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SOCIOLOGIE DE L'HABITAT CONTEMPORAIN
TAPIE GUY
PARENTHESES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782863646663
L'étroite corrélation entre espace physique et ordre social a été repérée dès les premières heures de la sociologie et de l'anthropologie comme une clé de lecture essentielle des sociétés humaines. De la sociologie durkheimienne aux approches structuraliste et marxiste en passant par l'école de Chicago, chaque courant a développé ses propres outils conceptuels pour décrypter la dimension sociale du double champ de l'espace public et de l'habitat. De même, la sociologie française des années soixante-dix, témoin d'incontestables et profonds changements en matière de composition urbaine et de logement (collectif et individuel), a réaffirmé la spécificité de ce qui sera désigné sous le terme de "sociologie de l'habitat". Aujourd'hui que les modèles référents de la maison individuelle et du grand ensemble (tour, barre) cèdent peu à peu le terrain aux résidences sécurisées et à de nouvelles formes hybrides de logement, la sociologie de l'habitat appelle un renouveau. Inscrit au coeur de ce nouveau contexte, cet ouvrage-bilan, centré sur les pratiques, présente tout à la fois une part de la capitalisation théorique et méthodologique de la discipline, et énonce en la développant une théorie de l'appropriation. Il a été conçu comme un manuel à l'usage de tous ceux qui, toutes disciplines confondues, s'intéressent aux questions de l'habitat.
Résumé : Jean est le plus bel homme que j'aie jamais vu. Grand, blond, sportif, rieur, entouré d'amis, toujours prêt à mesurer sa force à la lutte ou à la course sur les plages désertes de l'Océan. Comment, après l'avoir côtoyé pendant des années, pourrais-je ne pas aimer les hommes ? Mais aussi, hélas, comment pourrais-je en aimer un autre ? Il le faudra bien, pourtant, puisque Jean est mon père.
Les grandes villes françaises sont souvent décrites au travers de leur dynamique socio-économique, de leur histoire, de leur identité, des éléments emblématiques qui les composent (équipements, structures résidentielles, transports collectifs), de leur qualité de vie et, aujourd'hui, de leur place dans la compétition internationale. Elles sont aussi analysées à partir de leurs transformations physiques les plus récentes: de grands projets architecturaux, des systèmes de transports en commun, un renouvellement urbain qui recycle les parties obsolètes (industrie, habitat). À travers les métiers en jeu et leurs organisations, ce livre propose une analyse des coulisses de toutes ces transformations sous différents angles de vues: systèmes de décision, réactivité des professionnels (savoirs et compétences), collectifs de travail avec leurs exigences, leurs conflits et leurs réussites. Biographie de l'auteur Véronique BIAU est architecte-urbaniste de l'État et docteur en sociologie, chercheur à l'École nationale supérieure de Paris-Val de Seine, au Centre de recherche sur l'habitat. Elle est membre depuis 2001 du secrétariat scientifique du Ramau (Réseau activités et métiers de l'architecture et de l'urbanisme). Guy TAPIE est docteur en sociologie, professeur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux et directeur du laboratoire PAVE (Profession, Architecture, Ville, Environnement).
Tapié Alain ; Mathieu Marianne ; Carolis Patrick d
Le musée Marmottan Monet organise, du 27 février au 5 juillet 2020, une exposition intitulée Cezanne et les maîtres. Rêve d'Italie. Pour la première fois, le travail de l'Aixois sera mis en regard de chefs-d'oeuvre des grands maîtres italiens du XVIe au XXe siècle. Ainsi une remarquable sélection de toiles de Cezanne, parmi lesquelles l'iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures mortes, fera face à un rare ensemble de peintures anciennes signées Tintoret, Bassano, le Greco, Giordano, Poussin, Rosa, Munari et, pour les modernes, Boccioni, Carrà, Rosai, Sironi, Soffici, Pirandello ou encore Morandi. Cette manifestation inédite a reçu le soutien exceptionnel de quarante-trois prêteurs : collections particulières ainsi que musées français, canadien, américains, suisse, allemand, écossais, espagnol, japonais et, bien sûr, italiens ont permis de réunir une soixantaine de toiles. Venues du monde entier, ces oeuvres mettent en lumière l'importance de la culture latine dans l'art de Cézanne et la manière dont l'Aixois s'est nourri de l'exemple de ses illustres prédécesseurs pour asseoir une peinture "nouvelle". Elles illustrent également l'influence qu'a exercée à son tour le Français sur les artistes du Novecento.
Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler de Jean Nouvel, Le Corbusier ou Antoni Gaudí, du Centre Pompidou dont l'architecture industrielle en plein centre de Paris créa la polémique au début des années 1970, ou encore du musée Guggenheim à Bilbao ? Si quelques architectes stars et certains bâtiments ont acquis une notoriété médiatique mondiale, l'architecture reste pourtant une discipline peu connue des Français. Considérée d'abord comme un domaine savant d'expression artistique, l'architecture est aussi victime de cette image réductrice, formée pour l'essentiel par les rares références patrimoniales dispensées à l'école. Pourtant, la singularité de l'architecture est de s'éprouver partout, tout le temps, dans un cadre de vie. La consultation, chaque jour plus fréquente, des habitants sur des projets d'urbanisme, la sensibilité croissante aux économies d'énergie, et l'action des médiateurs de l'architecture changent aujourd'hui peu à peu la relation des Français à l'architecture, sinon aux architectes. Dans la tradition de la sociologie des représentations, l'ouvrage restitue les résultats d'une vaste enquête interrogeant différents publics (candidats au concours d'entrée des écoles nationales supérieures d'architecture et étudiants diplômés, architectes en activité, grand public et médiateurs) sur leur connaissance d'une discipline et d'une profession qui engagent le rapport du citoyen à l'espace bâti dans lequel il vit.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.