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Le courage de penser l'avenir. Etudes oecuméniques de théologie fondamentale et ecclésiologique
Theobald Christoph
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204143509
Difficultés de transmission, scandales de moeurs, reculs de la sociologie : les aspects de la crise de l'Eglise sont connus. Et pourtant ils n'ont pas fait l'objet d'une théologie. La voici. Un livre où la pensée éclaire les faits et décrypte l'avenir. Par l'un des grands théologiens du moment. La crise actuelle de l'Eglise, une chance ? C'est ce que défend avec brio, dans ce livre étonnant de force tranquille et de savoir ouvert, Christoph Theobald, l'un des plus importants théologiens contemporains. Les indéniables difficultés, reculs et scandales d'aujourd'hui sont autant d'occasions de penser l'avenir de la tradition chrétienne. Mais tel est aussi le cas pour la société qui fait face à de nombreux défis, dont l'injustice mondialisée, l'inquiétude démocratique et la transition écologique. Plaçant en regard l'Eglise et le monde, alliant éléments d'actualité et histoire longue, revisitant les fondamentaux de la doctrine, Christoph Theobald revient sur la réception du concile Vatican II, l'avancée oecuménique, le pontificat de François, pour offrir, par-delà les définitions confessionnelles, des perspectives et des propositions en vue d'une future communion entre les Eglises. Un appel au courage. Un manuel d'intelligence et d'espérance.
Publié à l'initiative de la section française de l'Association européenne de théologie catholique, cet ouvrage fait connaître les évolutions et les caractéristiques du travail théologique en Europe du Sud. Carlo Molari, de Rome, présente les institutions théologiques en Italie, avec ses nombreuses universités internationales, et les grands débats de la théologie italienne contemporaine. Manuel Gesteira Garza, de Comillas (Madrid), dans un pays qui garde une conscience vive de sa très riche tradition, adopte une démarche historique : l'évolution de la théologie en Espagne des origines jusqu'à nos jours, en insistant sur la première moitié de notre siècle et l'influence du concile Vatican II. Deux autres chapitres complètent le tableau jusqu'à nos jours. Arnaldo de Pinho, de l'Université catholique de Porto, aborde la théologie au Portugal par le biais de l'histoire culturelle de son pays. La mort lente de la dernière faculté de théologie (l'Université de Coimbra) en 1910 et la situation de précarité intellectuelle qu'elle entraîne expliquent les relations difficiles entre l'Eglise, l'Etat et la culture portugaise marquée au XXe siècle par l'anticléricalisme. Deux figures éclairent les enjeux de cette théologie : le philosophe Leonardo Coimbra (1884-1936) et D. Antonio Ferreira Gomez, évêque de Porto de 1952 à 1981, homme de passage entre deux mondes : l'avant et l'après-Concile, et l'avant et l'après-Révolution (25 avril 1974). Tout en manifestant une certaine homogénéité de la théologie européenne, ce livre met en relief les spécificités nationales. Une liste d'adresses des facultés et revues ainsi que quelques cartes ont été ajoutées pour permettre aux enseignants et aux étudiants d'entrer davantage dans un échange qui ne peut qu'enrichir l'ensemble de la théologie européenne.
Les problèmes de réception du concile Vatican II ne relèvent pas seulement d'un conflit entre différentes herméneutiques post-conciliaires mais proviennent plus fondamentalement du Concile lui-même, de ses dimensions, voire de sa situation historique très spécifique dans l'ensemble de la tradition chrétienne, de la taille exceptionnelle de son corpus, et du caractère unique de sa figure à la fois théologale et sociale. C'est ce que cet ouvrage veut montrer en s'interrogeant sur ce que nous pouvons attendre aujourd'hui de Vatican Il, sur sa normativité propre par rapport à nous et sur l'interprétation de son corpus. Portant le titre Accéder à la source, le premier tome répond à ces trois questions sur l'identité du Concile. L'axe historique y est déterminant et conduit le lecteur à parcourir la phase préparatoire, le déroulement même du Concile et surtout la phase de réception jusqu'à nos jours, le tout étant situé dans une histoire longue des conciles oecuméniques. Des critères d'évaluation de ce processus sont proposés à partir d'une analyse détaillée de la composition même du corpus conciliaire, de l'apport spécifique de la constitution Dei verbum, sans négliger la théologie des "signes des temps", développée dans la constitution Gaudium et spes, ni le rapport à l'histoire qui se dégage de la déclaration Dignitatis humanae. Intitulé L'Eglise dans l'histoire et la société, un deuxième tome proposera ultérieurement une, lecture transversale du corpus en partant de la présence de l'Eglise dans un monde pluriel où chrétiens, autrement croyants et incroyants se côtoient.
