Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La culture architecturale des Français
Tapie Guy
SCIENCES PO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782724621853
Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler de Jean Nouvel, Le Corbusier ou Antoni Gaudí, du Centre Pompidou dont l'architecture industrielle en plein centre de Paris créa la polémique au début des années 1970, ou encore du musée Guggenheim à Bilbao ? Si quelques architectes stars et certains bâtiments ont acquis une notoriété médiatique mondiale, l'architecture reste pourtant une discipline peu connue des Français. Considérée d'abord comme un domaine savant d'expression artistique, l'architecture est aussi victime de cette image réductrice, formée pour l'essentiel par les rares références patrimoniales dispensées à l'école. Pourtant, la singularité de l'architecture est de s'éprouver partout, tout le temps, dans un cadre de vie. La consultation, chaque jour plus fréquente, des habitants sur des projets d'urbanisme, la sensibilité croissante aux économies d'énergie, et l'action des médiateurs de l'architecture changent aujourd'hui peu à peu la relation des Français à l'architecture, sinon aux architectes. Dans la tradition de la sociologie des représentations, l'ouvrage restitue les résultats d'une vaste enquête interrogeant différents publics (candidats au concours d'entrée des écoles nationales supérieures d'architecture et étudiants diplômés, architectes en activité, grand public et médiateurs) sur leur connaissance d'une discipline et d'une profession qui engagent le rapport du citoyen à l'espace bâti dans lequel il vit.
Résumé : Jean est le plus bel homme que j'aie jamais vu. Grand, blond, sportif, rieur, entouré d'amis, toujours prêt à mesurer sa force à la lutte ou à la course sur les plages désertes de l'Océan. Comment, après l'avoir côtoyé pendant des années, pourrais-je ne pas aimer les hommes ? Mais aussi, hélas, comment pourrais-je en aimer un autre ? Il le faudra bien, pourtant, puisque Jean est mon père.
Les grandes villes françaises sont souvent décrites au travers de leur dynamique socio-économique, de leur histoire, de leur identité, des éléments emblématiques qui les composent (équipements, structures résidentielles, transports collectifs), de leur qualité de vie et, aujourd'hui, de leur place dans la compétition internationale. Elles sont aussi analysées à partir de leurs transformations physiques les plus récentes: de grands projets architecturaux, des systèmes de transports en commun, un renouvellement urbain qui recycle les parties obsolètes (industrie, habitat). À travers les métiers en jeu et leurs organisations, ce livre propose une analyse des coulisses de toutes ces transformations sous différents angles de vues: systèmes de décision, réactivité des professionnels (savoirs et compétences), collectifs de travail avec leurs exigences, leurs conflits et leurs réussites. Biographie de l'auteur Véronique BIAU est architecte-urbaniste de l'État et docteur en sociologie, chercheur à l'École nationale supérieure de Paris-Val de Seine, au Centre de recherche sur l'habitat. Elle est membre depuis 2001 du secrétariat scientifique du Ramau (Réseau activités et métiers de l'architecture et de l'urbanisme). Guy TAPIE est docteur en sociologie, professeur à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux et directeur du laboratoire PAVE (Profession, Architecture, Ville, Environnement).
Résumé : Depuis la naissance de la discipline architecturale, les "stars de l'architecture" alimentent une production prestigieuse, traditionnellement réservée aux élites qui s'affranchissent des frontières des Etats. Depuis la fin du XXe siècle, la globalisation des échanges de services crée un contexte favorable à l'ouverture des marchés du travail de la fabrication du cadre bâti et de l'environnement. Aujourd'hui, des promotions d'étudiants ont plus facilement accès aux études en mobilités, puis aux stages et aux premiers contrats dans d'autres pays. Comment ces générations se saisissent de telles opportunités ? L'ouvrage révèle des explications plurielles : un contexte socio-économique et politique qui dynamise la circulation des compétences ; une diversité de pratiques professionnelles qui élargit la population susceptible de faire carrière à l'étranger ; des aspirations personnelles qui motivent des parcours hors de son pays d'origine. Des portraits, expériences, situations de travail, rendent compte des réalités vécues par les architectes. L'enquête sociologique menée par Laura Brown, entre 2013 et 2017 sur l'internationalisation des pratiques, révèle une facette originale et méconnue de la profession, qui anticipe un monde professionnel sans frontières.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.