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La Suisse et les Empires. Affirmation d'une puissance économique (1857-1914)
Humair Cédric
LIVREO ALPHIL
14,00 €
Épuisé
EAN :9782889502479
Si nous ne sommes pas un peuple de marins, nous n'en avons pas moins nos explorateurs et nos colonisateurs. Nos commerçants sont établis sur tous les points du globe". Tenu en 1891, ce discours du conseiller fédéral Numa Droz affiche fièrement la contribution suisse à l'entreprise colonisatrice européenne. Soixante ans plus tard, un autre conseiller fédéral, Nello Celio, lui fait écho en affirmant que ses ancêtres ont bâti un véritable "empire extérieur" au XIXe siècle. Effectivement, entre 1857 et 1914, la Suisse s'est affirmée comme une puissance économique. Des hommes, des produits et des capitaux ont été exportés dans le monde entier, contribuant à un rapide enrichissement. Et cette expansion s'est accompagnée d'une montée en puissance commerciale, diplomatique et militaire de la Confédération. De sorte qu'à la veille du premier conflit mondial, le statut international de la Suisse n'est plus en rapport avec la petitesse de son territoire et de sa population. Mais quels sont les fondements d'un tel succès ? Comment a-t-il pu se dessiner dans un monde dominé par les grands empires européens ? Des questions au coeur de ce deuxième tome consacré aux relations extérieures de la Suisse.
John Holt poursuit dans ce livre ses réflexions sur l'apprentissage initiées dans Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec. Cette fois, il s'intéresse aux modes d'apprentissage des jeunes, voire très jeunes enfants d'âge préscolaire qu'il observe avec beaucoup de finesse et de tendresse. Comme pour Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec, les commentaires additionnels de l'auteur sans complaisance, vingt ans après la première parution, enrichissent encore davantage son propos. Holt fut l'un des premiers à affirmer et démontrer que chez les très jeunes enfants, apprendre est aussi naturel que respirer. Ce livre explique comment et pourquoi nous apprenons à parler, à lire, à compter ou à raisonner. Il évoque l'importance fondamentale du sens des apprentissages et de la motivation intrinsèque de comprendre le monde qui nous entoure. Paru initialement il y a plus de 50 ans, son message est toujours d'actualité, peut-être plus que jamais. Il questionne et bouscule notre vision de l'école, des apprentissages, et plus largement des enfants et de l'éducation. "Ce que je veux dire, c'est que lorsqu'ils apprennent comme ils l'entendent et pour des raisons qui leur appartiennent, les enfants peuvent apprendre bien plus vite et bien plus efficacement que nous ne pourrions le leur enseigner ; et on peut se permettre de jeter aux orties nos programmes et nos emplois du temps, et les laisser libres [...] d'apprendre par eux-mêmes".
De nos jours, on accuse les parents d'être tout à la fois laxistes et trop protecteurs, incapables de poser des limites, paniqués à l'idée que leurs enfants échouent. On dit des jeunes qu'ils sont narcissiques, qu'ils se croient tout permis. Alfie Kohn démonte méthodiquement ces croyances ; il ne se contente pas de remettre en cause les affirmations factuellement erronées, il dévoile aussi l'idéologie dérangeante qu'elles cachent. De récentes recherches révèlent que la parentalité hélicoptère est plutôt rare, et que lorsqu'elle existe, elle fait étonnamment plus de bien que de mal. Kohn fait valoir que la plus grande menace qui pèse sur le développement d'un enfant, c'est un style parental trop contrôlant, et non trop indulgent. Sur le même ton vivant et anticonformiste que dans son précédent livre traduit en français Aimer nos enfants inconditionnellement, Kohn s'appuie sur un grand nombre de données scientifiques et sociologiques - tout autant que sur l'humour et la logique - pour questionner les affirmations qui surgissent dans la presse grand public américaine avec une régularité de métronome : les jeunes ont la grosse tête ; ils reçoivent des récompenses, des compliments et des bonnes notes beaucoup trop facilement ; davantage d'autodiscipline ne leur ferait pas de mal, et il faudrait qu'ils en bavent un peu plus. Ces croyances conservatrices sont souvent acceptées sans broncher, y compris par des gens dont les opinions politiques sont plutôt progressistes. En France aussi on entend les mêmes antiennes : "On n'a rien sans rien", "Si tu crois que ça va te tomber tout cuit dans le bec", "Dans la vie, il faut toujours un perdant", bref ; cette idée qu'il ne faudrait pas que la vie des enfants soit trop facile est tout aussi prégnante - et délétère. Repli sur soi et peur de l'autre, accroissement vertigineux des inégalités, crise écologique et autres bouleversements sociétaux : ce livre tombe à pic, car il est grand temps de changer notre regard sur les jeunes si on veut qu'ils deviennent des adultes capables de relever les défis qui les attendent.
Avec les défis du changement climatique et les difficultés d'approvisionnement en électricité et en gaz, le début du 21e siècle rappelle avec force la place centrale de l'énergie dans nos sociétés contemporaines. En réalité, toute l'histoire de l'humanité est étroitement liée à la disponibilité de cette ressource capitale. L'énergie a conditionné des phénomènes fondamentaux tels que l'industrialisation ou la mondialisation, et a façonné nos paysages comme nos modes de vie. Ce livre retrace le développement du système énergétique en Suisse entre 1800 et 2024, parcourant l'apparition successive et la superposition des différentes ressources mobilisées, du bois au solaire en passant par le pétrole et l'électricité. Comment la consommation et le mix énergétique ont-ils évolué et pourquoi ? Quel rôle les différents acteurs sociaux, politiques et économiques ont-ils joué? Quelles sont les spécificités énergétiques de la Suisse en comparaison internationale ? Un questionnement qui a pour vocation d'éclairer les débats actuels avec un regard historique.