Résumé : "Les différentes contributions de ce livre tentent de répondre à la question quelque peu provocatrice : Pourquoi l'Eglise ? C'est principalement la proposition d'un salut à orientation eschatologique qui pose problème aujourd'hui. Une Eglise comprise comme "institution du salut" se voit progressivement privée de sa pertinence. D'urgence, elle doit s'interroger sur les "expériences" que désigne, au sein de nos sociétés séculières, le vocabulaire biblique du salut et du Royaume, se demander quel "type" d'ecclésialité ou quelle "forme" ecclésiale peuvent correspondre à sa manière de concevoir le monde dans l'horizon eschatologique et quel rapport nouveau elle veut établir avec d'autres formes de christianisme, voire avec des "chrétiens sans Eglise"... Ce volume est une manière d'affronter les défis, voire les réformes qu'impose aujourd'hui à une Eglise au service du Royaume au sein d'un monde séculier nouveau, un monde qui émerge douloureusement de son enveloppe sacrée".
Résumé : Le projet d'exprimer l'identité chrétienne en termes de " style " est déjà ancien ; Friedrich Schleiermacher et Hans Urs von Balthasar l'ont mené à bien, le premier selon une orientation herméneutique, le second dans le cadre d'une phénoménologie théologique. Le concept de " style " permet de penser la singularité de telle oeuvre, l'" allure " qui ne relève plus d'une comparaison classificatrice mais de la manifestation d'une unicité incomparable et d'une véritable innovation. " Tout style est la mise en forme des éléments du monde qui permettent d'orienter celui-ci vers une de ses parts essentielles " (Maurice Merleau-Ponty). Ainsi comprise, l'approche stylistique du christianisme évite de réduire celui-ci à son enseignement doctrinal mais permet d'honorer l'ensemble de la vie chrétienne comme une manière d'habiter le monde. Apparaît, en filigrane, le principe de concordance entre le contenu et la forme, si essentiel pour caractériser la qualité stylistique d'une oeuvre et facilement applicable à la question de la crédibilité de la foi chrétienne. Comme l'indique son sous-titre, l'ouvrage progresse simultanément sur deux versants : un diagnostic théologique du moment présent en rapport avec nos débats sur la modernité et la postmodernité, et, intimement liée à cette évolution, une réflexion épistémologique sur une manière de faire de la théologie. Après une Ouverture qui fait entendre l'ensemble de la " thématique " , la première partie est consacrée au diagnostic (I), la deuxième et la troisième à la manière de faire de la théologie, en lien avec la tradition spirituelle du christianisme (II) et appuyée sur la lecture des Ecritures (III). Il s'agit là des deux versants, externe et interne, d'une même présence chrétienne dans notre histoire, visée par la terminologie du " style " : le christianisme comme style. Celui-ci trouve dans la dernière partie sa pleine explicitation (IV). -- The project to express the Christian identity in terms of 'style' is not a new one ; Friedrich Schleiermacher and Hans Urs von Balthasar both succeeded, the first with a hermeneutic approach, the second in the context of theological phenomenology. The concept of 'style' permits us to think the uniqueness of an oeuvre ; the 'allure' which does not emanate from a classifying comparison but from the manifestation of an incomparable unity and a veritable innovation. 'All style is an arrangement of elements of the world that allows us to orient them towards one of their essential parts' (Maurice Merleau-Ponty). In this sense, the stylistic approach to Christianity avoids reducing it to its doctrinal teaching, and permits us to honour the ensemble of Christian life as a way of living in the world. There appears in filigree the principle of concordance between contents and form, imperative to characterise the stylistic quality of a work and easily applicable to the question of the credibility of the Christian faith. As the sub-title indicates, this work advances simultaneously on two planes : a theological diagnostic of the present moment in relation with our debates on modernity and post modernity, and, intimately linked to that evolution, an epistemological reflection on a way of practicing theology. After an Overture which exposes the ensemble of the 'thematic', the first part is devoted to a diagnostic (I), the second and the third to a way of practicing theology linked to the spiritual tradition of Christianity (II) and based on the reading of the Scriptures (III). These are two planes, interior and exterior, of the same Christian presence in our history, referred to by the terminology of 'style' : Christianity as a style, fully explained in the final part (IV).