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Les chemins de la perfection
THERESE D'AVILA
FAYARD
24,70 €
Épuisé
EAN :9782213662305
Anthologie établie et traduite de l'espagnol par Aline Schulman, préfacée par Julia Kristeva. Cette anthologie permettra au lecteur de découvrir les chemins qu'emprunta Thérèse d'Avila (1515-1582), femme simple aux prises avec les puissants de son siècle - le Roi, l'Eglise, l'Inquisition -, pour vivre une expérience mystique incomparable et, en même temps, fonder des couvents et diriger une réforme religieuse. Dans ses premiers écrits, imposés par ses confesseurs pour lui éviter d'avoir maille à partir avec l'Inquisition et intitulés Livre de la vie (1565), Thérèse révèle la foi qui la porte, mais aussi la violence des pressions qui s'exercent sur elle et la plongent dans l'abîme du doute. Une fois établie son orthodoxie auprès de ses supérieurs, et elle-même devenue supérieure de monastère, elle use de sa plume pour transmettre son enseignement et ses expériences spirituelles, ainsi que son travail de fondatrice : Chemin de perfection (1566-1567), Livre des Fondations (1573-1582), Le Château intérieur ou les Demeures de l'âme (1577). Dans Relations et Faveurs, écrit au long de vingt années (1560-1581) et que l'on pourrait qualifier de journal intime, on touche au plus près d'une personnalité étonnamment moderne, qui va jusqu'à questionner les fondements mêmes de la théologie chrétienne ; mais Thérèse appartient à son siècle et conclura prudemment : "Moins je comprends les choses, plus je les crois."Béatifiée, proclamée patronne de l'Espagne en 1617 et canonisée en 1622, Thérèse d'Avila aura laissé des écrits qui font d'elle une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Elle fut la première femme de tous les temps à être déclarée, en 1970, docteur de l'Eglise catholique. La nouvelle traduction, par Aline Schulman, de ces textes choisis tranche par sa beauté sur celles parues au fil des siècles et en restitue toute la modernité.
Première femme à être proclamée Docteur de l'Eglise, en 1622, Thérèse d'Avila méritait bien que l'on reprît ses oeuvres pour les offrir sous une nouvelle traduction et accompagnées de nouveaux commentaires au public français. Tout au long de sa vie Thérèse aura écrit, se sera battue, aura édifié une oeuvre, réformé son ordre, fondé dix-sept couvents de moniales et deux de frères à travers l'Espagne, elle aura aussi enseigné... et tout cela ans jamais oublier le coeur de son engagement, cette expérience spirituelle qui fait sa raison d'être. Si elle s'est engagée à réformer, non sans difficulté et opposition, son ordre pour revenir à l'austérité et à la pauvreté qui en faisaient l'esprit, elle a trouvé le temps d'écrire de nombreux ouvrages, tels Le Chemin de perfection, une commande, la " charte " de ses carmels, un ouvrage particulièrement important pour Thérèse, Le Château intérieur ou Les Demeures, sorte d'autobiographie spirituelle, une autobiographie celle-là : Le livre de la vie, le récit de la fondation de ses couvents : Les Fondations et dans le même esprit Les Constitutions, le texte des constitutions de ses couvents, et bien d'autres ouvrages. Ce sont tous ces textes, les oeuvres complètes de Thérèse d'Avila qui sont ici proposés, dans une nouvelle traduction et agrémentés de nouveaux commentaires.
Thérèse d'Avila considère notre âme comme un château taillé dans un diamant ou un très clair cristal. "L'âme du juste n'est rien d'autre qu'un paradis où [le Seigneur] trouve ses délices." Donc, il faut apprendre à cultiver et honorer son âme et à se connaître soi-même - elle insiste sur cette nécessité autant qu'un sage antique. Mais c'est l'oraison, la porte véritable de ce château aux nombreuses demeures. "Vous ne devez pas vous représenter ces demeures l'une après l'autre, comme en enfilade, mais fixer votre regard au centre ; là se situe la salle, le palais, où réside le roi ; considérez le palmier ; avant qu'on atteigne sa partie comestible, plusieurs écorces entourent tout ce qu'il contient de savoureux. Ici, de même, de nombreuses salles sont autour de celle-là, et également au-dessus. Les choses de l'âme doivent toujours se considérer dans la plénitude, l'ampleur et la grandeur. On ne le dira jamais assez : elle est capable de beaucoup plus que ce que nous sommes capables de considérer, et le soleil qui est dans ce palais se communique à toutes ses parties." Dans une langue rugueuse - à laquelle la traduction n'ajoute pas d'artifices -, Teresa Sanchez de Cepeda y Ahumada de Avila détermine concrètement le sûr chemin qu'il convient d'emprunter dans les labyrinthiques demeures du château intérieur. Un autre sous-titre pourrait convenir à son livre : "La clé des visions et des ravissements".
Résumé : " Ô ma vie, ma vie, comment pouvez-vous subsister étant absente de votre véritable vie ? "... Dans leur inarticulation déroutante et fragmentaire, Luis de Leon, osa pour la première fois en Espagne publier les Exclamations de Thérèse d'Avila en 1588. Ces pages, dans lesquelles la religieuse, en proie à la souffrance de l'absence et de la déréliction, appelle Dieu, son âme, les mots qui s'échappent et refusent tout apaisement, furent écrites vers 1566. Une dizaine d'années plus tard, dans son commentaire au Cantique des Cantiques, texte dont la lecture en castillan avait été interdite par l'Inquisition, la mystique cesse d'être femme délaissée qui implore pour redevenir écrivain. Écrivain, c'est-à-dire lectrice du texte biblique, confrontée au mystère de l'amour et à l'inconnu d'une traduction latine - " chaque fois que j'entends ou que je lis certaines paroles du Cantique de Salomon, et sans que pour autant je sois capable de traduire la clarté du latin en castillan, je me recueille plus et mon âme s'émeut davantage que lorsque je lis les livres très pieux que je comprends ". Arnauld d'Andilly entreprend à son tour une traduction de ces deux textes qui paraissent à Anvers, en 1670, dans le cadre d'une version française des ?uvres complètes de Thérèse, sous le nom de Méditations après la Communion et Pensées sur l'amour de Dieu. La lecture parallèle du texte espagnol et de la traduction française permet de mesurer l'écart de sensibilité entre la mystique engagée dans sa propre expérience, et l'interprète qui introduit, dans la trame de la pensée féminine, la mesure et la rationalité de sa langue classique. M.A.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.