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Race. Histoires orales d'une obsession américaine
Terkel Studs ; Cervulle Maxime ; Dennehy Myriam ;
AMSTERDAM
23,00 €
Épuisé
EAN :9782354800802
The first title from Andre Schiffrin's publishing house is a major, timely book for an election year. In Terkel's ( Hard Times ) well-established manner--he is one of the great interviewers--he encourages a wide range of Americans, black and white, to speak their minds about race with remarkable frankness, as well as about their perceptions of the Washington leadership. The resulting book is infinitely more informative than polls taken on such issues because the subjects are allowed to explore their thoughts, prejudices, hopes and fears. There is almost universal agreement among the blacks and white sympathizers interviewed that life looks darker for blacks now than it did 20 years ago. A strong commitment to civil rights, meaningful affirmative action and poverty programs and a social climate in which overt racism was unacceptable all apparently suffered during the Reagan years. And now the economic hardships that are also partly a legacy of that era are further polarizing American society in ways that are seldom discussed. As South African author Rian Malan tells Terkel, "I think there's been an unhealthy trend in America for a long time not to discuss race.... I think airing prejudice could be healthy.... Race prejudice is something that thrives in ignorance." But optimism is hard to come by. Black psychologist Kenneth Clark states: "I am not sanguine about any kind of solid decency and justice in the area of race in America. The best we can settle for is appearance." The immediacy with which the interviewees speak about their experiences brings a fine leavening of anecdotes and stories to the mix of opinions, from tales of run-ins with the police ("I don't know one black person who's never had an encounter with cops," says a young middle-class musician) to moments of surprising warmth and understanding, as when a former Klansman finds himself working as a union leader with his arch-enemy, a formidable black woman. The reader comes away with greatly expanded understanding of much recent American social history and a wish that more respondents could display the balance of the well-adjusted mixed couples whose testimonies end the book. Copyright 1992 Reed Business Information, Inc.
Les quarante-sept entretiens réunis dans "La Bonne Guerre" donnent la parole à autant de protagonistes, connus ou inconnus, de la Seconde Guerre mondiale, qui évoquent leur expérience de la guerre avec la gravité, l'intelligence, la lucidité mais aussi parfois l'humour que Studs Terkel partage avec les personnes qu'il interviewe. "La Bonne Guerre", livre pour lequel Studs Terkel a reçu le prix Pulitzer, est ainsi un témoignage d'une qualité exceptionnelle sur l'histoire du conflit qui a marqué de son empreinte toute la période contemporaine.
Et si vous vous débarrassiez de tous ces petits maux du quotidien qui vous empoisonnent l'existence ? Vous êtes toujours en retard à vos rendez-vous. Vous n'avez pas le temps de faire du sport. Vous passez trop de temps devant la télé alors que vous aimeriez vous cultiver. Vous avez parfois envie d'étrangler votre patron. Bref, vous voulez prendre votre vie en main et vous épanouir, enfin ! Plus efficace que toutes les " bonnes résolutions " que l'on ne tient jamais, la méthode des " petits riens " est fondée sur trois principes élémentaires : les petits riens sont plus faciles à réussir que les grands bouleversements, les petits riens s'additionnent et deviennent profitables à long terme, les petits riens, c'est la méthode la mieux adaptée à votre nature ! Qu'attendez-vous pour commencer ?
Chicago, 1965. Le souvenir de la Grande Dépression et de la seconde guerre mondiale n'est pas loin. Celui de la crise de Cuba encore moins. Le Vietnam est un désastre. Le mouvement pour les droits civiques obtient ses plus grandes victoires au prix de luttes acharnées. Chicago, ville gangrénée par la corruption, la mafia et les inégalités sociales, est bouleversée par les plus grands réaménagements urbains de son histoire. Ceci n'est pas un polar, mais le premier livre d'entretiens de Studs Terkel. Armé de son enregistreur, le journaliste capte la parole de la piétaille au gré de ses rencontres et de ses errances dans les bars, les rues et les taxis, de part et d'autre de Division Street, artère de Chicago qui symbolise pour lui les divisions politiques, sociales et culturelles de l'Amérique. Il prend ainsi la température de sa ville, et nous offre un instantané saisissant des années 1960 aux Etats-Unis. Vietnam, communisme, bombe atomique, racisme, pauvreté, transformation du travail par l'automatisation, syndicats corrompus, spéculation immobilière et expropriations, déliquescence du lien social: c'est une Amérique rongée par le doute, la peur et l'impuissance que nous donne à voir ici Terkel. Doute, peur et impuissance parfois suspendus, toutefois, par le constat de la puissance politique des citoyens rassemblés pour exiger leurs droits ou simplement une vie décente. L'impression de fin du monde imminente, d'une société au bord du gouffre, qui domine ces quelques soixante-dix entretiens, préfigure paradoxalement les transformations profondes que connaîtront bientôt les sociétés occidentales au cours des années 1968.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.