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Les métamorphoses de Franz Kafka
Thiébaut Claude
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070537785
La Métamorphose, Le Procès, La Colonie pénitentiaire, Le Château..., les écrits de Kafka évoquent un monde où la liberté se payait cher. Qu'en était-il en fait ? De cette Prague des années 1910-1920, tchèque, allemande et juive, qui peut à peu s'affranchissait de quatre siècles de domination autrichienne. De ce père, fils de boucher et tyran domestique, qui vendait des frivolités dans la Vieille Ville et n'avait qu'un seul fils. Qui, de la réalité ou du génie littéraire, a installé Kafka dans cette cohérence tragique qui caractérise son ?uvre ? Il fut tour à tour Georg Bendemann, Gregor Samsa, Joseph K. et K. l'arpenteur, chacun de ses personnages, toujours changé sans jamais cesser d'être lui-même. Claude THIEBAUT dépoussière la vieille image romantique, puis existentialiste, de Franz Kafka pour ne le rendre qu'à cette exigence de justesse et de pureté qui l'a fait peu écrire, mourir jeune, et poser toujours la même question face au père, face à la loi, face à l'amitié comme à l'amour des femmes.
A la fin de 1898, les fabricants de sucre de la Guadeloupe n'ont plus aucun moyen technique, économique ni financier de surmonter la crise. Or, circonstance aggravante, ils perdent le contrôle du Conseil Général, assemblée politique locale aux pouvoirs étendus, qui passe entre les mains d'une coalition de Radicaux (Gerville-Réache) et de Socialistes (Légitimas), malgré les efforts du principal usinier de la Guadeloupe (Souques) pour empêcher leur union. Immédiatement. les droits de sortie sur les sucres sont augmentés par la nouvelle majorité (112,5 %). La risposte : une campagne de presse dans Le Courrier de la Guadeloupe créant, à partir d'incendies dont certains sont très spectaculaires, une véritable psychose aux fins d'agir sur l'opinion locale mais aussi et surtout sur l'opinion française (dimension nationale du problème). Devant l'absence (prévisible) de résultats, notre thèse est qu'il a existé un complot, de la part des "grands Blancs", visant à séparer la Guadeloupe de la France pour que l'île passe sous le contrôle américain, à l'exemple de Porto-Rico et surtout de Cuba (guerre hispano-américaine de l'été 1898). Mais le complot échouera pour des raisons qui tiennent tant u la diplomatie qu'a une évolution de la politique intérieure française. Cette étude s'appuie sur de nombreux documents, pour la plupart inédits. conserves à Aix-en-Provence (Archives Nationales d'Outre-Mer), Paris (Archives du Ministère des Affaires Etrangères), Vincennes (Service Historique de la Marine) et Washington (Archives du State Department). La presse de l'époque, tant locale que nationale, a été largement mise à contribution. Documents annexes, chronologie, notices biographiques, notes, bibliographie.
Résumé : Incontestablement le jeu de guerre à base de figurines le plus populaire du monde, Warhammer 40 000 s'est imposé à l'aide de ses miniatures magnifiques et de son monde à la noirceur incomparable. Alors que la licence va bientôt fêter ses 40 ans, il est grand temps de comprendre ce qui a fait son succès. Pourquoi, dans les années 1980, Warhammer 40 000 a-t-il cherché à transcender des loisirs comme le jeu de rôle ou le wargame ? De quelle manière a-t-il conjugué ses influences aussi radicales que variées pour donner naissance à une esthétique et une tonalité uniques ? Par quels moyens s'est-il réinventé pour séduire toujours plus de passionnés au fil des éditions ? Sous quelles formes - romans et jeux vidéo inclus - s'est-il diversifié pour gagner en popularité ? Si, dans les ténèbres d'un lointain futur, il n'y a que la guerre, quelques milliers d'années plus tôt, des créateurs fiévreux imaginaient Warhammer 40 000 grâce à leurs idées folles, leurs milliers de références et une poignée de décisions hasardeuses. Découvrez-les en ouvrant ce livre, mais n'oubliez pas : le savoir fait le pouvoir. Il faut le cacher.
Le 8 février 1843, un tremblement de terre d'une intensité sans précédent dans toute l'Amérique a ravagé la Guadeloupe et " la Pointe-à-Pitre n'existe plus ". Le traumatisme fut énorme parmi les survivants. L'événement est inscrit dans l'histoire des familles mais il a aussi façonné la ville, telle que nous la connaissons. Il a été déterminant sur le plan industriel et économique en favorisant l'émergence des " usines centrales ", il a favorisé aussi l'évolution vers l'abolition de l'esclavage cinq ans plus tard. Le gouverneur, Augustin Gourbeyre, y a acquis le statut d'homme providentiel. L'événement a été générateur d'une solidarité exceptionnelle à tous égards, régionale, nationale, internationale, plus ou moins spontanée, plus ou moins instrumentalisée par les pouvoirs. C'est une première. La Chronique du 8 février 1843 permet de prendre la mesure de la catastrophe mais aussi de découvrir dans le détail comment les responsables locaux, autour de Gourbeyre, ont géré la situation, depuis l'organisation des premiers secours jusqu'aux projets de reconstruction, depuis les appels au secours jusqu'à la répartition des sommes colossales qui bientôt vont affluer. Le dossier vaut d'être connu par tous ceux qui, de près ou de loin, sont désireux de connaître la préhistoire des actions humanitaires qui font aujourd'hui notre quotidien.
Pendant les trente mois qu'a duré son séjour en Guadeloupe, Eugène Berthot a écrit à sa femme presque tous les jours. Il arrive peu de mois après la catastrophe du 8 février 1843. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il est là pour reconstruire le pays. On l'a vu aux quatre coins de la Guadeloupe, dépendances comprises ; il y a rencontré les maires, les curés, nombre d'habitants. Grâce à ses fonctions, il a été en rapport constant avec la haute administration locale, est intervenu chaque fois que de besoin devant le Conseil privé et le Conseil colonial. Ses lettres nous révèlent le fonctionnement du pouvoir local sur fond de rivalités, manoeuvres, compromissions, malversations. Tous les hommes qu'il a approchés ne sont pas également attachés au bien commun, loin s'en faut. Son témoignage est accablant pour certains d'entre eux. Il ne s'est pas fait que des amis. Heureusement pour lui, il se trouve que, dès son arrivée, il a été admis dans l'intimité du gouverneur Gourbeyre, qui l'a protégé. Pour nous, c'est l'occasion de mieux connaître l'homme du 8 février. Hélas, le gouverneur meurt en juin 1845, chacun révèle alors son vrai visage. Berthot a été, dès son arrivée, révolté par le sort des esclaves : très vite, il a lancé une souscription auprès des siens pour racheter un esclave à son propriétaire et lui offrir sa liberté, puis un autre, puis un autre... Sa famille, ses amis, ont cédé à sa demande plus qu'ils n'ont adhéré à son projet. Leurs lettres sont citées dans les notes, elles contribuent à faire de cet ouvrage un document irremplaçable pour l'historien des mentalités sous la Monarchie de Juillet, tant en Guadeloupe qu'en France, en ces années qui précèdent immédiatement l'abolition de l'esclavage par la IIe République.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.