamment sur les troubles cognitifs et le vieillissement, les situations de handicap et de vulnérabilité, les dispositifs de réadaptation ou de prise en charge. La deuxième, en fonction des contextes et des champs d'investigation, s'intéresse plus spécifiquement aux relations entre conjoints ou entre communautés, à la protection sociale et à la solidarité intergénérationnelle, aux pratiques sportives et aux jeux de hasard.
L'hospitalisation, avec la coupure radicale qu'elle entraîne par rapport à l'activité normale, familiale, professionnelle et sociale, est une situation à laquelle nous sommes tous probablement confrontés, un jour ou l'autre. Cette "coupure" souvent soudaine est, c'est l'évidence, fréquemment génératrice d'isolement du patient ou du résident qui se trouve confronté sans préparation à l'inactivité, au sentiment d'impuissance, à la souffrance, à la solitude et à l'angoisse...