Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Universel, singulier, sujet
Sumic Jelica
KIME
20,80 €
Épuisé
EAN :9782841742011
L'ouvrage que voici se propose de penser le n?ud que font l'universel et le particulier à l'horizon de la conjoncture actuelle désignée comme " globalisation ". Au centre de cette conjoncture il y a une relation, voire une complicité entre, d'une part, la mise en place d'une logique universaliste, abstraite et indifférente du marché qui traverse, fissure et même fusionne toute particularité, communitaire ou identitaire, et, d'autre part, une valorisation sans précédent du particularisme. C'est en se situant dans cette conjoncture, dont les impasses croissantes appellent une interrogation radicale, qu'il est plus que jamais urgent de se poser la question suivante : est-il possible de penser cet univers sans dehors et sans limite de façon à ce qu'il permette autre chose que le choix entre l'indifférence et l'universalisme capitaliste et les avatars du particularisme communautaire, et, en conséquence, autre chose que ce que les demandes de la réalité imposent à la subjectivité du temps, à savoir le faux dilemme de la " belle âme " et du " cynisme ".
L'Art plastique latino-américain reste peu et mal connu. Il est pourtant aussi vaste et complexe que les régions, pays et cultures qui le composent. Cet ouvrage se propose de montrer la diversité de cet art, le parcours des artistes, les échanges... Nous voyons ainsi apparaître de nouvelles créations, produit d'un métissage culturel original avec des artistes d'autres régions influencés par ce continent."
Quels sont ces ponts qui nous relient, quels sont ces abîmes qui nous séparent ? Un malheur conduit-il vers d'autres malheurs ? Un crime mène-t-il vers un autre crime ? Pourquoi se venge-t-on sur un innocent ? La vie est-elle un court exil ? Le souvenir d'une certaine image, est-il le regret d'un certain instant ? Etranger ? Que cela signifie-t-il vraiment ? Ce ne sont que quelques questions que les trois pièces posent sur ces exilés dans les souvenirs, représentant aussi le thème des trois histoires, liées étroitement par un seul événement : la guerre, et faisant allusion à une ville où la vie, l'amour, le malheur et la mort se rencontrent et se confondent encore de nos jours, devenant une et même chose.
Roman conçu comme une composition musicale en trois mouvements. Chambre avec vue sur l'océan, Presto ma non troppo. Mira, violoniste bosnienne, est surprise en France par l'éclatement de la guerre dans son pays. Tandis que ses concitoyens réfugiés tirent habilement profit de l'engouement pour leur cause, elle, peu douée pour la manipulation, survit plutôt mal que bien. Demeure de Satan, andante sostenuto. Depuis la vie difficile de sa grand-mère Emina, fille de bey et de kadi, jusqu'à sa carrière de musicienne, la saga familiale et les amours de Mira. A l'ombre de la porte de l'Enfer, rondo, agitato. Après la guerre, Mira revient à Sarajevo où on la rejette, les "démocrates" parce qu'elle serait une islamiste, les islamistes parce qu'elle est musicienne, boit du vin et affiche une farouche indépendance, et tous les autres parce qu'elle n'a pas souffert avec eux. Ce roman complète la quadrilogie de Jasna Samic, où elle puise dans son histoire personnelle pour narrer le contexte et les séquelles de la guerre en Bosnie. Après Portrait de Balthazar (prix Gauchez-Philippot), Le givre et la cendre et Les contrées des âmes errantes, tous trois écrits en français, Chambre avec vue sur l'océan, rédigé en "serbo-croate", est présenté en traduction.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.