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Le bréviaire de Saint-Orphée Tome 4 : Europa minor
Szentkuthy Miklos ; Kassai Georges ; Sctrick Rober
PHEBUS
20,30 €
Épuisé
EAN :9782752902115
Quatrième partie du Bréviaire de Saint Orphée (les trois premières ont toutes été publiées chez Phébus, à savoir : En marge de Casanova - 1991 -, Renaissance noire - 1991 - et Escorial - 1993), Europa minor (1941) met en scène Elizabeth Tudor - Elizabeth d'Angleterre. La reine, après avoir éconduit le roi 1er d'Espagne, Philippe II, lui adresse une lettre dans laquelle elle lui rend compte de ses récentes lectures (les livres lui ont été rapportés d'Asie par une expédition qu'elle avait financée) : Genji , le premier grand roman japonais, Akbar, une histoire d'amour persane, et des extraits d'un livre d'histoire mongole traitant de Gengis Khan. La lettre de la reine est truffée de commentaires historiques et psychologiques hautement spirituels. C'est un véritable feu d'artifices d'affirmations paradoxales et de faux anachronismes où sublime et trivial se côtoient constamment.Avec Europa minor, Miklós Szentkuthy nous prouve, si besoin était, qu'en littérature il ose tout et réussit tout ce qu'il ose. D'ailleurs le démiurge hongrois ne disait-il pas : «J'ai toujours voulu tout voir, tout lire, tout penser, tout rêver, tout avaler !». Et cette volonté, ce désir, cette aptitude à tout saisir et à tout métamorphoser il les met au service de ses textes, dont cet Europa minor. Il crée un monde qui n'appartient qu'à lui. Livre inouï par la manière qu'a l'auteur d'embrasser civilisations et destinées particulières, de faire se rencontrer les cultures les plus opposées. Szentkuthy nous donne à lire, à entendre un opéra baroque où la moindre digression, génialement menée, prend corps et est un continent à elle seule.
Résumé : Avec cette autobiographie d'un genre résolument provocant, l'" Ogre de Budapest " (ainsi que le dénommait André Velter dans les colonnes du Monde) nous offre beaucoup plus que l'histoire de sa vie (1908-1988). Si un livre peut en cacher un autre - ou plusieurs autres -, c'est celui-ci : que l'on pourra lire selon son humeur comme l'autoportrait d'une Europe (celle du cosmopolitisme danubien) promise à la ruine, comme le scénario d'un siècle frénétique évoqué en mille vignettes nostalgiques ou assassines, comme une odyssée des travestissements de l'esprit, comme un récit-labyrinthe où se télescoperaient les époques - et où Borges lui-même perdrait pied avec délices. Au total, l'aventure exemplaire d'un intellectuel non conformiste de la Mitteleuropa né dans ce qu'on appelle la Belle Epoque, qui manqua d'une douzaine d'années le tournant du millénaire (d'une mauvaise farce à l'autre) et qui toujours rua dans les brancards. Ce " roman vrai " (publié à Budapest l'année de la mort de l'auteur), signé par un génie baroque que la critique tour à tour égala aux plus grands (Rabelais, Proust, Joyce), figure aujourd'hui parmi les classiques de la littérature de l'Est. Ajoutons qu'il est désormais une raison, particulière, de le lire jusqu'à plus soif : il tire le portrait posthume de cette Europe des confins qui incarna jusqu'aux années trente un vaste rêve de culture, de tolérance, de liberté (de libertinage) et d'insoumission. Szentkuthy nous rappelle ici comment nous avons, par lâcheté et sottise, étranglé la beauté. Et nous fait savoir, d'expérience, que la victime a quelques moyens de se venger.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....