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XVIIe siècle N° 289, octobre 2020 : François Chauveau
Teyssandier Bernard
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130823872
SOMMAIRE Olivier Leplatre et Barbara Selmeci Castioni. Présentation Philippe Cornuaille. Le catalogue raisonné des gravures de François Chauveau (1613-1676). L'art et la manière Elodie Benard. La figure de l'artiste dans le Mémoire de Jean-Michel Papillon sur François Chauveau (1738) Marie-Claire Planche. La main de François Chauveau, le geste graphique Véronique Meyer. De l'auteur à l'illustrateur : D'Audin à Chauveau Bernard Teyssandier. Représenter l'éducation royale au Grand Siècle : variations magistrales dans l'oeuvre gravé de François Chauveau Olivier Leplatre. Pages, images, paysages (François Chauveau, Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine) Marc Escola. L'imagination de la fable. Les Fables choisies de La Fontaine mises en vignettes par François Chauveau Delphine Reguig et Philippe Cornuaille. L'illustration par François Chauveau du Lutrin de Boileau : quatre dessins inédits Varia Louis Georges. La Mothe Le Vayer, Précepteur royal. Relecture d'une trajectoire sociale Comptes rendus
Malgré l'apparence de condamnation morale et religieuse dont elle est traditionnellement l'objet, la jalousie, motif partout allégué des actions humaines, relève en fait du paysage social le plus ordinaire, des évidences morales les mieux partagées par les contemporains. Le pari de ce numéro est de prendre au sérieux l'omniprésence, dans les textes du XVIIe siècle, du paradigme de la jalousie. Les contributions réunies amorcent, par leur richesse, une véritable archéologie de la jalousie à l'âge classique, laquelle livre son lot de surprises. Le dossier a pour double ambition de ne vouloir ignorer ni l'historicité de ce langage culturel de la jalousie au XVIIe siècle, ni la dimension anthropologique de ses enjeux. Du point de vue de son historicité, il s'avère que le moment absolutiste est profondément marqué, sur le plan des émotions partagées, par la jalousie, pour trois raisons. Premièrement, la faveur donne au souverain des moyens d'action et lui permet de se constituer une élite de courtisans, suscitant affection, désir et jalousies multiples. Deuxièmement, la figuration de la souveraineté royale se trouvant aimantée par celle de la jalousie divine, le monarque absolu, enivré d'émulation et entouré de jalousies en tout genre, y compris celles d'ennemis nécessaires à sa gloire, se prend au piège de l'illusion de l'unité avec ses sujets, dénoncée par Machiavel. La troisième raison concerne l'individu : subjectivation à chaque fois singulière et prise dans des réseaux de relations plurielles. Ce que révèle l'ensemble de ce volume, c'est que toute recherche se fonde sur une anthropologie plus ou moins explicitée. Les sciences humaines reposent aujourd'hui sur l'idée que le monde est régi par le jeu des intérêts et par les rapports de force qu'il induit. La jalousie nous invite à déplacer ce regard. Elle nous conduit à reconnaître le caractère primitif du lien, et sa fragilité. Si les réflexions d'un philosophe, d'une psychanalyste, d'une historienne, convergent en faisant ressortir l'irréductibilité de la jalousie à l'intérêt, celles des littéraires, en l'occurrence tous également spécialistes d'histoire culturelle, bousculent aussi la théorie.
Résumé : Voici, sous un modeste titre d'ouvrage pratique, un jalon de première grandeur dans l'histoire du livre, de la lecture et de la bibliothèque, qui forme relais entre la conception encyclopédique de l'Humanisme et l'esprit critique des Lumières. Praticien en ces domaines, Gabriel Naudé (1600-1653) ne se contenta pourtant pas d'être le bibliothécaire du président de Mesmes, des cardinaux Bagni, Barberini et Mazarin, et de la reine Christine. Plus connu comme philosophe libertin et théoricien politique, mais aussi grand érudit frotté de médecine, il a profité de ce projet de " bibliothèque idéale " pour fonder une éthique du livre dans l'esprit d'ouverture et de culture qui animait cette grande communauté européenne du savoir qu'on nommait la " République des Lettres ". A cette république, l'Avis pour dresser une bibliothèque (1627) aurait pu servir de constitution.
L'exhumation de femmes philosophes et la réflexion sur leur inclusion dans les corpus est la meilleure chose qui soit arrivée à l'histoire de la philosophie moderne depuis bien longtemps. Elle est en effet tout d'abord le lieu où se réfléchissent de la manière la plus dynamique et la plus aiguë les méthodes de l'histoire de la philosophie, entre contextualisme et appropriationisme. Elle légitime ensuite puissamment l'intérêt qu'il y a à faire de l'histoire de la philosophie : chaque pensée se nourrit d'un travail collectif de constitution de problèmes et de débats où les femmes jouent un rôle important. Il incombe à toutes celles et tous ceux qui étudient la philosophie de l'époque moderne de montrer que dans tous les cerveaux on peut creuser de nouveaux sillons, voire "révulser les esprits animaux", c'est-à-dire les pousser à changer de route pour sortir des sentiers battus. Cette méthode peut révulser au sens courant du terme, c'est-à-dire heurter et terrifier car notre vision acquise de la philosophie (notamment au cours de nos études) et transmise par de solides traditions semble évidente et cohérente. La modifier a quelque chose de choquant. La révulsion est cependant également un demi-tour (une révolution, écrit même Furetière dans son Dictionnaire à l'article "Révulsion"). Elle pousse à faire retour sur nos pratiques en histoire de la philosophie. Elle constitue donc une réflexion nécessaire sur la philosophie moderne.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».