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Aventures dans la grammaire allemande et autres poèmes
Tawada Yoko ; Banoun Bernard
CONTRE ALLEE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782376650744
Composé de cinq parties, Aventures de la grammaire européenne est le seul recueil poétique de Yoko Tawada écrit en langue allemande, paru en Allemagne en 2010. Bernard Banoun, traducteur de l'autrice depuis 2001, nous en offre une traduction et accompagne son travail d'une postface éclairante sur l'ensemble du texte. C'est la première section qui donne son titre au receuil questionnant notre rapport aux langues, leur apprentissage et les liens qui les unissent ou les éloignent. Yoko Tawada y déploie toute sa subtilité et tout son humour habituel. Dans les sections suivantes, l'autrice poursuit ses aventures au-delà des frontières de l'Allemagne, donnant une perspective européenne voire mondiale à ces pérégrinations. Rendant hommage à des figures tutélaires de la poésie, elle combine les systèmes graphiques et s'aventure vers la poésie concrète. Avec ces poèmes comme des aphorismes, s'approchant parfois des haïkus, Yoko Tawada illumine le regard que nous portons sur les choses en mettant sa musicalité au service de l'étonnement.
Une jeune Vietnamienne, passée à l'Ouest malgré elle un peu avant la fin du régime communiste, se retrouve à Paris sans papiers, sans domicile fixe. Livrée au hasard des rencontres, ne sachant pas le français, elle cherche à rejoindre un monde dont elle ignorera pendant plusieurs années qu'il a disparu. Heureusement pour elle, il y a les films de Catherine Deneuve...
Invitée à donner trois leçons de poétique à l'université deHambourg, Yoko Tawada prononce sa première conférence le4 mai 2011, moins de deux mois après la catastrophe quimarque d'ores et déjà un tournant décisif de l'histoire du Japonmoderne. Son propos s'en trouve, dès lors, transformé. Le nomde Fukushima s'inscrit désormais à côté de celui de Hiroshimacomme un emblème de la relation problématique que le Japonentretient avec sa propre insularité et avec l'altéritéoccidentale. Ces conférences sont l'occasion de s'interroger surl'image du Japon en Occident depuis trois siècles. Après avoirtenté de concilier le strict isolement qui préservait sa cultureavec l'établissement de relations commerciales trèscirconscrites, le Japon a fini par accueillir sans retenue lamodernité occidentale. Evitant le piège qui consisterait à jugerune culture par l'autre, Yoko Tawada préfère éclairer lestransferts et les glissements de sens opérés par l'Histoire, afinde mieux comprendre le présent. Les thèmes de ces leçonsentrent de ce fait en résonance avec les textes que laromancière a publiés dans la presse germanophone en réactionà la récente catastrophe nucléaire. Augmentés d'un texte plusrécent écrit en japonais, ils illustrent la vigilance critique del'auteur et constituent une première réponse à l'injonction"d'écrire après Fukushima".
Résumé : De sa naissance en 2008 à sa mort prématurée en 2011, Knut, un jeune ours polaire, fut la vedette incontestée du zoo de Berlin. Les circonstances exceptionnelles de sa naissance en firent une star mondiale : rejeté par sa mère, une ourse savante, ancienne pensionnaire d'un cirque de la RDA, il ne dut sa survie qu'aux soins de ses gardiens. De cette histoire vraie, Yoko Tawada a tiré ce roman dans lequel les ours prennent la parole : avant Knut, c'est d'abord sa grand-mère, en proie à une impérieuse vocation littéraire, puis sa mère (que son nom, Tosca, destine de toute évidence à la scène), qui nous racontent leur apprentissage de la vie et leurs rapports compliqués avec les humains. Alors que nous avons pris l'habitude de les considérer comme des objets d'amusement ou de curiosité, les animaux, ici, nous regardent. Ils jettent sur le monde contemporain et l'histoire de l'Europe un regard décalé qui fait d'eux les héritiers du Chat Murr d'E.T.A. Hoffmann ou du héros des Recherches d'un chien de Kafka.
Romancière japonaise écrivant alternativement en allemand et en japonais, sans jamais se traduire elle-même d'une langue à l'autre, Yoko Tawada ne cesse de traquer le mystère de la différence des langues et des civilisations, dans un va-et-vient constant entre Orient et Occident. Dans ce nouveau roman, elle s'invente un double, Yuna, Japonaise venue comme elle étudier en Allemagne et résidant à Hambourg. Yuna souhaite changer d'horizon: son amie Renée lui propose de se rendre à Bordeaux pour y apprendre le français en logeant dans la maison laissée vacante par son beau-frère, Maurice. Accueillie par celui-ci, Yuna découvre Bordeaux, mais parcourt surtout au fil des pages le labyrinthe de ses souvenirs faits de multiples rencontres, d'amitiés durables ou éphémères. Sur son carnet, les idéogrammes de sa langue maternelle lui servent encore de fragile aide-mémoire. A la Piscine Judaïque de Bordeaux, Yuna perdra le dictionnaire allemand-français qu'elle avait emporté avec elle, emblème des repères incertains qui permettent le passage d'un monde à l'autre. Car ce voyage est pour l'héroïne un itinéraire initiatique, une mise à l'épreuve, et pour Yoko Tawada une manière de renouveler et de subvertir la tradition du roman d'apprentissage.
Dotée d?une carte blanche dans le cadre des résidences « Mineurs d?un autre monde », Maylis de Kerangal prend un vol à destination de Kiruna et nous emmène en Laponie suédoise. Sur le mode du reportage littéraire, elle nous invite à la découverte de l?une des plus grandes exploitations minières encore en activité.
De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture. Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille. Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin. Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
A travers la destinée de Karel Novotny, employé de banque déporté à la place d'un homonyme communiste, Le Nuage et la Valse nous confronte à une vision kaléidoscopique et panoramique du nazisme et de la guerre. Les personnages de ce roman que le cours de l' Histoire liera entre eux ne sont pas héroïques, ou alors malgré eux, sans le savoir. Ils traversent la vie, ridicules, admirables, répugnants, tragiques. Et malgré l' apparente sécheresse de ton et le refus de tout pathos, une émotion latente traverse le récit. C'est la grande histoire arrachée au plus profond de la vie, cristallisée là, dans le microcosme des camps " Hélène Belletto-Sussel, traductrice.
LE MODULOR, UNE NOTION ARCHITECTURALE En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d' habitation dessinées par l' architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode. Parmi elles, l' Unité d' habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de pouvoir faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l' Unité d' habitation de Firminy-Vert est fi nalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor. DIALOGUE DES NORMES L' odeur de chlore est le récit d' une femme dont le corps aura évolué, année après année, dans cette piscine aux normes de l' homme parfait. La narratrice dessine son propre parcours aquatique, avec ce corps réaliste qui est le sien. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce "je", dialogue avec l' eau, mais aussi avec Le Modulor.