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Histoire de Knut
Tawada Yoko ; Banoun Bernard
VERDIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782864328841
De sa naissance en 2008 à sa mort prématurée en 2011, Knut, un jeune ours polaire, fut la vedette incontestée du zoo de Berlin. Les circonstances exceptionnelles de sa naissance en firent une star mondiale : rejeté par sa mère, une ourse savante, ancienne pensionnaire d'un cirque de la RDA, il ne dut sa survie qu'aux soins de ses gardiens. De cette histoire vraie, Yoko Tawada a tiré ce roman dans lequel les ours prennent la parole : avant Knut, c'est d'abord sa grand-mère, en proie à une impérieuse vocation littéraire, puis sa mère (que son nom, Tosca, destine de toute évidence à la scène), qui nous racontent leur apprentissage de la vie et leurs rapports compliqués avec les humains. Alors que nous avons pris l'habitude de les considérer comme des objets d'amusement ou de curiosité, les animaux, ici, nous regardent. Ils jettent sur le monde contemporain et l'histoire de l'Europe un regard décalé qui fait d'eux les héritiers du Chat Murr d'E.T.A. Hoffmann ou du héros des Recherches d'un chien de Kafka.
Une jeune Vietnamienne, passée à l'Ouest malgré elle un peu avant la fin du régime communiste, se retrouve à Paris sans papiers, sans domicile fixe. Livrée au hasard des rencontres, ne sachant pas le français, elle cherche à rejoindre un monde dont elle ignorera pendant plusieurs années qu'il a disparu. Heureusement pour elle, il y a les films de Catherine Deneuve...
Résumé : Berlin, en temps de pandémie. Patrik, un jeune chercheur en littérature passionné par l'oeuvre de Paul Celan, dont il connaît des recueils poétiques par coeur, a prévu de se rendre à Paris pour un colloque sur le poète. Il ne le fera pas. Jeune homme tourmenté et taciturne, dans la ville alors confinée, il est confronté à deux personnages réels ou imaginaires : une cantatrice américaine, qu'il admire, et un homme étrange, Léo-Eric, qui se prétend employé à l'Institut culturel chinois de Berlin. C'est lui, l'ange transtibétain. A travers les conversations entre Patrik et Léo-Eric, Yoko Tawada tisse, avec son art de l'étrangeté mêlé d'humour et d'ironie, un réseau où l'on passe de Celan et Kafka à la médecine chinoise, de la cabale à la réflexion sur les langues et la traduction et où l'on est entraîné dans une méditation sur la déliaison, l'appartenance et la rencontre avec l'autre.
Dans le décor ultra-contemporain d'une grande ville moderne, Hambourg, se croisent les destins de 22 femmes d'aujourd'hui auxquelles Yoko Tawada a donné des noms repris des Métarmorphoses d'Ovide, car leurs expériences rejoignent en profondeur la fragilité de l'âme et du corps qui fascinait déjà le poète antique. La romancière se sert de scènes très quotidiennes pour éclairer le passé, les obsessions, la situation sociale de ses personnages, leurs bonheurs et leurs malheurs. Traduit de l'allemand. Du même auteur : Narrateurs sans âmes.
Voici les textes d'une nomade. Voyageant à travers les continents, les mots et les alphabets, Yoko Tawada perçoit et fait percevoir une étrangeté sidérante dans le quotidien moderne : les voyages, les villes, la nourriture, la surface des visages entrevus. Ce que l'on jugeait banal perd de son évidence, devient relief et parfois abîme ; à l'inverse, ce que nous croyons être profondeur de notre pensée occidentale en est ébranlé. La tête n'est qu'une partie du corps qui écrit, caisse de résonance traversée par les voix qui viennent se fixer, en apparence, sur les signes étranges et étrangers que sont les lettres.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.