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XVIIe siècle N° 302, janvier 2024
Teyssandier Bernard
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130861669
Cette revue est publiée par la Société d'études du XVIIe siècle présidée par Jean-Robert Armogathe. Elle paraît depuis 1949. Ordonnée à mieux faire connaître le XVIIe siècle dans son ensemble, et notamment dans les domaines artistique, historique, juridique, littéraire, philosophique, scientifique et spirituel, elle est pluridisciplinaire par vocation. Elle accueille à cette fin des contributions de chercheurs et d'amateurs érudits, français aussi bien qu'étrangers, publiées après soumission à sa Commission de publication. Les livraisons de Varia alternent avec les numéros thématiques, élaborés sous la responsabilité d'une autorité scientifique reconnue. Chaque numéro de la revue assure, de surcroît, la recension d'ouvrages récemment parus sur le XVIIe siècle (environ 130 recensions par an).
SOMMAIRE Olivier Leplatre et Barbara Selmeci Castioni. Présentation Philippe Cornuaille. Le catalogue raisonné des gravures de François Chauveau (1613-1676). L'art et la manière Elodie Benard. La figure de l'artiste dans le Mémoire de Jean-Michel Papillon sur François Chauveau (1738) Marie-Claire Planche. La main de François Chauveau, le geste graphique Véronique Meyer. De l'auteur à l'illustrateur : D'Audin à Chauveau Bernard Teyssandier. Représenter l'éducation royale au Grand Siècle : variations magistrales dans l'oeuvre gravé de François Chauveau Olivier Leplatre. Pages, images, paysages (François Chauveau, Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine) Marc Escola. L'imagination de la fable. Les Fables choisies de La Fontaine mises en vignettes par François Chauveau Delphine Reguig et Philippe Cornuaille. L'illustration par François Chauveau du Lutrin de Boileau : quatre dessins inédits Varia Louis Georges. La Mothe Le Vayer, Précepteur royal. Relecture d'une trajectoire sociale Comptes rendus
L'histoire religieuse et culturelle de l'Occident est jalonnée d'épisodes ayant vu fleurir la haine de la danse. De l'Antiquité à l'actualité récente, se rejoue ainsi, ponctuellement, un argumentaire constitué autour de quelques invariants d'ordre quasi anthropologique : infamie des danseurs, scandale du corps montré en spectacle, danger individuel et collectif de la transe, menace d'une contagion des gestes (et par les gestes). Ce dossier monographique s'intéresse à l'actualisation de cet argumentaire à un moment où le débat sur la danse est relancé et investi par la querelle sur les spectacles qui agite l'Europe de la première modernité. Les articles sont issus des travaux d'un séminaire qui s'est tenu à l'Institut d'Etudes Hispaniques de Sorbonne Université au printemps 2019. L'ensemble de ces travaux vise à interroger la question de la haine de la danse dans une perspective transnationale et interdisciplinaire qui rende compte au mieux de sa complexité sur un long XVIIe siècle. Le dossier commence par une étude de cas, qui précise les enjeux initiaux du débat contre la danse, au moment où débute, au milieu du XVIe siècle, la querelle sur les spectacles : à travers l'analyse du rôle de la danse dans un pamphlet écrit par un pasteur protestant lyonnais, la Chrestienne Instruction, Marie-Joëlle Louison-Lassablière montre l'ancrage initial de la querelle sur la danse dans la question religieuse. Marie-Thérèse Mourey propose ensuite une vaste étude des débats sur la danse en terres germaniques où la question reste profondément enchevêtrée dans la querelle confessionnelle. Marina Nordera, dans une approche qui croise histoire de la danse et théorie des genres, revient sur les archétypes qui constituent la représentation de l' "immodeste" ballerine en Italie entre XVIe siècle et XVIIe siècle. Florence d'Artois s'intéresse au rôle de la danse dans la controverse sur la comedia en Espagne, notamment au moment du règne du "roi danseur" , Philippe III. Béatrice Pfister analyse le discours apologétique consacré à la danse en France dans un corpus très ample de traités d'hygiène, ouvrages de dévotion, livrets de ballet, poétiques et traités techniques. Laura Naudeix décrypte la forme et les enjeux que revêt de l'éloge de la danse et des maîtres à danser dans le théâtre de Molière. Enfin, Catherine Kintzler interroge la manière dont, de Bossuet à Rousseau, l'on débat de la nécessité de l'insertion de la danse dans différentes pratiques spectaculaires (tragédie, opéra) pour penser, finalement, avec Cahusac, sa nécessité absolue.
Les contributions de ce dossier profitent des publications qui ont surgi autour du quatrième centenaire du déclenchement de la guerre de Trente Ans en 2018, soit pour les considérer par rapport au caractère allemand/européen/mondial de l'affrontement, soit en raison des aspects religieux, culturels et politiques de celui-ci. En s'appuyant sur eux, ce volume cherche notamment à dégager d'autres perspectives vers une histoire culturelle de la guerre - et non seulement de la guerre de Trente Ans... Il faut prendre en compte de manière conséquente les représentations de l'époque ainsi que les perceptions des contemporains. Il s'agit, donc, de montrer la fabrique culturelle qui " faisait " la guerre de Trente Ans, qui provoquait, créait et fournissait interprétations, narratifs ou simplement cris de douleur.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.