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Henri Bosco - Marc et Denise Blancpain. Correspondance (1948-1975)
Tassel Alain
PU ARTOIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782848324944
Président de l'Alliance française pendant la deuxième moitié du XXe siècle, Marc Blancpain (1909-2001) contribua beaucoup au développement de cette institution chargée d'assurer le rayonnement de la langue et de la culture françaises à l'étranger. C'est à ce titre qu'il rencontra Henri Bosco, président du Comité de l'Alliance française marocaine de 1942 à 1952, avec qui il entretint de solides relations d'amitié. Cette correspondance croisée entre Henri Bosco et ses amis Marc et Denise Blancpain couvre un quart de siècle (1948-1975). Les 118 lettres de ce volume dévoilent la construction d'une amitié profonde. Ces "prestigieux feux d'artifice" ou ces "petits bouts de braise expirant sous la cendre", comme les nomme judicieusement Bosco, frappent par leur spontanéité comme par leur qualité littéraire. Ils révèlent plusieurs facettes de la personnalité de l'épistolier, comme sa passion pour la Provence, la Grèce ou l'Italie, sa faculté à dissiper la gravité du quotidien par le recours à une veine facétieuse, ou encore ses dispositions à la satire et à l'autodérision.
Homme de gauche au service d'un gouvernement de droite,Paul est un haut fonctionnaire atypique, très apprécié ausommet de l'Etat. Pourtant, depuis peu, il s'ennuie. Lespromotions, l'admiration des proches, l'argent ne lui suffisentplus. Ecoeuré par la vacuité du pouvoir, rattrapé par unvertigineux sentiment d'inutilité, il veut vibrer à nouveau.Quand sa fille se fait sermonner par un inconnu au jardind'enfants, Paul laisse exploser sa colère. Aussi surpris quefasciné par la sensation de puissance et de renaissance que luiprocure cette altercation, il se prend à tester les limites de sonimpunité. Peut-il vraiment tout se permettre? Jusqu'où allersans être inquiété? La violence, l'acte gratuit, le meurtre?Fabrice Tassel dresse le portrait glaçant d'un homme dontl'ascension professionnelle s'accompagne d'une descente auxenfers, et sonde les mécanismes d'un monde politique quidévore peu à peu ceux qui le servent.
Ce volume réunit, pour l'essentiel, les contributions présentées à l'Université de Nice - Sophia Antipolis pendant les années universitaires 2007-2008 et 2008-2009 dans le cadre d'un séminaire du CIRCPLES intitulé "L'inscription des valeurs dans la correspondance non fictionnelle". En croisant les aires historiques et culturelles, ces articles mettent en évidence la dimension sociale et idéologique du texte épistolaire. Les onze études privilégient l'analyse des procédures textuelles qui régissent l'élaboration, la localisation et la transmission des valeurs au sein de la lettre.
Ce volume réunit les actes du VIIe colloque international consacré à l'oeuvre d'Henri Bosco qui a été organisé à l'université de Nice-Sophia Antipolis, en mai 2011. Le triptyque des "Souvenirs" d'Henri Bosco Un Oubli moins profond (1961), Le Chemin de Monclar (1962), Le Jardin des trinitaires (1966), complété de manière problématique par Mon Compagnon de songes (1967) se présente comme une exploration de l'enfance de l'écrivain, par le biais d'une série de coupes opérées sur une période allant de la naissance à la douzième année.
Rarement un genre littéraire n'aura soulevé autant d'interrogations, ni suscité autant de méfiance, au point qu'il est aujourd'hui fort peu considéré, malgré son passé prestigieux. Forme hybride, au croisement de l'Histoire et de la fiction, traversé par des questionnements politiques et idéologiques, agité par des débats poétiques, le roman historique, parce qu'il touche à la délicate question de la représentation du passé, ne saurait être un genre figé, alors même que le problème de ses frontières et de ses caractéristiques ne cesse de se poser : en témoignent entre autres les nombreuses réflexions élaborées par les auteurs eux-mêmes, comme si cette veine romanesque ne pouvait exister sans un appareil théorique destiné à le légitimer. Quelles relations se tissent entre les énoncés fictionnels et les énoncés référentiels ? Quel est le statut du personnage historique ? Quelles sont les incidences des rapports variables entre le temps de la diégèse et le temps de l'écriture sur l'économie et les enjeux de cette forme narrative ? Quelles différentes représentations de l'Histoire en découlent ? Lit-on un roman historique comme tout autre roman ? Ce genre vise-t-il à instruire le lecteur, à l'éclairer sur son présent par le biais d'une série d'analogies, ou le conduit-il à adopter des positions idéologiques à la faveur d'une instrumentalisation du passé ? A toutes ces questions, le présent volume, issu du colloque " Pour une approche narratologique du roman historique ", organisé à l'Université de Nice-Sophia Antipolis en mai 2005, apporte des éléments de réponse qui permettent de dessiner une poétique du roman historique enrichie par la diversité des périodes et des aires culturelles envisagées.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.