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Le grand bazar ou l'Europe face à l'immigration
Tandonnet Maxime
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747516754
L'Europe est confrontée à une poussée massive de l'immigration de désespoir, liée à la paupérisation et à la déstabilisation de nombreuses régions de la planète, qui se traduit par une augmentation considérable des entrées illégales et des demandes d'asile dans l'Union européenne. En parallèle, le déclin démographique de l'Europe met en évidence le recours nécessaire à l'immigration pour compenser le vieillissement des populations. Ces phénomènes s'accompagnent d'une flambée spectaculaire de la " haine " sur le vieux continent, que les événements du 11 septembre 2001 risquent d'attiser, et de tensions politiques entre les Etats dues aux mouvements migratoires. Paralysée par ses divergences, ses égoïsmes nationaux, la lourdeur et la complexité de ses institutions issues du traité d'Amsterdam, l'Europe se révèle aujourd'hui incapable de relever ce grand défi du XXIe siècle, mis en exergue par l'ONU dans son célèbre rapport du 21 mars 2000 sur les " migrations de remplacement ". La crise des banlieues en France qui résulte de l'exclusion et d'une effarante concentration de populations d'origine immigrée dans certaines enclaves, souligne à quelles situations inextricables peut conduire l'absence, pendant plusieurs décennies, d'une politique d'immigration cohérente. L'auteur qui renvoie dos à dos les idéologies extrêmes, l'angélisme comme la xénophobie, propose une troisième voie pour tenter de sortir de l'impasse, fondée sur un renouveau des valeurs démocratiques, le principe d'un accord de volonté, entre le migrant et l'Etat d'accueil, une solidarité européenne renforcée, et enfin, une relance du dialogue Nord-Sud.
Haut fonctionnaire et auteur de nombreux ouvrages historiques et d'actualité, Maxime Tandonnet a été l'un des proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur et à l'Élysée.
En France, l'immigration fait figure de sujet tabou. Les manipulations, dogmes, mensonges avérés sur les chiffres, interdisent tout débat sérieux et serein sur un thème essentiel pour l'avenir des Français. D'où ce livre sans parti pris, bien documenté, guidé par la seule ambition de la vérité. L'augmentation des flux migratoires sur la France s'accélère fortement depuis une décennie. L'aggravation du chaos planétaire, cause des grands mouvements de populations, donne à penser que ce phénomène n'en est qu'à ses débuts. Empêtré depuis quarante ans dans ses contradictions et ses renoncements - notamment au principe d'assimilation - l'État semble dépassé par les événements et rien ne prouve que les réformes courageuses mais bien insuffisantes entreprises en 2003 suffiront pour inverser la tendance. Le discours dominant qui prône l'ouverture des frontières à de grands mouvements de populations régénérateurs et la promotion d'une société multiculturelle, ou " plurielle ", se heurtent désormais à la réalité : celle d'une France fragmentée, communautarisée, en proie à la montée de la violence ethnico-religieuse, à l'islamisme, à un nouveau racisme " multiforme ", dont les 800 cités ghettos sont désormais le foyer. Hypothéquant son avenir, la France des années 2000 reproduit, en pire, les errements de quarante ans d'immigration mal gérée qui ont conduit à cette situation. L'auteur dresse un tableau réaliste du paysage français de l'immigration. Il présente les conséquences de la suppression des contrôles aux frontières nationales par le traité de Schengen. Il dénonce le transfert complet de la compétence politique à Bruxelles en matière d'immigration, imposé par les traités européen, scellé par le projet de Constitution européenne, qui condamne les gouvernements à l'immobilisme dans un contexte de plus en plus tourmenté et à la veille du nouveau défi migratoire que représenterait l'adhésion de la Turquie à l'Union. Il propose enfin de repenser les fondements de la politique française en se donnant les moyens de mettre fin aux entrées illégales, en organisant l'immigration sur la base de contingents qui seraient votés par la Nation à travers son Parlement, en restaurant le principe d'assimilation, et en plaçant la question des migrations au c?ur d'un nouveau dialogue Nord-Sud.
Depuis 40 ans, la France accueille chaque année des milliers de migrants, au titre du travail, du droit d'asile ou de l'immigration familiale, et ce sans toujours proposer le minimum nécessaire à leur intégration: un emploi et un logement. Les élites françaises et les milieux privilégiés encouragent cette ouverture au nom de la libre circulation et des droits de l'homme. N'est-il pas acquis, une fois pour toutes, que l'immigration est un facteur de modernité, de diversité culturelle? Or, dans le même temps, la "France d'en-haut" se voit préservée dans sa quiétude du fait de la ghettoïsation des migrants et de leurs descendants. Les bons sentiments, oui; la promiscuité, non... Le résultat est là: 630 cités sont aujourd'hui "sensibles" (elles étaient une centaine en 1990). Ce principe d'"ouverture excluante" installe peu à peu une sorte d'apartheid français, un climat de déchirement, dont les événements de l'automne 2005 n'ont été que les prémices. L'immigration qui aurait dû être "une chance pour la France" se referme sur elle comme un piège... Dans le même temps, une partie de la jeunesse des pays pauvres, poussée par la détresse, trompée par des filières criminelles, s'abandonne à l'illusion de l'émigration à tout prix. Comment sortir de ce chaos? Comment réconcilier la France avec son immigration? Ce livre repose sur la conviction que la fatalité n'existe pas. A condition d'affronter enfin les questions qui fâchent: existe-t-il un seuil au-delà duquel un pays ne parvient plus à intégrer de nouveaux arrivants? Quel avenir pour l'immigration "choisie"? Le co-développement, mythe ou réalité? Entre le dogme irrecevable de "l'immigration zéro" et l'ouverture générale des frontières, il y a place pour une troisième voie. Les années à venir seront cruciales.
Résumé : Bien avant DSK et Cahuzac, les politiques défrayaient la chronique ! Que ce soit Albert de Broglie, Joseph Caillaux, Alexandre Millerand, André Tardieu, Jules Moch, Georges Bidault, Michel Poniatowski ou encore Edith Cresson, tous ont déchaîné les passions, tutoyé les sommets, avant de subir les affres de la chute. Ces personnalités ont pourtant servi au plus haut niveau de l'Etat et ont joué un rôle parfois décisif dans l'histoire de notre pays, avant d'être tour à tour trahies, abandonnées et diabolisées, à l'exemple de Jules Moch. Ce socialiste féru d'ordre, plusieurs fois ministre sous la IVe République, a compté parmi les quatre-vingts parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, a pris une part active à la reconstruction et au refus du stalinisme, avant de sombrer en raison de sa gestion musclée des grèves de 1948. Intelligence, esprit visionnaire, force de caractère et sens du bien commun font souvent de ces incompris, bannis de l'Histoire, des personnages hors normes. Sans chercher à les réhabiliter, Maxime Tandonnet en dresse des portraits dont la force est de mêler vie intime et convictions publiques. Il mène également, à travers ces huit maudits, une réflexion sur le monde politique et s'interroge sur la notion d'homme d'Etat.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.