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Des mondes de confiance. Un concept à l'épreuve de la réalité sociale
Thuderoz Christian ; Mangematin Vincent ; Karpik L
CNRS EDITIONS
23,35 €
Épuisé
EAN :9782271061980
Comment le concept de confiance est-il décliné dans les relations sociales ? dans les relations universités/entreprises ? dans les relations à l'autre ? Cet ouvrage éprouve le rôle, l'utilité et le fonctionnement de la confiance dans des situations de crise. Quelle confiance s'établit entre des magistrats et des délinquants ? Comment la confiance se construit-elle entre les pompes funèbres et leurs clients ? Pourquoi les populations sédentaires feraient-elles confiance aux nomades ? Quelles sont les béquilles de la confiance dans les échanges économiques ? Pourquoi le consommateur fait-il confiance à son boucher, son pâtissier ou son guide vinicole ? Confiance, jamais ce mot n'a été autant prononcé ou écrit qu'à l'heure actuelle dans des domaines aussi divers que l'économie, la politique, le développement ou les relations internationales. Le livre explore la construction de ce concept dans les sciences sociales et analyse comment la confiance est éprouvée quand deux mondes se rencontrent.
Les nouveaux enjeux du management des hommes et des organisations dans une économie d'innovation, alors que les salariés entendent, plus que jamais, négocier leur contribution à l'aune de leur rétribution et de la reconnaissance de leurs compétences, sont aujourd'hui devenus primordiaux. Que signifie " manager " des hommes ou des organisations ? Comment cet art, qui s'est toujours pensé comme une science, a-t-il évolué tout au long du 20e siècle ? Quels sont ses thèmes de prédilection ? Comment a-t-il répondu aux grandes questions managériales : comment prévoir, organiser, optimiser, contrôler, gérer la main-d'?uvre ou les relations sociales ? Quels furent les principaux penseurs du management, leurs doctrines ? L'ambition de ce manuel est de répondre à ces questions, à l'aide d'extraits de textes, d'études de cas et de leurs corrigés, et par une présentation didactique des doctrines et des écoles afin de permettre à l'ingénieur en formation, débutant ou confirmé, de comprendre cette pensée managériale. Un cédérom accompagne cet ouvrage. Il invite à un voyage interactif dans un siècle d'histoire du management des hommes et des organisations.
Présentation de l'éditeur Le compromis est, selon Georg Simmel, « une des plus grandes inventions de l'humanité, tant il fait partie des techniques que nous utilisons tout naturellement pour notre vie quotidienne ». Modalité du vivre-ensemble, le compromis est l'outil d'une démocratie renouvelée. Il incarne une pensée de midi, une pratique de la mesure, de l'équilibre et de la juste répartition des droits et des devoirs.Quatre parties structurent l'ouvrage. La première, Définir, classer, mène l'enquête, historique et sociologique, sur le mot « compromis », son origine, les pratiques qu'il désigne. Interroger instruit les questions, conjointes, de la promesse, de l'échange et de la réciprocité des concessions, sur fond de péjoration et de risque de compromission. Résoudre, rapprocher traite de deux procédures, concrètes, de compromis : quand il s'agit de résoudre les conflits de valeurs, ou lorsque la pensée rapproche des concepts antagonistes. Enfin, Plaider prononce un éloge du compromis, en tant que dispositif approprié de renouvellement des pratiques décisionnelles et de gouvernance du social. L'ouvrage conclut sur la pertinence et la nécessité d'une pensée de la mesure et de l'équilibre (des droits et des intérêts).
Qu'est-ce que négocier? Réponse : un mode de décision original, permettant à des individus, ou des groupes, aux intérêts et aux points de vue opposés, de s'accorder sur un choix d'options. Le sociologue est alors l'analyste le plus approprié pour comprendre la spécificité de ce mode décisionnel, distinct de la décision unilatérale, de la décision judiciaire ou de la décision par le vote majoritaire. Il s'agit, en effet, d'un rapport social d altérité (nous négocions avec un autrui, avec lequel nous devons vivre et coopérer, malgré ce qui nous diffère), d'un rapport J'échanges et de réciprocité (cet autrui détient l'accès à un droit sur un bien, que nous revendiquons; nous détenons ce qu'il recherche; nous consentons à le lui céder, selon un certain taux d'échange, pour obtenir ce que nous désirons), enfin d'un rapport de volontés (nous négocions avec cet autrui animé d'une intention : résoudre un litige, définir une procédure de partage ou déterminer une règle; nous espérons qu'ainsi nous obtiendrons mieux, ou plus, qu'en l'absence de tout accord avec lui). Ce mode de décision, fondé sur une recherche de compromis, est-il moral, ou efficace? Comment rationaliser ou moraliser son processus? Négocions-nous avec nous-mêmes? Toute interaction sociale est-elle de négociation? Pourquoi le compromis a t-il mauvaise presse? Autant de questions abordées dans cet ouvrage, à l'aide des outils de la sociologie et en faisant profit de l'abondante littérature nord-américaine.
Résumé : Sans que cela fasse la une des journaux, alors que grèves et manifestations semblent rythmer la vie sociale française, nous sommes entrés dans l'âge de la négociation collective. De loi en loi, priorité est donnée au dialogue social dans l'entreprise, au plus près des problèmes à résoudre. Des dispositifs d'appui et des outils d'accompagnement sont disponibles ; plusieurs think tanks et divers rapports ont proposé des solutions. Et les partenaires sociaux savent qu'ils ne peuvent plus continuer d'agir comme avant. Que manque-t-il pour que la France finisse sa mue et que ses forces vives apprennent à se confronter sans s'affronter ? L'essentiel : repenser l'idée même de négociation collective et refonder notre système de relations sociales sur d'autres principes : ne plus légiférer mais inciter ; ne plus obliger, mais inviter ; ne plus contrôler, mais conseiller et laisser expérimenter.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.