La loi de démocratie de proximité, adoptée en février 2002, encourage fortement ou impose, selon les cas, la création de quartiers de démocratie locale. Pour la première fois depuis la Révolution, on choisit de découper un des territoires de la République, en l'occurrence le plus petit, la commune. Cette loi institue une recomposition territoriale et une redistribution des pouvoirs au sein du système politique local. Le quartier devient un territoire à définir par et pour le gouvernement de la ville, un territoire à construire pour une nouvelle " démocratie de proximité ". La genèse idéologique et juridique, la production territoriale et l'usage sociopolitique de ces nouveaux quartiers soulèvent de nombreuses questions, notamment dans l'agglomération parisienne. Ils pourraient favoriser des dynamiques où la commune ne serait plus intouchable, mais aussi créer de nouvelles formes de ségrégation territoriale. C'est donc l'occasion rare de voir comment une société démocratique construit et utilise ses territoires. La façon dont elle les perçoit, les découpe, les structure, nous apprend beaucoup sur son fonctionnement, ses objectifs, ses rêves, ses limites, ses travers, et peut-être, son devenir. C'est analyser une démocratie au prisme de ses territoires.
La production mondiale de montres se concentre aujourd'hui essentiellement dans trois pays : la Suisse, le Japon et la Chine. Cette industrie est dominée par une dizaine de grandes entreprises, la plupart organisées à l'échelle globale, à l'exemple de Swatch Group, Richemont, LVMH, Seiko et Fossil. Par ailleurs, des pays comme la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et la Russie ont vu disparaître la fabrication industrielle de montres de leur territoire au cours du XXe siècle. Dans le même temps, Hong Kong est passé d'un statut de sous-traitant de composants de montres à celui d'intermédiaire entre les usines chinoises et le marché mondial. L'évolution et la transformation de l'industrie horlogère mondiale du milieu du XIXe siècle à nos jours fait l'objet de cet ouvrage, qui offre pour la première fois une histoire globale de ce secteur. Il met en lumière les conditions qui ont permis à la production de montres de toucher le monde entier et explique comment des entreprises multinationales ont peu à peu émergé pour dominer cette industrie.
C'est bien". Ce 15 avril 1945, Ruth Fayon est libérée par la 2e armée britannique. Elle a survécu à l'horreur de l'extermination des juifs par les nazis. Mais l'adolescente juive originaire de Tchécoslovaquie n'a pas la force de se réjouir. Elle est clouée sur sa paillasse puante du camp de Bergen-Belsen où les nazis, en pleine débandade l'ont déportée avec sa mère et sa soeur. Ruth, 16 ans, est à bout de force. Elle ne peut que lâcher ces quelques mots avant de sombrer dans le coma. "Je ne pesais plus que 30 kilos", raconte aujourd'hui cette Genevoise d'adoption dans un témoignage exceptionnel qui retrace son parcours dans l'enfer de la Shoah. Theresienstadt, Birkenau, Hambourg et Bergen-Belsen... Celle qui est née à Karlsbad en 1928 est passée par les pires camps de concentration et d'extermination du régime hitlérien. Autre document exceptionnel : une photographie de Ruth Fayon prise par une garde SS.
Pour la première fois depuis l'Histoire et technique de la montre suisse paru en 1945, l'histoire de l'industrie horlogère suisse appréhendée dans son ensemble fait l'objet d'un livre de synthèse. L'histoire de ce secteur d'activité n'a jamais autant captivé les esprits qu'aujourd'hui mais il n'existait paradoxalement pas d'ouvrage qui explique les grandes lignes de développement de l'horlogerie helvétique du milieu du 19e siècle à nos jours. Ce livre aborde l'histoire de l'industrie horlogère suisse de manière globale. Il accorde une attention particulière aux nations concurrentes (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne) et montre comment les fabricants suisses de montres ont su faire face à divers défis, tels que l'industrialisation à la fin du 19e siècle, la délocalisation industrielle dans l'entre-deux-guerres et la mondialisation depuis les années 1960, permettant à la Suisse de maintenir sa place de leader sur le marché mondial. L'innovation technique, les nouvelles technologies, la politique industrielle des autorités, l'organisation en district industriel et les rapports avec les syndicats sont autant d'éléments abordés dans cette synthèse qui s'adresse aussi bien aux passionnés d'horlogerie et aux collectionneurs, qu'aux professionnels de la branche et au citoyen curieux de comprendre le succès mondial de l'horlogerie suisse.
Le 5 juin 1947, lorsqu'il prononce un discours à l'université de Harvard, le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, George Marshall ne pouvait pas savoir que le plan qu'il présentait pour assister les pays dévastés par la guerre entrerait dans l'histoire comme un exemple réussi de coopération internationale et inspirerait pendant des décennies des programmes d'aide aux pays en développement. Ce livre raconte la création et l'expansion du système international d'action humanitaire et d'aide au développement. Il retrace les efforts de ses multiples acteurs publics et privés pour réduire la pauvreté dans les pays en développement, assister la population lors de crises humanitaires et la protéger face à la violence armée et aux violations des droits humains. La coopération Nord-Sud est un instrument de la politique extérieure des pays qui en assurent le financement ; Elle est de ce fait constamment tiraillée entre la défense des intérêts politiques et économiques de ces Etats et sa vocation altruiste. Au XXe siècle, cette tension se manifeste tout au long de la guerre froide de même que lors des tentatives infructueuses des pays du Sud de modifier l'ordre économiques international.