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L'entreprise comme communauté
Palpacuer Florence ; Taskin Laurent ; Gomez Pierre
NOUVELLE CITE
20,10 €
Épuisé
EAN :9782375823187
Qu'est-ce que l'entreprise, sinon une communauté ? Au moment où on constate un individualisme exacerbé, une financiarisation du management et une mise à distance croissante du travail, cet ouvrage fait le choix de considérer l'entreprise comme une communauté humaine. Une communauté revendiquée par des travailleurs menacés d'être toujours plus isolés des autres (collègues, clients, managers...), parce qu'elle donne du sens au travail collectif. Une communauté mise en cause par certaines formes d'organisation du travail et de management qui délitent les collectifs mais qui reste désirable parce qu'on y trouve les ressorts pour une résistance et pour l'affirmation d'une humanité indispensable à la conduite durable des entreprises. Ouvrant un programme de recherche et alimenté d'études de cas menées au sein d'organisations de secteurs et de tailles différents, cet ouvrage collectif montre qu'il existe des aspirations communautaires dans toute organisation, que celles-ci sont vulnérables à certains modes de gestion et d'organisation, et qu'il est de la responsabilité des directions d'entreprises et au-delà, de l'ensemble des décideurs politiques et institutionnels qui influent sur leur gouvernance, de promouvoir la dynamique commnautaire des organisations. Il démontre aussi l'utilité d'étudier la communauté en sciences de gestion et invite praticiens et chercheurs à réinvestir cette dimension. Un appel argumenté, sans concession, profondément humaniste. Avec les contributions de Vincent Berthelot, Bruno Cazenave, Dominique Coatanea, Sébastien Dérieux, François Gallon, Johan Glaisner, Pierre-Yves Gomez, Olivier Masclef, Florence Palapcuer, Laurent Taskin.
Résumé : Tandis que les médias se focalisent sur les licenciements économiques et sur les plans sociaux devenus "plans de sauvegarde de l'emploi ", les licenciements pour motif personnel (LMP) représentent désormais 70% des licenciements prononcés en France. Les cadres sont les premiers visés, le plus souvent dans les grandes entreprises et dans le secteur des nouvelles technologies. Les auteurs s'appuient sur soixante entretiens avec des DRH, des cadres touchés par le LMP, des représentants syndicaux et des experts - juristes, avocats, inspecteurs du travail, consultants -, pour montrer comment les puissantes logiques de globalisation et de financiarisation ont profondément transformé la relation d'emploi. L'adoption d'un management par le marché, d'origine anglo-saxonne, a donné au LMP une place de premier plan. Moins contraignant juridiquement pour l'entreprise, moins "délicat" en termes d'image, ce dernier se substitue alors à d'autres modalités de départ. En donnant la parole aux cadres, les auteurs mettent au jour des situations très contrastées. Rupture identitaire et risque de précarité pour les uns, séparation négociée et opportunité pour d'autres, les "sorties de cadres" ne se valent pas toutes. Selon qu'ils sont "juniors" ou "seniors", qu'ils appartiennent à l'élite transnationale ou opèrent au niveau local, les cadres sont très inégalement armés pour y faire face. Un livre édifiant sur une pratique de gestion de plus en plus répandue, qui s'inscrit, plus largement, dans les débats contemporains sur les mutations du capitalisme français.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.