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La théologie en Europe du Sud
Theobald Christoph
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204064927
Publié à l'initiative de la section française de l'Association européenne de théologie catholique, cet ouvrage fait connaître les évolutions et les caractéristiques du travail théologique en Europe du Sud. Carlo Molari, de Rome, présente les institutions théologiques en Italie, avec ses nombreuses universités internationales, et les grands débats de la théologie italienne contemporaine. Manuel Gesteira Garza, de Comillas (Madrid), dans un pays qui garde une conscience vive de sa très riche tradition, adopte une démarche historique : l'évolution de la théologie en Espagne des origines jusqu'à nos jours, en insistant sur la première moitié de notre siècle et l'influence du concile Vatican II. Deux autres chapitres complètent le tableau jusqu'à nos jours. Arnaldo de Pinho, de l'Université catholique de Porto, aborde la théologie au Portugal par le biais de l'histoire culturelle de son pays. La mort lente de la dernière faculté de théologie (l'Université de Coimbra) en 1910 et la situation de précarité intellectuelle qu'elle entraîne expliquent les relations difficiles entre l'Eglise, l'Etat et la culture portugaise marquée au XXe siècle par l'anticléricalisme. Deux figures éclairent les enjeux de cette théologie : le philosophe Leonardo Coimbra (1884-1936) et D. Antonio Ferreira Gomez, évêque de Porto de 1952 à 1981, homme de passage entre deux mondes : l'avant et l'après-Concile, et l'avant et l'après-Révolution (25 avril 1974). Tout en manifestant une certaine homogénéité de la théologie européenne, ce livre met en relief les spécificités nationales. Une liste d'adresses des facultés et revues ainsi que quelques cartes ont été ajoutées pour permettre aux enseignants et aux étudiants d'entrer davantage dans un échange qui ne peut qu'enrichir l'ensemble de la théologie européenne.
Résumé : Difficultés de transmission, scandales de moeurs, reculs de la sociologie : les aspects de la crise de l'Eglise sont connus. Et pourtant ils n'ont pas fait l'objet d'une théologie. La voici. Un livre où la pensée éclaire les faits et décrypte l'avenir. Par l'un des grands théologiens du moment. La crise actuelle de l'Eglise, une chance ? C'est ce que défend avec brio, dans ce livre étonnant de force tranquille et de savoir ouvert, Christoph Theobald, l'un des plus importants théologiens contemporains. Les indéniables difficultés, reculs et scandales d'aujourd'hui sont autant d'occasions de penser l'avenir de la tradition chrétienne. Mais tel est aussi le cas pour la société qui fait face à de nombreux défis, dont l'injustice mondialisée, l'inquiétude démocratique et la transition écologique. Plaçant en regard l'Eglise et le monde, alliant éléments d'actualité et histoire longue, revisitant les fondamentaux de la doctrine, Christoph Theobald revient sur la réception du concile Vatican II, l'avancée oecuménique, le pontificat de François, pour offrir, par-delà les définitions confessionnelles, des perspectives et des propositions en vue d'une future communion entre les Eglises. Un appel au courage. Un manuel d'intelligence et d'espérance.
Ce deuxième tome sur la réception parfois orageuse du concile Vatican II paraît à point nommé. Il met le projecteur sur des limites du Concile mais aussi sur certaines potentialités d'avenir. Il traite du lien entre l'Evangile et l'Eglise ; thème que le Pape François a remis en chantier. Les problèmes de réception du Concile ne relèvent pas d'un conflit entre différents herméneutiques postconciliaires mais proviennent du Concile lui-même. La Constitution Lumen gentium et sa vision programmatique, son enracinement dans la tradition et le minutieux travail exégétique, effectué par ses rédacteurs, se révèlera dans la suite être le ressort principal d'une approche à la fois critique et prospective de l'ecclésiologie conciliaire. Des tensions se laissent en effet repérer dans le texte lui-même. Elles concernent les rapports entre l'Eglise et la Synagogue, entre l'Eglise universelle et les Eglises particulières ; elles portent sur la place des charismes, des ministères et styles de vie. Et puis il y a la vision du monde de Lumen gentium, le changement paradigmatique intervenu depuis les conciles de Trente et de Vatican I ainsi que les évolutions internes à Vatican II. De la sorte, les zones de tensions au sein de la vision conciliaire de l'Eglise, située dans l'histoire et la société, se précisent et s'expriment dans l'histoire éprouvante de la réception, allant de Paul VI par Jean-Paul II et Benoît XVI au pape François et à sa mise en place de la synodalité de l'Eglise.
Comment comprendre la place et la mission de l'Eglise dans une société algérienne en pleine mutation ? Durant plusieurs années, Christoph Theobald a répondu à l'invitation de l'Eglise d'Algérie pour animer des temps de recherche. De ces rencontres est né ce livre, aujourd'hui réédité. A partir de la vie des communautés chrétiennes, faite de douleurs, dues aux événements d'un passé récent, et de richesse, par les innombrables rencontres avec le peuple algérien, Christoph Theobald propose une approche de la vie de l'Eglise, située dans l'histoire. Une façon de mesurer l'expérience de la traversée effectuée ces dernières années et d'être attentif au tournant qui se prend dans la société algérienne et ouvre vers un avenir dont Dieu seul a le secret. La lecture technique qu'il propose du livre de l'Apocalypse s'enracine dans l'histoire de ces communautés et permet de faire l'expérience spirituelle de ce texte dans une situation de transformation de la société. Comme le souligne Mgr Gabriel Piroird dans la préface du livre : "Les réflexions présentées dans l'ouvrage de Christoph Theobald pourront paraître trop marquées par l'histoire d'une Eglise particulière ; mais c'est sans doute cette singularité qui donne à cette histoire un caractère universel." L'invitation est ainsi faite au lecteur des "Eglises d'ailleurs' à prendre cet ouvrage comme une manière de lire les Ecritures dans une situation donnée, cela afin de faire résonner à son tour : "Le mystère de Dieu est inaccompli tant que le dernier homme n'a pas entendu le mot "heureux"."
Résumé : "Les différentes contributions de ce livre tentent de répondre à la question quelque peu provocatrice : Pourquoi l'Eglise ? C'est principalement la proposition d'un salut à orientation eschatologique qui pose problème aujourd'hui. Une Eglise comprise comme "institution du salut" se voit progressivement privée de sa pertinence. D'urgence, elle doit s'interroger sur les "expériences" que désigne, au sein de nos sociétés séculières, le vocabulaire biblique du salut et du Royaume, se demander quel "type" d'ecclésialité ou quelle "forme" ecclésiale peuvent correspondre à sa manière de concevoir le monde dans l'horizon eschatologique et quel rapport nouveau elle veut établir avec d'autres formes de christianisme, voire avec des "chrétiens sans Eglise"... Ce volume est une manière d'affronter les défis, voire les réformes qu'impose aujourd'hui à une Eglise au service du Royaume au sein d'un monde séculier nouveau, un monde qui émerge douloureusement de son enveloppe sacrée".
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.