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Swiss made. Pro Helvetia et l'image de la Suisse à l'étranger (1945-1990)
Kadelbach Thomas
ALPHIL
39,00 €
Épuisé
EAN :9782940489046
Fin 2004, la présence culturelle suisse à l'étranger se trouve soudain au centre de l'intérêt public. Au Centre culturel suisse à Paris, l'artiste Thomas Hirschhorn présente son exposition Swiss-Swiss Democracy qui suscite l'indignation de nombreux parlementaires car les symboles nationaux y sont, d'après eux, malmenés. En conséquence, Pro Helvetia se voit sanctionnée par le parlement qui coupe un million de francs dans son budget. Un retour sur l'histoire de la présence culturelle suisse à l'étranger atteste que les conflits mis en évidence par l'exposition Hirschhorn apparaissent bien plus tôt. Créée à la veille de la Seconde Guerre mondiale pour renforcer "l'esprit suisse", Pro Helvetia, faisant siens les préceptes de la défense spirituelle, contribue durant l'après-guerre à la diffusion d'une image traditionnelle de la Suisse. Dès les années 1960 cependant, la fondation culturelle accorde une place toujours plus importante à la création contemporaine, et l'idée que la présence à l'étranger ne signifie pas forcément une subordination de la culture au discours identitaire du moment commence à se profiler. Recourant à de nombreux fonds d'archives inédits, le présent ouvrage aborde la question actuellement très débattue de l'image de la Suisse à l'étranger sous l'angle peu connu et original du rayonnement culturel. Les expositions d'art, tournées de concerts et de théâtre, émissions radiophoniques et films dressent le portrait d'un pays désireux de s'ouvrir au monde tout en restant attaché à son statut particulier. En même temps, ils témoignent de la place ambiguë et souvent précaire de la culture dans un dispositif institutionnel marqué par les impératifs de la promotion économique et touristique.
Résumé : Petit pays d'Amérique centrale, le Nicaragua, dans les années 1980, est le nom d'un symbole : engagé dans un processus révolutionnaire qui souhaite en finir avec la misère, il se heurte à l'intransigeance des puissants. Partout dans le monde, des centaines de milliers de personnes militeront pour assurer la survie à ce que la révolution des pauvres incarne avant tout : l'espoir en un monde meilleur et plus juste. Parmi eux, les brigadistes suisses : quittant pour quelque temps le bien-être étouffant de leur pays, ils tentent d'apporter une aide concrète à des gens qui en ont besoin tout en écoutant leurs histoires. Construisant des écoles, des ponts et des maisons d'habitation, collaborant à la récolte du café et travaillant dans les champs, ils se solidarisent avec un projet dont ils partagent les idéaux politiques et connaissent peu à peu ce qui, au Nicaragua, est omniprésent : la pauvreté et la guerre. Comment vivent-ils leur engagement ? Quels sont ses objectifs et quel pourrait être, en termes d'efficacité, mais aussi à un niveau individuel, le bilan de la solidarité active avec la révolution sandiniste ? Désireux de répondre à ces questions, le présent ouvrage offre pour la première fois une vue d'ensemble complète du mouvement brigadiste et de ses activités. Recourant à de nombreux fonds d'archives inédits, il passe en revue les différents types de brigades constitués par la solidarité suisse et tente d'approcher leur réalité au fil des engagements. Se révèle alors, grâce à une enquête par questionnaire et à de nombreux témoignages oraux récoltés, le vécu quotidien parfois dramatique des volontaires suisses au Nicaragua. Histoire vue d'en bas, cette étude met en lumière un rêve partagé qui, aujourd'hui, apparaît comme un chapitre essentiel de la solidarité internationale du XXe siècle.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.
Localisé à l'extrémité orientale du lac de Neuchâtel, dans un ancien bras de la rivière la Thielle, le site de La Tène a été découvert en 1857 lors de la " fièvre lacustre ". Il a fourni près de 5'000 objets principalement liés à l'armement, mais aussi à la parure ainsi qu'aux activités domestiques et artisanales. Daté de la transition entre le 3e et le 2e siècle avant J.-C., le gisement devient, dès 1874, le site éponyme du Second âge du Fer (480-30 avant J.-C.). Cet ouvrage présente l'approche fonctionnelle des 58 outils en fer à vocation artisanale du site conservés dans les collections du Laténium, parc et musée d'archéologie de Neuchâtel (Hauterive). Le corpus comprend une majorité de petits outils (ciseaux, pointes et gouges), des haches, des scies, un marteau et des indéterminés. Les viroles ont été incorporées à ce corpus car elles renvoient aux systèmes d'emmanchement utilisés, au même titre que les manches d'outils. Le " faciès " de l'outillage de La Tène se distingue par une surreprésentation des haches et une sous-représentation des outils généralement voués au travail des métaux (marteaux, tas, pinces, limes). La présence d'outils complets n'ayant pas subi de destructions volontaires renvoie aux phénomènes des dépôts laténiens. Il peut s'agir de dépôts d'outils " exogènes ", considérés comme des " offrandes " ou d'outils ayant participé à la création, au fonctionnement et à l'entretien du site ou de son mobilier, les deux cas ne s'excluant pas.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?