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L'entreprise délibérée. Refonder le management par le dialogue
Detchessahar Mathieu ; Clot Yves
NOUVELLE CITE
20,60 €
Épuisé
EAN :9782853139175
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.
L'idée que les entreprises seraient au service de l'intérêt collectif ne va plus de soi. L'épuisement des ressources naturelles, le réchauffement climatique et la chute de la biodiversité résultent en partie de modèles économiques défaillants ; de même, les inégalités sociales sont accentuées par la financiarisation de l'économie. L'ampleur et le caractère systémique de ces défis socio-économiques n'ont pas diminué depuis la signature de l'Accord de Paris sur le climat et la publication de Laudato si'. A travers des regards croisés de la philosophie, de l'histoire, de la théologie et du management, les auteurs analysent les tensions qui empêchent la mise en oeuvre de modèles d'entreprises participatifs et sobres, et ils repensent la raison d'être, la gouvernance et le fonctionnement des entreprises à la lumière du bien commun et de l'écologie intégrale. Alliant la théorie et les pratiques, l'ouvrage s'intéresse non seulement aux principes et à l'imaginaire du bien commun, mais aussi aux actions concrètes : microcrédit, finance durable, actionnariat salarié, codétermination, société à mission sont autant d'initiatives favorisant le respect des impératifs écologiques et sociaux. L'économie de communion et les écovillages témoignent de la diversité des modèles permettant d'allier solidarité et sobriété écologique.
Résumé : Quelles sont les causes de l'absentéisme au travail ? Est-ce que la maladie ou la maternité expliquent à elles seules ces absences ? Pourquoi le niveau d'absentéisme peut-il être si différent selon les secteurs d'activité et selon les organisations ? Les auteurs ont pu étudier ces sujets à travers une recherche de plusieurs années centrée sur l'absentéisme au sein du secteur hospitalier. La demande émanait de plusieurs institutions du secteur (FHF et une de ses implantations locales, le FNP, une ARS) qui voulaient comprendre l'origine du phénomène, les formes qu'il pouvait prendre, et qui étaient désireuses de faire émerger des pistes d'action pour l'enrayer. La recherche a reposé sur un travail de collaboration avec dix établissements de la région Pays-de-la-Loire, en cherchant à la fois à poser un diagnostic sur l'absentéisme et à envisager des actions concrètes pour changer les conditions de travail des agents et les modalités d'organisation au sein des établissements ou des unités de soins. Car c'est bien d'organisation qu'il s'agit. L'absentéisme est un formidable révélateur de dysfonctionnements organisationnels, et c'est sur le plan de la gestion et de l'organisation du travail qu'il faut agir. Le livre constitue une synthèse des travaux de l'équipe de recherche : il vise à expliquer ce qu'est concrètement l'absentéisme, ce qui peut pousser un agent à s'absenter, et donne plusieurs exemples d'actions concrètes qui peuvent être lancées pour mieux maîtriser le phénomène. L'absentéisme est un cri poussé par un agent face à une organisation qu'il ne comprend plus. Le livre nous emmène sur les traces des multiples transformations de l'organisation hospitalière qui ont eu lieu ces dernières années, et qui peuvent au moins en partie expliquer l'occurrence de l'absentéisme. Il s'adresse aussi bien aux étudiants désireux de mieux connaître ce secteur qu'aux acteurs du domaine (directeurs d'hôpital, cadres, soignants, médecins, etc.) à la recherche de points de comparaison ou de pistes d'actions possibles.
Résumé : Il n'y a pas de fatalité au pouvoir de l'économie sur nos vies. Mais il ne suffit pas de s'en indigner ou de s'en atterrer. Encore faut-il changer de paradigme. C'est à cette révolution qu'invite le pape François. C'est cette transformation que propose la pensée sociale de l'Eglise. C'est cette mutation qu'explique et défend ici Mathieu Detchessahar, en bataillant au nom de l'éthique en politique. A l'heure où les mirages du marché tournent aux cauchemars de l'inégalité et où la finance prend le pas sur la décence, cet essai vif et flamboyant contre le libéralisme effréné montre que les altermondialistes les plus radicaux sont peut-être bien catholiques. Un livre appelant des débats rénovés, de nouvelles alliances, un sursaut commun.
On la disait archaïque, dépassée au temps de la globalisation et du Web. Pourtant, l'histoire récente ne cesse de nous ramener à la nation ! L'idée de nation se porte bien au coeur même de l'Europe : l'Angleterre a recouvré sa pleine indépendance, la rapidité et le succès de la réunification allemande font contraste avec les difficultés persistantes de "l'Union" et les nouveaux entrants des pays de l'Est ne cessent d'opposer leurs spécificités culturelles nationales aux velléités unificatrices des règles européennes. Partout, les partis souverainistes gagnent du terrain. Tout se passe comme si la mondialisation économique avait suscité le réveil de peuples qui ne se résolvent pas à la dissolution de leurs libertés politiques dans le marché global. Il faut donc continuer de penser la nation, sans laquelle bon nombre d'enjeux contemporains - migrations, multiculturalisme, souveraineté, démocratie... - sont incompréhensibles. Qu'est-ce donc qu'une nation ? Pour répondre à cette question, ce livre mobilise une tradition intellectuelle rarement convoquée sur ce sujet, la philosophie politique chrétienne. On y découvrira une pensée de la nation qui s'organise constamment dans une tension fructueuse entre le particulier et l'universel. Une pensée qui ouvre un chemin sûr, loin du cosmopolitisme naïf comme de l'exaltation idolâtre, pour comprendre en quoi la nation répond aux besoins et aux désirs des hommes. Spécialiste de théorie des organisations, agrégé des universités, Mathieu Detchessahar est professeur à l'Institut d'économie et de management de l'université de Nantes. Il est membre fondateur du Groupe de recherche anthropologie chrétienne et entreprises (GRACE).
Quand on parle des Pères de l'Eglise, on évoque le plus souvent les noms d'Origène, des Cappadociens, d'Augustin, d'Athanase et de Cyrille, et de bien d'autres encore. Mais, pratiquement, tous sont des lVe et Ve siècles, période fréquemment considérée comme l'âge d'or de la patristique. On oublie un peu facilement les premiers Pères que l'on a justement appelés apostoliques. Il ne faut pas chercher chez eux les types littéraire et théologique des siècles ultérieurs. Les Pères apostoliques appartiennent en effet à une génération qui lit et comprend les Ecritures d'une manière très proche du judaïsme. Ils nous rappellent les origines juives de l'Eglise, de sa théologie et de sa liturgie. Cela est particulièrement illustré dans ce numéro par "Le Pasteur" d'Hermas et par le premier document liturgique patristique, la "Didachè" . J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.