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Hegel et la société moderne
Taylor Charles
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204057851
La quête moderne d'une subjectivité en situation nous renvoie inévitablement à Hegel [...] L'image même de cette quête, à quoi s'ajoute la conscience de plus en plus aiguë d'une crise écologique, fait de la pensée hégélienne une incontournable référence. " Cette " incontournable référence " est ici présentée avec une clarté surprenante parce que tout entière questionnée, interpellée par les problèmes contemporains. Ce livre est une occasion unique de pénétrer dans l'univers hégélien. L'auteur y cherche en effet des éléments de réponse à des questions qui ont marqué toute l'histoire de la philosophie occidentale et qui prennent un nouveau visage dans la société actuelle. Ce livre annonce les travaux ultérieurs de Charles Taylor sur les sources de l'identité moderne. Il représente une introduction d'une limpidité exemplaire aux principaux dilemmes de la philosophie et de la science politique contemporaines.
Résumé : "Raison instrumentale", "désenchantement du monde", "narcissisme contemporain" : le philosophe Charles Taylor reprend ces trois thèmes dominants du malaise de la modernité. A l'écart des redondances de la mode et des facilités de la critique, il montre pourquoi l'éthique de la réalisation de soi, noyau consistant de l'individualisme, recèle une aspiration dont les présupposés bien compris seraient en fait incompatibles avec l'instrumentalisme et l'égoïsme possessif.
Avant de mourir à New York, Glynnis Hughes a demandé à Evan, sa petite-fille, d'aller voir Emma Harte, qui, lui dit-elle, « possède la clef de son avenir ». Mais lorsque en cette année 2001 Evan arrive à Londres, c'est pour apprendre que la célèbre femme d'affaires, créatrice d'une maison de couture réputée, est morte depuis bien longtemps. Linnet, fille de Paula et arrière-petite-fille d'Emma, l'engage cependant. On découvre alors l'étonnante ressemblance entre Evan et Paula... Quels secrets dissimule cette ressemblance ? Pour le savoir, Paula va rouvrir les carnets de sa grand-mère. Et la romancière nous emmène dans les tragiques années quarante, pour faire resurgir la figure fascinante d'Emma dans la période la plus tumultueuse de sa vie... Amours, haines, vengeances : ici comme dans L'Espace d'une vie et L'héritage d'Emma Harte, tous les éléments sont réunis pour nous emporter d'une traite jusqu'à la dernière page.
Il est d?usage de dire que nous appartenons à un « âge séculier ». Nous, c?est-à-dire les membres des sociétés occidentales modernes, dont, qu?on s?en félicite ou qu?on le déplore, les églises se vident. Comment est-on passé d?un temps, pas si lointain, où il était pratiquement inconcevable de ne pas croire en Dieu, à l?époque actuelle, où la foi n?est plus qu?une possibilité parmi d?autres et va jusqu?à susciter la commisération? L?une des explications les plus courantes de cette évolution consiste à affirmer qu?à la faveur des progrès de la science, la vérité aurait finalement triomphé de l?illusion, nous poussant à ne chercher qu?en nous-mêmes notre raison d?être et les conditions de notre épanouissement ici-bas. En révélant les impensés de ce récit classique de la victoire de l?humanisme qui fait du « désenchantement du monde » la seule clé de l?énigme, Charles Taylor entreprend une relecture intégrale de la modernité. Loin d?être une « soustraction » de la religion, la sécularisation est un processus de redéfinition de la croyance qui a vu se multiplier les options spirituelles. Si plus aucune n?est en mesure de s?imposer, les impasses du « matérialisme » et les promesses déçues de la modernité continuent d?éveiller une quête de sens.
Une société démocratique doit traiter tous ses membres comme des égaux. Mais jusqu'où peut-elle aller dans la reconnaissance de leur spécificité culturelle, jusqu'à quel point peut-elle admettre leur différence pour permettre à leur identité de s'exercer librement et de s'épanouir ? Doit-elle veiller à garantir et à maintenir cette spécificité, Cette reconnaissance politique est-elle nécessaire à la dignité des individus ? Telles sont quelques-unes des questions qui sont au c?ur de la controverse sur le multiculturalisme ; Débat qui fait rage aux Etats-Unis, mais qui n'épargne pas - dramatiquement- l'Europe, et que toutes nos sociétés démocratiques vont devoir mesurer et affronter. Charles Taylor nous propose, en termes simples, une réflexion historique et une perspective philosophique concernant l'enjeu fondamental de la demande de reconnaissance par tous les groupes " ethniques " -communautés religieuses, associations féministes, minorités politiques et culturelles, etc.... - qui coexistent au sein d'une même communauté étatique. La démocratie doit garantir les droits et le bien-être de ses citoyens. Doit-elle privilégier une culture, celle qui la fonde peut-être, ou s'accommoder de toutes ? Le débat est crucial, il y va de l'avenir même de la démocratie.
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas
La difficulté de l'hégélianisme est légendaire. Elle tient à l'abstraction de l'oeuvre hégélienne et à son organisation " systématique ". Mais aussi à ses paradoxes : affirmation des pouvoirs de l'esprit mais aussi du caractère inéliminable du sensible, attachement à la raison et néanmoins invocation constante de l'expérience, valorisation du " tout " qu'accompagne un éloge répété de la liberté individuelle... Sont-ce là des contradictions mortelles ? Une manière de répondre à cette question est de noter que Hegel, comme il le revendique d'ailleurs, est le fils de son temps, lequel est un temps de bouleversement. Hegel est le témoin du passage de l'Ancien Régime à l'Europe post-révolutionnaire. En science, il assiste au débat entre la vision mécaniciste et la vision organiciste de la nature ; en art, à l'affrontement du classicisme et du romantisme ; en religion, au conflit de la foi et du savoir... L'originalité de l'hégélianisme est de considérer la contradiction comme inévitable. Mais de ne pas s'y arrêter non plus. Car il y a à ses yeux, dans l'expérience, une tendance fondamentale à l'unification – à la " réconciliation " – des opposés. Un des buts de cet ouvrage est de montrer la puissance d'une philosophie qui refuse de s'enfermer dans une doctrine singulière, et cherche le principe qui, de l'intérieur, pourrait unifier l'ensemble des points de vue et des objets de la pensée.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Qui est Augustin ? Les Confessions, rédigées en 401, nous font rencontrer ce romain chrétien, rompu à la lecture des auteurs païens, qui interrogea les textes bibliques à travers les catégories de la culture antique. Plus qu'une autobiographie, elles racontent la quête d'une âme tournée vers Dieu qui trouve son point d'orgue dans une réflexion sur le temps. Le temps inflige à notre existence déchue une redoutable dispersion : enfermés dans le présent, ce que nous avons été est oublié et ce que nous serons est ignoré. Nous pouvons toutefois surmonter cet éclatement temporel : parler, chanter, écrire sont des actes où le présent s'étire entre le passé immédiat, retenu, et le futur proche, anticipé. L'homme, créature temporelle, se rapproche donc de l'éternité divine, non pas en sortant du temps dans de fausses extases, mais en l'accomplissant au contraire dans une quête, tendue vers un avenir qui n'oublie pas le passé. Ce que fait précisément Augustin en composant ses Confessions. Une splendide méditation sur ce qu'est de vivre le temps sans s'y perdre. --Émilio Balturi