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LES DEBUTS DES MATHEMATIQUES GRECQUES
SZABO
VRIN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782711606917
Dans cette étude magistrale publiée en 1969, Árpád Szabó, spécialiste hongrois de philologie et de science hellénique, soumet la terminologie euclidienne à un examen historique visant à faire ressortir le rapport entre la logique des Eléates et la naissance des mathématiques grecques. L'analyse linguistique d'un passage méconnu du Théétète permet de proposer une interprétation originale de la genèse du concept mathématique de " dynamis ", et d'établir que les définitions, axiomes et postulats présentés dans les Eléments d'Euclide ou dans le Théétète de Platon proviendraient de théories élaborées au Ve siècle par les Pythagoriciens en opposition aux Eléates. Les expressions techniques employées par les Grecs dans la théorie des proportions géométriques auraient d'ailleurs été forgées à partir de considérations pythagoriciennes sur la théorie de la musique. Árpád Szabó a approfondi son étude de la formalisation des mathématiques et de la méthode déductive dans L'aube des mathématiques grecques ainsi que dans Les débuts de l'astronomie, de la géographie et de la trigonométrie chez les Grecs (en collaboration avec Erkka Maula).
Après les deux premiers livres déjà publiés aux éditions Vrin, cet ouvrage est le troisième volet consacré par l'auteur à ses recherches sur les débuts de la science grecque. La matière est traitée en quatre parties et trois appendices. Les deux premières parties portent sur la contribution de l'astronomie au développement de la géométrie euclidienne et de la trigonométrie, ainsi que sur l'apport de la musique à la théorie des proportions, qui est une partie centrale des mathématiques grecques. La troisième est consacrée à la préhistoire de l'irrationalité mathématique et à ses liens avec la géométrie des aires. La quatrième examine l'influence de la philosophie éléate sur la constitution du système euclidien de la géométrie et de ses principes. Les appendices développent le passage mathématique du Théétète de Platon, la théorie préeudoxéenne des proportions et le problème de ce qu'on appelle l'" algèbre géométrique " des grecs.
Résumé : La Porte est une confession. La narratrice y retrace sa relation avec Emerence Szeredás, qui fut sa domestique pendant vingt ans. Tous les oppose : l'une est jeune, l'autre âgée ; l'une sait à peine lire, l'autre ne vit que par les mots ; l'une est forte tête mais d'une humilité rare, l'autre a l'orgueil de l'intellectuelle. Emerence revendique farouchement sa liberté, ses silences, sa solitude, et refuse à quiconque l'accès à son domicile. Quels secrets se cachent derrière la porte ?
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.