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Saint Jean de la Croix, poète mystique
Tavard G
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204026796
Pour comprendre Jean de la Croix, il ne faut pas isoler sa poésie de sa théologie ou sa théologie de sa poésie. Des deux, c'est la poésie qui est première, puisqu'elle s'enracine directement dans l'expérience religieuse du saint de la Vieille Castille. Telle qu'elle est abordée ici, cette poésie se structure autour des versions successives du poème central, le " Cantique spirituel ". Faut-il compter une, deux ou trois versions de ce Cantique ? L'auteur dépasse ici les polémiques littéraires et historiques et en profite pour relire non seulement les autres grands poèmes du saint, mais aussi ses poèmes mineurs, le plus souvent négligés par la critique. C'est donc l'ensemble de la poésie qui sert de cadre aux oeuvres théologiques de Jean de la Croix. Et, prises ensemble, la poésie et la théologie ont pour sens d'initier à la mystique dont Jean de la Croix a fait l'expérience. Ainsi relu, le Docteur mystique introduit son lecteur en même temps à une façon de vivre le christianisme qui, par son insistance sur la foi, devrait être de grande portée oecuménique, et à une théologie de la beauté.
Les 20 jours qui ont défait la droite. Considéré à juste titre comme l'un des meilleurs journalistes et analystes politiques français, Guillaume Tabard raconte comment la droite, pourtant majoritaire, s'est échinée à perdre le pouvoir depuis 1958. Elle fait preuve en cette matière d'une grande créativité ; les conflits haineux de personnes (Pompidou/Giscard, Giscard/Chirac, Balladur/Chirac, Juppé/Séguin) s'ajoutant aux divergences idéologiques (libéraux-centristes-gaullistes-ultras), les attaques frontales aux rumeurs et coups bas de toutes sortes qui ponctuent son histoire depuis l'affaire Markovic jusqu'à Clearstream. En vingt chapitres percutants, écrits avec brio, l'auteur raconte un fiasco, toujours recommencé, des divisions fondatrices de la guerre d'Algérie au fiasco de la candidature Fillon en passant par les campagnes présidentielles et certaines déroutes telles l'aventure ubuesque des rénovateurs ; les défaites européennes, la perte de la mairie de Paris ou la dissolution manquée de 1997. Introduction : la droite, ses doutes et ses démons 1- 3 novembre 1959 - De Gaulle ne supporte plus Pinay 2- 14 avril 1962 - Debré paie l'addition de la guerre d'Algérie 3- 10 janvier 1967 - Giscard ose dire " oui, mais " à de Gaulle 4- 6 juillet 1968 - Pompidou licencié, mais Pompidou libéré 5- 23 mai 1972 - Le dernier défi de Chaban à Pompidou 6- 25 août 1976 - Chirac part en guerre contre Giscard 7- 10 mai 1981 - la division offre l'Elysée à Mitterrand 8- 29 janvier 1987 - Chirac referme la parenthèse libérale 9- 13 avril 1989 - Des rénovateurs qui se révèlent bien amateurs 10- 5 mai 1992 - Séguin lance la bataille de Maastricht 11- 25 septembre 1993 - La brouille des " amis de trente ans " 12- 21 avril 1997 - " l'expérience hasardeuse " de la dissolution 13- 1er juin 1997 - triangulaires mortelles avec le Front national 14- 18 mars 2001 - Les clés perdues de l'Hôtel de ville 15- 17 novembre - 2002 - l'UMP inachevée 16- 14 avril 2005 - le crépuscule chiraquien 17- 21 mars 2010 - la désillusion Sarkozy 08 - Sarkozy c'est pas du sérieux 18- 24 janvier 2017 - Fillon ou la défaite impossible 19- Le macronisme peut-il absorber la droite ?
