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1895, Massacres d'Arméniens
Ternon Yves, Cillière Alphonse, Dédéyan Gérard, Mo
PRIVAT
19,80 €
Épuisé
EAN :9782708968974
J'ai eu l'occasion, étant, au début de ma carrière, consul de France à Trébizonde, d'assister au premier en date des grands massacres d'Arménie, le 8 octobre 1895. J'avais recueilli sur place des renseignements précis et détaillés concernant ce terrible drame. La retraite venue après de longues années, des amis, dont je prise le jugement, m'ont conseillé de publier les notes que j'avais conservées. Ils m'ont représenté l'intérêt qu'il y aurait à faire la lumière aussi complète que possible, sur un événement dont les conséquences, proches et lointaines, accrurent encore la gravité et qui ouvrit, pour la nation arménienne, l'ère des grandes douleurs. Le drame date de près de trente-cinq ans. Ceux qui y ont été mêlés directement sont morts. Quoique la vérité soit connue maintenant dans son ensemble, il serait utile de l'éclairer encore, de la préciser sur bien des points, de mettre en relief certaines figures. Me rendant à ces raisons, sans me préoccuper de savoir quand il pourra être publié, je me suis décidé à faire le récit que j'achève aujourd'hui."
Avec la question de l'entrée de la Turquie dans 1'Union européenne, la question du génocide arménien revient en pleine actualité. Dans son "Enquête", Yves Ternon décrypte le processus infernal qui, de la préméditation à l'organisation du crime, assure à la fois une parfaite exécution de l'anéantissement d'un peuple et l'impunité d'un État responsable. Le livre se fonde principalement sur l'analyse des documents officiels, notamment les télégrammes de l'administration turque recueillis par Aram Andonian à Alep, l'un des centres de regroupement des convois de déportés, et initialement publiés en 1920. La lecture de ces télégrammes confrontés aux autres témoignages directs met en lumière l'intention formulée par les dirigeants jeunes-turcs, le plan d'extermination et de déportation des Arméniens, les modalités d'exécution (grâce à une organisation spéciale parallèle); modalités d'exécution d'éléments qui répondent parfaitement aux critères établis dans la Convention sur le génocide, rédigée sur la base des travaux de Raphael Lemkin, et votée par les Nations unies en 1948. Cette démonstration minutieuse, enrichie d'éléments comparatifs avec la Shoah, éclaire les mécanismes propres au révisionnisme historique qui, dans le cas arménien, est le fait d'un État: la Turquie.
Ce livre retrace un itinéraire de trente années de collaboration épisodique au quotidien arménien Haratch. Ce sont là vingt articles d'un historien qui, par moments, a besoin de s'exprimer hors de l'enceinte d'une université bridée par des règles de courtoisie et de hausser le ton pour jeter quelques éclats de voix afind'apaiser son indignation devant le mensonge et la mauvaise foi. Ce sont aussi des hommages rendus en maintes occasions. Ce sont enfin des jalons qui marquent l'évolution du double processus de connaissance et de reconnaissancedu génocide arménien, des années de turbulences d'une mémoire arménienne blessée par le négationnisme aussi obsessionnel qu'absurde de la Turquie.
Malgré l'usage fréquent du terme génocide, le crime commis avec l'intention de liquider l'ensemble d'un groupe humain reste exceptionnel. Le mot même de génocide est récent et l'imprescriptibilité de ce crime selon les lois internationales plus récente encore. Aussi, avec la nouvelle prise de conscience née de l'histoire des dernières décennies, ce que l'on appelait jadis les massacres d'Arménie prend une nouvelle importance.C'est ce que, dans un excellent livre, exprime avec rigueur et sobriété Yves Ternon, qui a déjà écrit deux ouvrages pour dénoncer la médecine nazie".Gérard Chaliand, Le Nouvel Observateur
Résumé : A rebours des nombreuses légendes et mystifications qui ont pu courir autour de cet intime du dernier couple impérial, Yves Ternon propose une biographie objective et factuelle sur l'une des figures les plus fascinantes de la fin de la Russie impériale : Grigori Raspoutine. Qui était le véritable Raspoutine ? Le tsarisme commence à s'écrouler. Les présages de la catastrophe s'accumulent : un autocrate velléitaire, une impératrice mystique et névrosée, un Parlement muselé, une société en mutation travaillée par des partis révolutionnaires. Alors, des profondeurs du passé russe, vient Raspoutine. Homme de Dieu et diable sacré, dévot et lubrique, généreux et pervers, séduisant et repoussant, devin guérisseur et débauché impénitent, c'est, équivoque et contrasté, un personnage de Dostoïevski, immergé dans l'univers de Tolstoï. Son incroyable influence sur la tsarine Alexandra, son pouvoir inexpliqué sur la santé fragile de son fils, le tsarévitch Alexis, se développe au cours de la guerre, au point qu'il pèse sur les destinées de l'Empire. De toutes parts, enflé par la rumeur, un cri s'élève : " Il faut tuer Raspoutine ! " Autour du prince Ioussoupov, la conjuration s'organise. Rejetant les faux bruits de complot et les légendes sur les " forces obscures ", ce livre s'efforce de restituer à l'Histoire ce moujik insaisissable, ambigu et fascinant qui n'y apparut qu'à la faveur de circonstances exceptionnelles où, dans l'ultime convulsion de l'Empire, l'étrange fit irruption dans le politique et l'irrationnel occulta la réalité.
Cépage emblématique du Languedoc et du Roussillon, connu depuis l'Antiquité en Méditerranée, le muscat à petits grains a été porté par son produit phare, le vin doux naturel. Cet ouvrage évoque ce vin historique, issu d'un territoire illustre entre Sète et Montpellier, et d'une si grande notoriété qu'il entraîne dans son sillage les autres productions du Languedoc. A l'heure de la mondialisation, le cépage aux grappes d'or, précoces et fragiles, aux arômes puissants emprunte de nouvelles voies. L'introduction de techniques pointues ou d'une culture biologique, voire naturelle, ouvre à de nouveaux goûts, de nouvelles sensations. Elles insufflent un air régénérant sur ce patrimoine viticole hors normes, qui se dévoile ici dans toute sa superbe : doux, sec, moelleux, rosé, effervescent... un cépage aux racines millénaires ancré dans les enjeux contemporains.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.
Depuis quelques années, le monde du rugby a défrayé la chronique après de nombreux accidents graves et médiatisés, qui ont vu la vie de joueurs basculer. Ce sport, pourtant porté par de grandes valeurs, est désormais pointé du doigt. Sport d'affrontement, le rugby n'en reste pas moins une formidable école de la vie. A partir de son propre exemple, Tony Moggio propose, grâce à de multiples témoignages de spécialistes, d'entraîneurs, de préparateurs physiques et autres acteurs du rugby, une réflexion et des solutions pour que ces accidents tendent à disparaître, tout en sachant que le risque zéro n'existe pas.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.