Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les vies d'Alexandre Jacob (1879-1954). Mousse, voleur, anarchiste, bagnard
Thomas Bernard
MAZARINE FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782863742938
Né à Marseille le 29 septembre 1879, Alexandre Marius Jacob explore de nombreux métiers avant ses 18 ans. Mais, surtout, il est anarchiste, un de ces anars au grand coeur devenu voleur par conviction afin de redistribuer l'argent des riches aux pauvres. Lors de l'une de ses innombrables parties de monte-en-l'air, il se sent obligé de remettre les meubles et les objets dérobés au lieutenant de vaisseau Viaud après s'être aperçu qu'il s'agissait de... Pierre Loti. Une autre fois, il va donner deux lingots d'or à une vieille marquise dans la dèche. Avec ses hommes, les " Travailleurs de la nuit ", il met au point de nouvelles techniques de cambriolage dont la " décentralisation " des opérations par le chemin de fer pour brouiller les cartes de la police. 150 " actions " et de substantiels bénéfices plus tard, il est arrêté à Abbeville et condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1905, l'année où paraît L'Arrestation d'Arsène Lupin, premier volet de l'oeuvre célèbre de Maurice Leblanc. Bagnard en Guyane, aux îles du Salut pendant un quart de siècle, véritable modèle de Papillon, il tente dix-sept fois de s'évader. Libéré le 30 décembre 1928, il devient, par amour de la liberté, marchand-forain, un métier qu'il invente. Après une dernière et sublime histoire d'amour, il choisit de mettre fin à ses jours le 28 août 1954, achevant lucidement ce roman vrai qui est aussi un vrai roman. Bernard Thomas est journaliste (critique de théâtre) au Canard enchaîné et participe régulièrement à l'émission Le Masque et la Plume à France-Inter. Il est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels La Croisade des enfants (Fayard, 1973), Aurore ou la génération perdue (Balland, 1984) La Belle époque de la bande à Bonnot (Fayard, 1989), Lettre ouverte aux écolos (Albin Michel, 1992), Le Champ de la butte noire (Grasset, 1994).
Résumé : Un maçon, qui durant trois décennies au moins, muy discreto, allait chaque jour travailler au chantier, et le soir, avec la même patience têtue, la même conviction d'homme libre, devenait voleur, braqueur, illégaliste, un des prodigieux faussaires de l'après-guerre, fournissant en papiers ses amis anars espagnols puis tous les groupuscules libertaires. La saga de Lucio, qui lui fit rencontrer des personnages aussi divers que le Che (à qui il proposa de ruiner l'Amérique avec des faux dollars) ou Roland Dumas (qui fut son avocat), culmina en 1980, lorsque, à la tête d'un réseau d'une trentaine d'équipes de deux personnes, il inonda la planète de traveller's chèques de la première banque américaine, la First National City Bank, la délestant d'un pactole estimé à 120 millions de francs.
Les grands principes de l'anarchie (du grec anarkhia, absence de commandement) reposent sur le refus de l'autorité de l'Etat, prônent la liberté absolue et l'initiative individuelle, la spontanéité ainsi que la solidarité. Telle qu'on la connaît, l'anarchie s'est formée au XIXe siècle. "De Proudhon à Louis Lecoin, nous dit Bernard Thomas, l'anarchie a ses penseurs, ses martyrs - Sacco et Vanzetti - ses marginaux, ses propagandistes. De la Ire Internationale et de la Fédération jurasienne à la guerre d'Espagne jusqu'à certains épisodes mal connus de l'indépendance algérienne, elle a tout un passé d'expériences, d'essais, de tentatives, de réussites, d'échecs et de réflexions". Dans ce petit recueil de citations choisies, l'auteur nous invite à découvrir l'univers et l'idéologie des hommes en noir et rouge. Plutôt que d'en raconter l'histoire, il s'est efforcé "de mettre en valeur les bases mêmes de l'anarchie, ses idées maîtresses", en donnant une part privilégiée à certains comme Proudhon et Bakounine, mais aussi Kropotkine et Stirner. A l'heure où l'on entend le plus souvent parler d'ordre, de devoirs, de lois, d'ultralibéralisme ou de social-démocratie, il est intéressant de se rappeler cette philosophie aux courants multiples, importante dans les mouvements sociaux qui ont permis l'acquisition de droits considérés aujourd'hui comme faisant partie de notre quotidien.
