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Vermeer
TEBOUL JACQUES
SEUIL
9,70 €
Épuisé
EAN :9782020047159
Deux hommes quittent Paris dans une voiture volée. L'un, le narrateur, emporté, comme malgré lui, par son obsession de l'enfance, ses visages et ses territoires ; l'autre, dénommé "N° 5" , tueur armé d'un fusil à lunette et qui s'ouvre au volant de la DS un passage interminable vers sa propre mort. Voyage difficile vers le sud : une femme à Limoges, des meurtres la nuit, la visite d'un château, une halte somptueuse dans un bordel, de curieuses rencontres au hasard des arrêts ou des hôtels ponctuent le périple qui va bientôt tourner en cavale. D'ailleurs, la mort et ses hantises aidant, on se retrouvera très vite à piétiner dans la mélancolie et la haine. Et les fuyards paraîtront sombrer doucement dans une sorte d'immobilité avec quelque chose d'effroyable et d'ambigu se refermant sur eux. Et Jan Vermeer alors ? C'est simple : le narrateur est Vermeer. La vie du peintre, c'est la sienne, et dans le temps du livre et au-delà. De manière tout organique, l'art n'est que l'expression violente du regard et propension illimitée au meurtre. Et écrire ou peindre, c'est avant tout exercer son regard pour séduire et dissimuler, emporter (d'où le voyage ? ). Ajoutons encore que dans cette entreprise de l'art il n'y a ni volonté de voir, ni désir de savoir : en fin de compte, il n'y a que la mort qui prenne effet. C'est donc à un effroyable appareil optique que nous avons affaire, avec ce risque tout au long : que ce soit sur le lecteur qu'implacablement il se braque.
Fou, coupé du monde, enfermé durant 37 années, voici Friedrich Hölderlin, sujet de ce livre. Ecrivant tous les jours, et pour rien, l'Histoire n'ayant que faire du "bon usage artistique" de la folie ; dialoguant à voix haute avec lui-même, quand il ne martèle pas furieusement son piano des heures entières devant sa fenêtre, au grand dam de ses hôtes, la famille du menuisier Zimmer ; invectivant contre les dieux et les hommes, lançant ses invocations au paysage et au fleuve, notant de brefs écrits, d'obscures parcelles par milliers ; faisant sienne, autant que ses forces le lui permettaient, l'imbécillité qu'on prête aux fous qui durent ; couvrant aussi le terrain alentour, à travers les champs plats et gris qui bordent le Neckar, de sa course sauvage. Ce livre traite de cette seule période de sa vie. Il a donc fallu lire et relire Hölderlin, fouiller dans sa correspondance et dans les documents d'époque, reprendre les témoignages de ses rares visiteurs, et, bien sûr, confronter les théories. Mais surtout : aller voir à Tübingen et laisser agir associations et fantasmes. Hölderlin, piétinant et forçant dans toute cette ouverture, est certes une figure exemplaire. Mais ce n'est pas un héros de plus, que la folie et la mort sanctifieraient. Il est là, planté debout, aberrant et solitaire, dans le temps comme dans le temps comme dans l'espace. Et il dit NON !
Manuel de l'ouvrier mécanicien... . Engrenages et transmissions / par Georges Franche,... Date de l'édition originale : 1903-1913 Collection : Bibliothèque des actualités industrielles ; nº 94-101, 152, 154 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
Michaud Jean ; Hors Jacques ; Teboul Georges ; Bou
Oui l'éthique est à l'épreuve ! Les textes qui constituent cet ouvrage apportent des réponses pour nombre de domaines tels que celui de l'armement, de la médecine, du droit, de la philosophie, etc. Ils permettent surtout de constater que les techniques en se développant posent des problèmes nouveaux dont la solution n'est ni simple ni évidente. Un même progrès peut tourner soit à l'avantage, soit au détriment de la condition humaine selon l'usage qu'on en fait. On peut vérifier cette assertion surtout en matière de santé, au-delà même de ce qu'on ose encore appeler la morale : l'assistance médicale à la procréation pallie la stérilité de nombre de couples mais la constitution de l'embryon en laboratoire que cette technique implique peut ouvrir la voie au clonage reproductif. Ainsi, faut-il cesser toute recherche visant au traitement de certaines maladies si c'est au prix de la renonciation, fût-ce pour un temps, à certains principes fondamentaux de protection de l'être humain ? Des interrogations surgissent tout autant en de nombreuses autres disciplines qui connaissent des avancées spectaculaires. Un constat s'impose donc : nous ne saurions nous contenter passivement du confort que nous offre le monde actuel. Nous ne pouvons plus désormais nous borner à assister aux évolutions. Il nous faut, ayant mesuré les enjeux, opérer des choix nécessaires. Ce livre pourrait être de nature à tonifier notre vigilance à cet égard. Conscient de cette exigence, l'Institut Fredrik Bull a résolu de s'éloigner quelque peu de son domaine habituel pour participer à une réflexion dont notre société ne saurait se dispenser.
L'urgence procède de l'Histoire, d'une sorte de fin d'Histoire, celle de l'Europe dont on va redécouvrir ici ce que l'auteur appelle "le grand corps mort, ouvert et séparé". Quant à l'universel, il court tout au long de cette histoire d'amour très peu dite, très peu montrée, dans le regard surtout qu'elle et lui portent sur toutes les choses, les quelques personnes qu'ils rencontrent, les villes traversées, les autoroutes fouettées par le vent, surtout l'immensité des espaces, comme si le fil ténu de leur conversation pouvait tenir lieu d'horizon. Ils partent toujours d'ouest en est, pour buter en fin de course, en pleine campagne, dans les villes ou sur les bords d'un fleuve, "là-bas' ; comme dit l'auteur, "du côté du mur, des barbelés, des miradors". Au cours des cinq voyages relatés, le premier remontant à l'année 1978, à Rome ou à Hambourg, à Vérone, Berlin, Munich, à Amsterdam ou à Copenhague, "dans les haltes, les départs, les fuites, dans les longs moments suspendus de l'ennui", sous l'accumulation pourrie mais encore séduisante de l'Histoire, ils s'éprouvent avant tout comme touristes d'un désastre et d'une dislocation, ils se voient comme désemparés et de peu d'identité.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.