Emmanuel d'Alzon (1810-1880), prêtre de Nîmes, fut vire général du diocèse et fonda deux congrégations religieuses, les Augustins de l'Assomption et les Oblates de l'Assomption. Prédicateur fort demandé, directeur d'un collège secondaire, engagé dans une multitude d'œuvres, il est quelque peu oublié comme auteur spirituel. Il suivit pourtant de près les religieuses contemplatives, surtout à Nîmes et à Montpellier, et il fut un directeur de conscience recherché, surtout par les jeunes filles de plusieurs collèges et par les femmes de la bourgeoisie. Ses nombreuses lettres fournissent des indications précieuses sur sa propre expérience intérieure. Mêlé à tous les mouvements importants qui agitaient la France de son temps, il se souciait aussi de l'état des chrétientés de rite oriental dans l'Empire ottoman à son déclin, et dans les territoires qui, comme la Bulgarie, s'émancipaient alors de la tutelle turque. A travers un langage qui paraît parfois démodé, il reprenait et, à son tour, transmettait les intuitions des grands mystiques catholiques. Son projet de l'unité des chrétiens n'était pas sans rapport avec sa conception du Royaume de Dieu intérieur et extérieur, dans les âmes et dans le monde, et de la vie de la foi qui doit fournir à tous les croyants la véritable clé du Royaume. Centrée sur l'expérience de La Trinité divine et la contemplation de la figure du Christ, sa vision de l'Eglise, qui s'inspirait surtout de saint Augustin et de saint Thomas, était à la fois traditionnelle et étonnamment moderne.
Résumé : " Vers les huit heures on était dans la vieille caisse pourrave de Dan et on roulait comme des cinglés en écoutant NOFX les fenêtres grandes ouvertes pour respirer malgré la chaleur tenace de ce début de soirée, et aussi on tenait à ce que les autres puissent en profiter, que pour une fois dans leurs petites vies chiantes ils puissent écouter de la bonne musique, ne serait-ce qu'une ou deux secondes. " Loin d'être malheureux met en scène des jeunes gens, parfois puérils, parfois désabusés. Avec eux, on suit quelques moments de leur existence ; ils sont souvent en rupture amoureuse et ils le prennent plus ou moins bien. Tout cela se passe de nos jours. Ces textes (nouvelles, ou courts récits) sont très animés et décrivent des moments clés. Guillaume Tavard a une écriture fluide, un regard tendre et plein d'humour. On pense, en le lisant, à la désinvolture élégante de Frédéric Berthet.
Résumé : "Je vous dirai qu'il y a quatre vertus qui portent toutes le nom de modestie. La première, [... ] c'est la bienséance de notre maintien extérieur [... ]. La seconde vertu [... ] est l'intérieure bienséance de notre entendement et de notre volonté [... ]. La troisième modestie consiste en notre conversation et en nos paroles [... ]. La quatrième modestie est l'honnêteté et bienséance des habits, et ses deux vices contraires sont la saleté et la superfluité". Parfait connaisseur du coeur humain, saint François de Sales dénonce avec une ironie doucement implacable les subtils détours de l'égoïsme, et la finesse des analyses psychologiques auxquelles il se livre fait le charme durable de ses Entretiens spirituels.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.
Le christianisme a d'abord vécu comme une religion du martyre. Le lecteur trouvera dans cet essai lumineux les résultats d'une enquête universelle sur l'origine du culte des martyrs. Après avoir exposé les conditions dans lesquelles cette pratique naquit et se développa, le père Delehaye passe en revue ses principaux centres, et fait défiler les portraits de ceux qui, en Orient, en Italie, en Gaule, en Espagne, en Afrique, scellèrent par le sang leur foi envers le Christ. Voici le grand classique bouleversant qui raconte cette épopée. Hippolyte Delehaye (1859-1941) est un prêtre jésuite belge, hagiographe de grand renom et membre de la Société savante des Bollandistes. Préface d'Edina Bozoky
Résumé : "Revenons donc maintenant à notre château aux multiples demeures. Vous ne devez pas vous représenter ces demeures à la queue leu leu, comme en enfilade ; portez plutôt vos regards vers le centre, c'est là qu'est la salle où se tient le Roi, et imaginez cela comme un coeur de palmier auquel il faut ôter, avant d'arriver à ce qui est comestible, plusieurs couches d'écorce qui protègent la chair savoureuse." Dans une langue simple et chaleureuse, Thérèse d'Avila nous exhorte avec émotion à un détachement bienfaisant.