Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le champ de la Butte Noire
Thomas Bernard
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246499213
Ce roman pourrait s'intituler "Le Graal à Massy-Palaiseau". Laura, la Loubarde, hôtesse d'encaissement dans un supermarché, autrement dit caissière, est la muse un rien distante d'une bande de copains à la dérive. Ces abonnés permanents à la dèche veulent du changement. La révolte des banlieues gronde. Voici Manu, boursicoteur des combines en tous genres ; Benelli et Poulbot, l'un couvert de furoncles, l'autre lentement grignoté par le sida ; Dan, le petit frère de Laura, un dur à cuire en culottes courtes. Entre Massy et Les Ulis, de la Nationale 20 à l'autoroute A10, ils se prennent pour des croisés modernes, chevauchent des motos qui vrombissent, et s'imaginent les héros d'une nouvelle quête du Graal : "Frayer sa piste en solitaire à travers les forêts de HLM". Les cheveux blonds sur les épaules, indifférente, Laura recueille des monnaies anciennes, traces des civilisations antiques, dans les chemins boueux, à la lisière de l'autoroute. C'est un moyen comme un autre pour rêver qu'on est ailleurs. Loin de Massy-Palaiseau...
Résumé : Né à Marseille le 29 septembre 1879, Alexandre Marius Jacob explore de nombreux métiers avant ses 18 ans. Mais, surtout, il est anarchiste, un de ces anars au grand coeur devenu voleur par conviction afin de redistribuer l'argent des riches aux pauvres. Lors de l'une de ses innombrables parties de monte-en-l'air, il se sent obligé de remettre les meubles et les objets dérobés au lieutenant de vaisseau Viaud après s'être aperçu qu'il s'agissait de... Pierre Loti. Une autre fois, il va donner deux lingots d'or à une vieille marquise dans la dèche. Avec ses hommes, les " Travailleurs de la nuit ", il met au point de nouvelles techniques de cambriolage dont la " décentralisation " des opérations par le chemin de fer pour brouiller les cartes de la police. 150 " actions " et de substantiels bénéfices plus tard, il est arrêté à Abbeville et condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1905, l'année où paraît L'Arrestation d'Arsène Lupin, premier volet de l'oeuvre célèbre de Maurice Leblanc. Bagnard en Guyane, aux îles du Salut pendant un quart de siècle, véritable modèle de Papillon, il tente dix-sept fois de s'évader. Libéré le 30 décembre 1928, il devient, par amour de la liberté, marchand-forain, un métier qu'il invente. Après une dernière et sublime histoire d'amour, il choisit de mettre fin à ses jours le 28 août 1954, achevant lucidement ce roman vrai qui est aussi un vrai roman. Bernard Thomas est journaliste (critique de théâtre) au Canard enchaîné et participe régulièrement à l'émission Le Masque et la Plume à France-Inter. Il est l'auteur de nombreux livres parmi lesquels La Croisade des enfants (Fayard, 1973), Aurore ou la génération perdue (Balland, 1984) La Belle époque de la bande à Bonnot (Fayard, 1989), Lettre ouverte aux écolos (Albin Michel, 1992), Le Champ de la butte noire (Grasset, 1994).
En 1980, la police française pourchasse un faussaire redoutable. Il a inondé le monde entier de faux travellers pour un montant évalué à plusieurs milliards de centimes. Elle arrête un suspect, Lucio Uturbia. S'agit-il du "cerveau" de l'affaire? Elle ne peut pas imaginer un instant que l'homme qui a défié la plus puissante des banques américaines soit un simple maçon espagnol. Il va chaque jour sur les chantiers, en bleu de travail. La nuit, tel Aysène Lupin, il agit dans l'ombre. Militant anarchiste, il se bat depuis trente ans, contre Franco, contre l'impérialisme. Ses armes? L'intelligence et le courage. Au nom de son idéal libertaire, il a utilisé tous les moyens de la lutte clandestine: contrebande, "reprise individuelle", faux papiers, enlèvements. La fabrication des travellers sera son ultime combat. L'histoire de Lucio est une suite d'événements extraordinaires: filatures, coups d'éclat, trahisons. On y croise des voyous, des militants de l'ETA et d'Action Directe, des avocats connus, des procureurs, des ministres, Che Guevara... Traqué autrefois par la PJ, Interpol, les RG, la Brigade Financière, Lucio a décidé de se raconter. Tout est vrai dans ce livre, y compris son credo "De quel droit pouvait-on m'interdire de voler? C'était pour faire du bien! Je suis fier de ce que j'ai fait."
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.