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Chronique burgonde
Szentkuthy Miklos
SEUIL
19,40 €
Épuisé
EAN :9782020229319
Entre 1942 et 1956, Miklós Szentkuthy n'écrit aucun roman, fût-ce - selon la formule de l'époque - " pour le tiroir ". Quatorze ans de presque silence. Il découvre alors par hasard le huitième tome de L'Histoire de France de Michelet. Alerté par quelques passages relatifs à l'excommunication de liège au XVe siècle, le géant hongrois s'y attarde, annotant, parcourant, revisitant. De cette mosaïque infinie de notules naissent les quatre-vingts " très riches heureuses " de la Chronique burgonde. Où l'on retrouve - mais comme en mineur, sur le mode ébloui et minutieux de la miniature - le ton particulier des variations Szentkuthy. En alerte spirituelle. En quête d'une note toujours plus juste - fût-elle folle. Cherchant, comme il l'indiquait lui-même, le " classicisme spontané de désespoir ".
Szentkuthy Miklos ; Kassai Georges ; Sctrick Rober
Quatrième partie du Bréviaire de Saint Orphée (les trois premières ont toutes été publiées chez Phébus, à savoir : En marge de Casanova - 1991 -, Renaissance noire - 1991 - et Escorial - 1993), Europa minor (1941) met en scène Elizabeth Tudor - Elizabeth d'Angleterre. La reine, après avoir éconduit le roi 1er d'Espagne, Philippe II, lui adresse une lettre dans laquelle elle lui rend compte de ses récentes lectures (les livres lui ont été rapportés d'Asie par une expédition qu'elle avait financée) : Genji , le premier grand roman japonais, Akbar, une histoire d'amour persane, et des extraits d'un livre d'histoire mongole traitant de Gengis Khan. La lettre de la reine est truffée de commentaires historiques et psychologiques hautement spirituels. C'est un véritable feu d'artifices d'affirmations paradoxales et de faux anachronismes où sublime et trivial se côtoient constamment.Avec Europa minor, Miklós Szentkuthy nous prouve, si besoin était, qu'en littérature il ose tout et réussit tout ce qu'il ose. D'ailleurs le démiurge hongrois ne disait-il pas : «J'ai toujours voulu tout voir, tout lire, tout penser, tout rêver, tout avaler !». Et cette volonté, ce désir, cette aptitude à tout saisir et à tout métamorphoser il les met au service de ses textes, dont cet Europa minor. Il crée un monde qui n'appartient qu'à lui. Livre inouï par la manière qu'a l'auteur d'embrasser civilisations et destinées particulières, de faire se rencontrer les cultures les plus opposées. Szentkuthy nous donne à lire, à entendre un opéra baroque où la moindre digression, génialement menée, prend corps et est un continent à elle seule.
Résumé : "Puisque la pensée m'apparaît comme la galaxie éternelle et toujours neuve des myriades de nuances que présente le monde, et puisqu'en premier et dernier lieu, je suis un penseur (et non un être vivant), il me faut fixer tant bien que mal cet amas stellaire, en le déformant certes, et en assumant pleinement les paradoxes et les vides stylistiques inhérents à toute description. La vraie réponse intellectuelle au monde ne saurait être mythe ou philosophie, roman ou essai ; ce sont là fictions isolées, narcissismes irrationnels, jeux ou - dans le meilleur des cas - "tendres langueurs" selon l'expression propre à l'un des fils du vieux Bach. Non, la seule réponse, c'est la restitution pleine et entière de la vie, avec tous ses phénomènes vibratiles, ses chaînes d'associations infinies et ses millions de variantes mentales ! Qu'une telle approche puisse être taxée de "rêve romantique de la totalité" en dit long sur le mépris de nos contemporains..."
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?