Ce roman pourrait s'intituler "Le Graal à Massy-Palaiseau". Laura, la Loubarde, hôtesse d'encaissement dans un supermarché, autrement dit caissière, est la muse un rien distante d'une bande de copains à la dérive. Ces abonnés permanents à la dèche veulent du changement. La révolte des banlieues gronde. Voici Manu, boursicoteur des combines en tous genres ; Benelli et Poulbot, l'un couvert de furoncles, l'autre lentement grignoté par le sida ; Dan, le petit frère de Laura, un dur à cuire en culottes courtes. Entre Massy et Les Ulis, de la Nationale 20 à l'autoroute A10, ils se prennent pour des croisés modernes, chevauchent des motos qui vrombissent, et s'imaginent les héros d'une nouvelle quête du Graal : "Frayer sa piste en solitaire à travers les forêts de HLM". Les cheveux blonds sur les épaules, indifférente, Laura recueille des monnaies anciennes, traces des civilisations antiques, dans les chemins boueux, à la lisière de l'autoroute. C'est un moyen comme un autre pour rêver qu'on est ailleurs. Loin de Massy-Palaiseau...
Sur la Perspective Nevski, les Possédés se tiennent embusqués. Dans la pénombre, Rogogine, glacé d'épouvante, s'affronte au meurtre, par ascèse. Les bas-fonds grouillent de gueules crevassées en quête d'un peu de soupe. A chaque coin de rue, des bombes explosent, portées par des mystiques qui assassinent par amour de l'humanité. Le docteur Tchekhov pressent la clef du labyrinthe au fond de la Cerisaie qui se délabre. Dans un recoin opaque, Evno Azev : le plus sanglant des terroristes. Ses attentats abattent ministres, gouverneurs, grands-ducs et menacent jusqu'au tsar. Il est lui-même une sorte de tsar de la nuit. Son lieutenant, Boris Souvarski, ne jure que par lui. La jeune et ravissante comtesse Sophie vient se prendre au piège de leur univers de meurtres et de passion. Cependant, les militants tombent par dizaines : il y a un traître parmi eux. Comment peut-on imaginer l'inimaginable : que le même homme soit à la fois le tueur le plus féroce et l'espion le plus retors de la police secrète ? Une pelure d'illusion, une pelure de réalité : ainsi se pèle, selon Azev, l'Histoire. Mais qu'y a-t-il au fond, tout au fond ? Azev a vraiment existé. Boris, que Cendrars appelait "mon ami l'assassin" et qui fascina Churchill, fut vraiment son bras droit.
Une très belle histoire d'amitié qui dure depuis plus de 15 ans. Ces quatre femmes refont le même périple qu'il y a 14 ans. Un délicat équilibre entre la nostalgie d'antan, l'amour qui lie les personnages et un humour un peu décalé. Savoureux !
Les garçons sont de retour avec une nouvelle fabuleuse collection de 100 portraits d?hommes brillants et inspirants qui ont prouvé que la vulnérabilité n?est pas une faiblesse, mais une force - et que l?ouverture d?esprit change la vie. Comme dirait Ed Sheeran : « Ne vous cachez pas derrière un personnage. Soyez fiers de vos bizarreries. C?est vraiment cool d?être différent. »
A l'école, il y a les bons élèves ... et il y a Gustave. Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Il aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu'il collectionne. Pourtant, Gustave est travailleur. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande-soeur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant. Parfois, il suffit d'un rien pour qu'une vie bascule du bon côté... Un roman universel, vibrant d'humour et d'émotion