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La Politique dans la caverne
Terray Emmanuel
SEUIL
29,40 €
Épuisé
EAN :9782020120760
Au principe de ce livre, une conviction : les penseurs de la Grèce antique - et pas seulement Socrate, Platon et Aristote, mais aussi leurs interlocuteurs et leurs adversaires - ont encore quelque chose de fondamental à nous dire sur deux ou trois des problèmes majeurs de notre temps. Pour explorer les débats où s'est formée la conscience politique occidentale, Emmanuel Terray convie les sophistes et les médecins de l'école hippocratique, il interroge l'histoire de Thucydide et le théâtre d'Euripide. De chapitre en chapitre sont ainsi restituées les lignes de force d'une réflexion politique originale, dont les questions sont aussi les nôtres : quels sont les risques d'une démocratie qui reconnaîtrait sans réserve la souveraineté de l'individu ? Peut-on assurer la cohésion et le salut de la cité sans invoquer une loi transcendante, celle de Dieu ou de la nature ? L'égalité est-elle une condition nécessaire à l'exercice des libertés civiles et politiques ?
Pour le public français, aujourd'hui, l'Allemagne, c'est avant tout le deutschmark et la Bundesbank, la puissance et la prospérité, un système social performant, une nation dynamique et sûre d'elle-même, une position hégémonique en Europe. Mais, derrière cette image impressionnante, il y a une autre Allemagne qui se débat avec son passé et reste incertaine de son identité. Cette Allemagne problématique, c'est avant tout à Berlin que l'on peut la surprendre, ville qui porte les stigmates de son histoire. Si le Mur a disparu, la ville attend toujours l'arrivée du gouvernement et du parlement qui manifestera officiellement qu'elle est bien à nouveau la capitale de la République unifiée. Emmanuel Terray nous propose une visite et chacune des stations de ce périple est l'occasion d'un retour sur le passé de l'Allemagne, de Weimar à la R. D. A. en passant par le troisième Reich. Puis, vient une réflexion plus générale sur l'Allemagne et sur les ruses de l'histoire et l'essentielle fragilité des pouvoirs, des systèmes sociaux et des régimes politiques. Né en 1935, Emmanuel Terray est anthropologue et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a séjourné à Berlin, de 1991 à 1994.
Après deux siècles d'affadissement, l'Absolu retrouve avec Luther son incandescence et sa vigueur sauvages. Puis Kant entreprend de dresser entre l'homme et l'Absolu une barrière protectrice, mais elle s'avère bientôt précaire et poreuse. Schiller fait de la réconciliation l'attribut majeur de l'Absolu, et installe celui-ci dans le passé et dans l'avenir : nous pouvons donc nous en approcher par la mémoire et par l'espoir, mais cela ne suffit pas à sauver notre présent. Bravant les interdits de Kant, Hölderlin s'élance comme un nouvel Icare au-devant de l'Absolu, et retombe foudroyé. Kleist au contraire respecte scrupuleusement la frontière tracée par Kant, mais il découvre qu'à l'intérieur de la contrée ainsi délimitée la vie est impossible, et il en tire les conséquences. La morale de ces histoires est à la fois banale et désespérée : nous ne pouvons pas vivre avec l'Absolu, et nous ne pouvons pas vivre sans lui. Refuser le divertissement, s'établir dans cette contradiction et en accepter les effets, telle est alors la voie que nous enseigne, pour le meilleur et pour le pire, cette "passion allemande".
La pensée de droite est diverse et changeante; elle varie selonles courants entre lesquels elle se partage, selon les secteurs dela vie sociale où elle s'énonce, selon les interlocuteursauxquels elle s'adresse. Elle présente parfois des incohérences,mais comme elle n'est jamais obligée de se constituer ensystème, ces incohérences passent très largement inaperçues.Par-delà cette multiplicité de facettes différentes, il estcependant possible, telle est l'hypothèse de ce livre, d'identifierun socle commun, un faisceau d'axiomes qui, sans former unedoctrine unique, permet aux penseurs de droite d'appréhenderles faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier auregard des mêmes valeurs; ainsi se préparent les conditionsd'une convergence face à l'adversaire. Ces axiomes sont passésen revue: ils ont nom réalisme, ordre, hiérarchie, autorité,patrie, morale. Ils impliquent une certaine conception de lanature humaine et de l'histoire, une certaine image desrapports entre l'individu, la société et l'Etat, et une certaineidée de la politique. Enfin, ils organisent les relations que lapensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature trèsdifférente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance: d'un côté l'extrême droite, de l'autre l'Eglise catholique. Forteen la matière d'une longue expérience, la pensée de droite saitvivre avec ses contradictions. L'écart se creuse cependant entresa version libérale et sa version conservatrice, entre lesexigences du système économique et social auquel elle adhèreet son attachement à l'ordre établi. Pour l'instant, le clivagepasse à l'intérieur de chacun des penseurs, mais il pourraitbientôt s'approfondir au point de les contraindre à choisir leurcamp.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.