Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Récits complets : Le jeu de l'envers ; Petits malentendus sans importance ; L'ange noir
Tabucchi Antonio
BOURGOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782267013115
Je n'ai jamais plus relu mes recueils de nouvelles. Parce que Je n'aime pas relire mes livres. Et parce qu'ils me donnent la mélancolie. Alors, je me pose la question : ces personnages, ces créatures qui m'ont visité, où se trouvent-ils à présent ? Je l'ignore. Peut-être dans une vieille mansarde de la périphérie du monde, ou dans un trou de serrure rouillée, ou dans une quelconque portion du ciel, ou peut-être sur un nuage blanc et léger qui traverse le ciel par une matinée de juin. Et voilà que mon ami Christian Bourgois m'invite à réfléchir sur les livres qui ont fait partie de ma vie. Comment dire non à une personne aussi gentille que Christian ? " Ecoute, Christian, lui ai-je dit, je ne sais pas écrire sur moi-même, je suis incapable de réfléchir, je ne tiendrai jamais un journal, je suis un homme anarchique et irréfléchi. " Et lui, il m'a dit : " Eh bien, écris une note irréfléchie. " C'est ainsi que j'écris ces quelques lignes. Combien de personnes sommes-nous dans la vie qu'il nous est donné de vivre ? Beaucoup. Je crois, beaucoup. Il suffit de voir les photographies de nos époques passées, ces photographies qui ont tant fait méditer Roland Barthes. Et donc, ce Moi d'aujourd'hui est-il le Moi que je fus ? Le Moi qui pensait aux malentendus (équivoques) baroques qui guident le monde (Petits Malentendus sans importance), le Moi qui pensait à l'envers de l'existence et à ses zones obscures (Le Jeu de l'envers), le Moi qui regardait le monde avec des lunettes fumées (L'Ange noir) ? Images fugaces que la littérature fixe à jamais, comme les plaques photographiques. Des récits contre le malaise de la vie, contre la difficulté d'être, contre le Temps. Parce que, comme le disait un grand écrivain que j'admire, Julio Cortazar, l'écrivain de nouvelles sait que le temps n'est pas son ami.
A qui et dans quelles circonstances Pereira raconte-t-il le mois crucial de sa vie, un fatidique mois d'août de 1938 ? La réponse à cette question n'est pas donnée, elle est livrée aux suppositions du lecteur. Mais Pereira est un témoin précis et, avec une minutie obstinée, il raconte, comme dans une déposition, un moment tragique de son existence et de l'histoire européenne. Sur fond de salazarisme portugais, de fascisme italien et de guerre civile espagnole, on découvre l'histoire de la prise de conscience d'un vieux journaliste solitaire.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.