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Sociologie du conflit en entreprise
Thuderoz Christian
PU RENNES
9,00 €
Épuisé
EAN :9782753533721
Le conflit est inhérent à la vie sociale. Dans l'entreprise, le fait que des individus sont en commerce relationnel rend nécessaires leur accords mais inévitables leurs désaccords, obligée leur coopération mais probable leur antagonisme. De la simple rivalité entre cadres au désaccord entre deux collègues de travail, des tensions au sein d'un comité de direction jusqu'au blocage du portail, surmonté d'une banderole syndicale, ces formes conflictuelles sont plurielles. Comment les penser sociologiquement ? Comment les comprendre, dans leur diversité et leur expressivité ? Comment résoudre ou réguler ces conflits, quand ils expriment des intérêts divergents, des valeurs différentes ou des options discordantes ? S'inspirant des analyses de Georg Simmel et s'inscrivant dans l'analyse stratégique et la théorie de la régulation sociale, cet ouvrage propose une synthèse didactique du conflit en entreprise.
Résumé : Vous êtes en réunion. Une douzaine de personnes autour de vous tentent de s'accorder sur une décision urgente et importante. Très vite, la pagaille s'installe, le président de séance est débordé, quelques individus quittent la salle. Ne parvenant pas au consensus, ni même à un compromis, on reporte la décision à une prochaine réunion. Décider à plusieurs propose des parades : faire taire le leader, désigner un avocat du diable, instituer la confrontation et encourager l'esprit critique, s'entourer d'experts, oser l'expérimentation, etc. Des recettes ? Non : des outils, pour nous obliger à vérifier les informations, animer avec méthode, concevoir des solutions en misant sur l'intelligence collective tout en évitant la pensée unique, permettre l'expression du plus grand nombre sans étouffer la raison.
Thuderoz Christian ; Mangematin Vincent ; Karpik L
Résumé : Comment le concept de confiance est-il décliné dans les relations sociales ? dans les relations universités/entreprises ? dans les relations à l'autre ? Cet ouvrage éprouve le rôle, l'utilité et le fonctionnement de la confiance dans des situations de crise. Quelle confiance s'établit entre des magistrats et des délinquants ? Comment la confiance se construit-elle entre les pompes funèbres et leurs clients ? Pourquoi les populations sédentaires feraient-elles confiance aux nomades ? Quelles sont les béquilles de la confiance dans les échanges économiques ? Pourquoi le consommateur fait-il confiance à son boucher, son pâtissier ou son guide vinicole ? Confiance, jamais ce mot n'a été autant prononcé ou écrit qu'à l'heure actuelle dans des domaines aussi divers que l'économie, la politique, le développement ou les relations internationales. Le livre explore la construction de ce concept dans les sciences sociales et analyse comment la confiance est éprouvée quand deux mondes se rencontrent.
Procurer aux ingénieur(e)s, débutant(e)s ou confirmé(e)s, des outils et des clés de compréhension originales du monde social dans lequel ils évoluent, tel est l'objectif de cet ouvrage. Organisé en notices, de A ("action collective") à W ("Watteau ou l'historicité"), il propose un regard sociologique sur divers problèmes ou phénomènes auxquels se trouve quotidiennement confronté tout ingénieur. Parmi elles : la prise de décision, l'obéissance, la responsabilité, la confiance, l'innovation, les exigences du management ou le sens du travail. L'ambition de cet ouvrage est ainsi d'interroger le lecteur, plutôt que de lui apporter des solutions, lui ouvrir de nouveaux horizons plutôt que clore des controverses. A l'aide de photographies, d'extraits littéraires, d'exemples issus du monde de la culture et de l'histoire, de comptes rendus d'expériences ou d'enquêtes de terrain, l'auteur décale le regard et offre une autre point de vue sur le monde social, loin des idées reçues et de la pensée unique. Ces Clés de sociologie n'exigent pas une lecture linéaire, car à l'instar de ce qu'indiquait Voltaire en préface de son Dictionnaire philosophique portatif, "à quelque endroit qu'on l'ouvre, on trouve de quoi réfléchir".
Résumé : Cet essai porte sur les vertus politiques et morales de la négociation. Son ambition : contribuer, successivement, à une théorie générale de la négociation, à une réflexion sociologique sur le lien social, à l'inscription durable de la négociation dans l'agenda socio-politique. Sa suggestion : saisir celle-ci comme une activité morale, au sens d'Emile Durkheim, c'est-à-dire : créatrice de lien social. En distinguant " négociation mesurée par l'intérêt " et " négociation orientée vers la morale ", cet essai propose de les considérer toutes deux comme un art social, un art qui produit des solidarités, obligeant les individus à convaincre et à argumenter et dessinant, par le jeu des promesses (le compromis) et la confrontation des intérêts, un avenir commun aux individus engagés dans l'échange.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour