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Système touristique et culture technique dans l'Arc lémanique. Analyse d'une success story et de ses
Humair Cédric ; Gigase Marc ; Lapointe Guigoz Juli
ALPHIL
32,00 €
Épuisé
EAN :9782889300099
Tourisme et technique. Bizarre autant qu'inattendu, ce couple ignoré de l'historiographie joue pourtant un rôle central dans le succès économique d'une des régions les plus visitées d'Europe au XIXe siècle : l'Arc lémanique ou "Lake Geneva Region". Tandis que la modernité technique est au coeur de la qualité de l'offre touristique et de sa mise en valeur publicitaire, l'épanouissement du tourisme stimule l'évolution technique, faisant de l'Arc lémanique une région pionnière dans de nombreux domaines. De l'arrivée du chemin de fer, dans les années 1850, aux premiers meetings aériens de la Belle Epoque, en passant par l'éclairage électrique des palaces, cet ouvrage retrace la success story du système touristique lémanique dans ses trois principales composantes du transport, de l'hébergement et du divertissement. Il souligne la densité des réseaux sociaux tissés par les acteurs touristiques comme un atout essentiel à leur réussite. Les synergies entre tourisme et technique ont généré de multiples effets d'entraînement, stimulant d'autres branches d'activité, dont l'industrie et la banque. A la veille du premier conflit mondial, le tourisme fonctionne comme un véritable leading sector, transformant l'économie lémanique en un eldorado pour investisseurs en quête de profits. Cette réalité détonne avec l'étiquette de région économiquement sous-développée que l'historiographie, obnubilée par le critère de l'industrialisation, lui a collée jusqu'à présent.
John Holt poursuit dans ce livre ses réflexions sur l'apprentissage initiées dans Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec. Cette fois, il s'intéresse aux modes d'apprentissage des jeunes, voire très jeunes enfants d'âge préscolaire qu'il observe avec beaucoup de finesse et de tendresse. Comme pour Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec, les commentaires additionnels de l'auteur sans complaisance, vingt ans après la première parution, enrichissent encore davantage son propos. Holt fut l'un des premiers à affirmer et démontrer que chez les très jeunes enfants, apprendre est aussi naturel que respirer. Ce livre explique comment et pourquoi nous apprenons à parler, à lire, à compter ou à raisonner. Il évoque l'importance fondamentale du sens des apprentissages et de la motivation intrinsèque de comprendre le monde qui nous entoure. Paru initialement il y a plus de 50 ans, son message est toujours d'actualité, peut-être plus que jamais. Il questionne et bouscule notre vision de l'école, des apprentissages, et plus largement des enfants et de l'éducation. "Ce que je veux dire, c'est que lorsqu'ils apprennent comme ils l'entendent et pour des raisons qui leur appartiennent, les enfants peuvent apprendre bien plus vite et bien plus efficacement que nous ne pourrions le leur enseigner ; et on peut se permettre de jeter aux orties nos programmes et nos emplois du temps, et les laisser libres [...] d'apprendre par eux-mêmes".
Si nous ne sommes pas un peuple de marins, nous n'en avons pas moins nos explorateurs et nos colonisateurs. Nos commerçants sont établis sur tous les points du globe". Tenu en 1891, ce discours du conseiller fédéral Numa Droz affiche fièrement la contribution suisse à l'entreprise colonisatrice européenne. Soixante ans plus tard, un autre conseiller fédéral, Nello Celio, lui fait écho en affirmant que ses ancêtres ont bâti un véritable "empire extérieur" au XIXe siècle. Effectivement, entre 1857 et 1914, la Suisse s'est affirmée comme une puissance économique. Des hommes, des produits et des capitaux ont été exportés dans le monde entier, contribuant à un rapide enrichissement. Et cette expansion s'est accompagnée d'une montée en puissance commerciale, diplomatique et militaire de la Confédération. De sorte qu'à la veille du premier conflit mondial, le statut international de la Suisse n'est plus en rapport avec la petitesse de son territoire et de sa population. Mais quels sont les fondements d'un tel succès ? Comment a-t-il pu se dessiner dans un monde dominé par les grands empires européens ? Des questions au coeur de ce deuxième tome consacré aux relations extérieures de la Suisse.
La loi de démocratie de proximité, adoptée en février 2002, encourage fortement ou impose, selon les cas, la création de quartiers de démocratie locale. Pour la première fois depuis la Révolution, on choisit de découper un des territoires de la République, en l'occurrence le plus petit, la commune. Cette loi institue une recomposition territoriale et une redistribution des pouvoirs au sein du système politique local. Le quartier devient un territoire à définir par et pour le gouvernement de la ville, un territoire à construire pour une nouvelle " démocratie de proximité ". La genèse idéologique et juridique, la production territoriale et l'usage sociopolitique de ces nouveaux quartiers soulèvent de nombreuses questions, notamment dans l'agglomération parisienne. Ils pourraient favoriser des dynamiques où la commune ne serait plus intouchable, mais aussi créer de nouvelles formes de ségrégation territoriale. C'est donc l'occasion rare de voir comment une société démocratique construit et utilise ses territoires. La façon dont elle les perçoit, les découpe, les structure, nous apprend beaucoup sur son fonctionnement, ses objectifs, ses rêves, ses limites, ses travers, et peut-être, son devenir. C'est analyser une démocratie au prisme de ses territoires.
La nation suisse n'existe pas, si ce n'est comme un espace géographique sur la carte européenne. Tel est le constat dressé en 1814 par Stratford Canning, envoyé spécial britannique en Suisse. Désunis, tiraillés entre des intérêts divergents, les cantons se montrent incapables de reconstruire un Etat commun. La Suisse va-t-elle disparaître ? Soucieuses de la stabilité géopolitique de l'Europe, les grandes puissances ne le tolèrent pas. Sous leur pression, le Pacte de 1815 donne naissance à une nouvelle Confédération. Sa souveraineté reste toutefois très relative : au protectorat français succède la tutelle des signataires du traité de Vienne. Un demi-siècle plus tard, la Confédération s'est défaite du statut d'Etat tampon sous influence pour s'affirmer comme un petit Etat neutre et indépendant. Emblématique, le traité négocié à Paris en 1857 contraint l'aigle prussien à retirer ses serres de Neuchâtel, marquant la fin définitive d'une ingérence étrangère en terres helvétiques. Ce livre retrace le chemin parcouru en analysant les moteurs de la construction d'une Suisse pleinement souveraine.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.