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Témoignages sur la naissance d'une science. Les développements de l'éthologie en France (1956-1990)
Thierry Bernard ; Kreutzer Michel
PARIS OUEST
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840164777
Participer à la naissance d'une science n'est pas si fréquent, c'est pourtant ce qui est arrivé à toute une génération avec l'éthologie, l'étude du comportement animal. Participer à la naissance d'une science n'est pas si fréquent, c'est pourtant ce qui est arrivé à toute une génération avec l'éthologie, l'étude du comportement animal. Fondée par Konrad Lorenz et Niko Tinbergen dans les années 1930, cette discipline s'est diffusée en France dans la seconde moitié du XXe siècle. La mémoire de cette période sera bientôt perdue et c'est pourquoi nous avons entrepris de rassembler les témoignages de ceux qui l'ont vécue. Ce projet s'inscrit dans ce qu'on nomme la science en action : peindre la science telle qu'elle s'est faite, par des êtres de chair et de sang, avec leurs problèmes professionnels et personnels, leurs oppositions et leurs alliances, leurs grandeurs et leurs petitesses. En faisant revivre les turbulences de leur époque, les auteurs de ce livre nous font saisir chacun à leur manière comment vient à émerger une science.
Résumé : " L'ouvrage de Thierry Sol présente deux qualités qui vont rarement de pair. Il est minutieux et savant. Mais il offre aussi une perspective d'ensemble sur un chapitre crucial dans l'histoire de la pensée : l'essor de la réflexion politique à Florence depuis la fin du Moyen Age jusqu'à la Renaissance. Lorsque le lecteur referme ce livre, il a une vision nouvelle de ce que l'on a pu appeler le "moment machiavélien". [...] Objet bien délimité, le meurtre de César offre un angle de vue privilégié sur une question plus ample : celle des rapports entre le républicanisme et la nouvelle conceptualisation de l'histoire et de l'action politique qui émerge à Florence entre le XIIIe et le XVIe siècles. [...] On pourrait s'attendre à ce que les visions du meurtre de César varient en fonction des prises de parti, favorables au régime républicain ou non, des auteurs florentins qui traitent de cet événement. Les meurtriers de César peuvent être vus comme des héros de la liberté, assassinant le dictateur, ennemi de la république. C'est d'ailleurs ainsi qu'une partie des historiens romains ont pensé l'action de Brutus et Cassius. Or, Thierry Sol montre justement que les représentations du meurtre de César ne dépendent pas des positions des différents auteurs florentins sur la forme républicaine de gouvernement, mais qu'elles tiennent à d'autres prises de parti ou d'autres croyances : sur l'histoire et la temporalité, sur la nature de l'action politique, ou encore sur le rôle de l'écrivain politique proposant à ses contemporains une réflexion sur le destin de Rome. Le sujet de ce livre s'avère ainsi un remarquable révélateur des sources, des ruptures et des évolutions de la pensée politique florentine. Compte tenu du rayonnement des écrivains florentins, c'est un moment capital dans la formation de la pensée politique moderne qui se trouve ainsi éclairé. [...] Le livre de Thierry Sol apporte à l'histoire des idées politiques une authentique contribution, avec ce que cela implique à la fois d'ambition et de modestie. Il sera précieux pour tous ceux qui portent intérêt à l'histoire, la science politique ou la philosophie. Les spécialistes de la pensée politique florentine le discuteront. " Bernard Manin.
Thierry Dominique ; Bernard Michel ; Hauck Tristan
Cet ouvrage collectif, à l'initiative de France Bénévolat, explore une galerie de portraits de bénévoles. Ils et elles sont de toutes origines sociales, de tous les âges. Leurs motivations, les facteurs qui les ont conduits à l'envie d'agir et leurs histoires de vie sont multiples et différents. Le mot "bénévolat" peut paraître un peu ringard. Il n'en est rien. Un(e) bénévole, ce n'est pas une personne qui "veut bien", c'est-à-dire qui accepte gentiment, qui tolère ; ce n'est pas non plus quelqu'un qui "voudrait du bien", c'est-à-dire "une belle âme" ; c'est quelqu'un qui "veut fortement du bien à l'autre", qui "veut fortement le bien de l'autre" et qui engage son intelligence, son coeur et son temps, souvent avec d'autres, pour y parvenir. En contrepartie, au sein d'une altérité, il trouve plaisir, lien social, utilité et sens. Face à trois formes de démocraties qui ne vont pas bien (la démocratie représentative, la démocratie sociale et la démocratie participative), une quatrième émerge, la démocratie contributive : elle est forgée, construite, au quotidien, par des citoyens engagés qui ont bien sûr des droits, mais également des devoirs. Enfin, cet ouvrage, bâti autour de 23 portraits, se veut interactif. Chaque portrait est suivi de commentaires. Notre souhait est qu'autour de lectures individuelles ou de débats collectifs il y ait d'autres commentaires afin que nous partions, selon la formule d'un commentaire, "des héros du quotidien, pour panser les plaies du monde et corriger les erreurs que nous commettons, au nom, souvent, de l'intelligence".
Marx Thierry ; Thomasson Bernard ; Pleutin Patrick
Résumé : Ils sont une trentaine de chefs disparus, d'Escoffier à Senderens, de Gouffé à Vergé, de Pellaprat à Lenôtre, de Montagné à Loiseau, à avoir marqué de leur sceau le patrimoine culinaire français. Thierry Marx et Bernad Thomasson retracent ici les destins - nourris d'anecdotes et de rencontres - de ces créateurs hors du commun. Pour chacun d'eux, trois recettes emblématiques sont proposées à l'amateur de cuisine, puis une quatrième revue par Thierry Marx. Les illustrations sont signées Patrick Pleutin.
Résumé : "- T'es pas un vrai loup ! T'es même pas méchant ! - Non, dit M. Loup, je ne suis pas méchant. - Mais moi, je veux que tu sois un grand méchant loup ! Un grand méchant loup qui mange les enfants ! "
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").