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Méditations après la communion
THERESE D'AVILA
MILLON
21,30 €
Épuisé
EAN :9782841371310
Ô ma vie, ma vie, comment pouvez-vous subsister étant absente de votre véritable vie ? "... Dans leur inarticulation déroutante et fragmentaire, Luis de Leon, osa pour la première fois en Espagne publier les Exclamations de Thérèse d'Avila en 1588. Ces pages, dans lesquelles la religieuse, en proie à la souffrance de l'absence et de la déréliction, appelle Dieu, son âme, les mots qui s'échappent et refusent tout apaisement, furent écrites vers 1566. Une dizaine d'années plus tard, dans son commentaire au Cantique des Cantiques, texte dont la lecture en castillan avait été interdite par l'Inquisition, la mystique cesse d'être femme délaissée qui implore pour redevenir écrivain. Écrivain, c'est-à-dire lectrice du texte biblique, confrontée au mystère de l'amour et à l'inconnu d'une traduction latine - " chaque fois que j'entends ou que je lis certaines paroles du Cantique de Salomon, et sans que pour autant je sois capable de traduire la clarté du latin en castillan, je me recueille plus et mon âme s'émeut davantage que lorsque je lis les livres très pieux que je comprends ". Arnauld d'Andilly entreprend à son tour une traduction de ces deux textes qui paraissent à Anvers, en 1670, dans le cadre d'une version française des ?uvres complètes de Thérèse, sous le nom de Méditations après la Communion et Pensées sur l'amour de Dieu. La lecture parallèle du texte espagnol et de la traduction française permet de mesurer l'écart de sensibilité entre la mystique engagée dans sa propre expérience, et l'interprète qui introduit, dans la trame de la pensée féminine, la mesure et la rationalité de sa langue classique. M.A.
Les audaces de Thérèse d'Avila avaient effarouché le censeur qui interdit la diffusion, même dans son couvent, du Chemin de perfection. Pour la première fois, ce livre présente en français, dans son intégrité, le manuscrit original où la pensée de la Madre revit telle qu'elle jaillit spontanément. La traduction, moderne, extraordinairement vivante, retrouve le rythme, la vigueur du style, plus parlé qu'écrit, le dynamisme spirituel de l'auteur qui trace ici le cheminement de l'âme, des débuts arides jusqu'à la contemplation. Charité fraternelle, détachement du créé, humilité, accompagnent la route de la prière sur laquelle Thérèse d'Avila guide ardemment ses religieuses: "Le monde est en feu; à l'oeuvre, mes soeurs".
Revenons donc maintenant à notre château aux multiples demeures. Vous ne devez pas vous représenter ces demeures à la queue leu leu, comme en enfilade ; portez plutôt vos regards vers le centre, c'est là qu'est la salle où se tient le Roi, et imaginez cela comme un coeur de palmier auquel il faut ôter, avant d'arriver à ce qui est comestible, plusieurs couches d'écorce qui protègent la chair savoureuse". Dans une langue simple et chaleureuse, Thérèse d'Avila nous exhorte avec émotion à un détachement bienfaisant.
Résumé : Anthologie établie et traduite de l'espagnol par Aline Schulman, préfacée par Julia Kristeva. Cette anthologie permettra au lecteur de découvrir les chemins qu'emprunta Thérèse d'Avila (1515-1582), femme simple aux prises avec les puissants de son siècle - le Roi, l'Eglise, l'Inquisition -, pour vivre une expérience mystique incomparable et, en même temps, fonder des couvents et diriger une réforme religieuse. Dans ses premiers écrits, imposés par ses confesseurs pour lui éviter d'avoir maille à partir avec l'Inquisition et intitulés Livre de la vie (1565), Thérèse révèle la foi qui la porte, mais aussi la violence des pressions qui s'exercent sur elle et la plongent dans l'abîme du doute. Une fois établie son orthodoxie auprès de ses supérieurs, et elle-même devenue supérieure de monastère, elle use de sa plume pour transmettre son enseignement et ses expériences spirituelles, ainsi que son travail de fondatrice : Chemin de perfection (1566-1567), Livre des Fondations (1573-1582), Le Château intérieur ou les Demeures de l'âme (1577). Dans Relations et Faveurs, écrit au long de vingt années (1560-1581) et que l'on pourrait qualifier de journal intime, on touche au plus près d'une personnalité étonnamment moderne, qui va jusqu'à questionner les fondements mêmes de la théologie chrétienne ; mais Thérèse appartient à son siècle et conclura prudemment : "Moins je comprends les choses, plus je les crois."Béatifiée, proclamée patronne de l'Espagne en 1617 et canonisée en 1622, Thérèse d'Avila aura laissé des écrits qui font d'elle une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Elle fut la première femme de tous les temps à être déclarée, en 1970, docteur de l'Eglise catholique. La nouvelle traduction, par Aline Schulman, de ces textes choisis tranche par sa beauté sur celles parues au fil des siècles et en restitue toute la modernité.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.