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Theaters
Sugimoto Hiroshi
XAVIER BARRAL
50,00 €
Épuisé
EAN :9782365111102
Aux débuts du cinéma, on montrait dix images par seconde, à l'époque du muet on est passé à seize puis, quand le cinéma est devenu parlant, à vingt-quatre, ce qui est encore le cas aujourd'hui. Regarder un film de deux heures équivaut à regarder défiler les images rémanentes de 172 800 photos. Accumulées en grande quantité, les images mortes paraissent vivantes. Depuis l'Egypte ancienne, ou plutôt depuis l'aube des civilisations, la possibilité d'une résurrection a été l'une des préoccupations essentielles de l'humanité. L'idée m'est venue de photographier ces images qui semblaient animées par la vie, pour les figer une nouvelle fois. Je me suis senti à ce moment-là comme investi d'une mission : ces fantômes rendus à la vie par une accumulation de photographies, il fallait les mettre à nouveau sous clé par le biais de la photographie. Perdu dans ma rêverie, je me suis vu prendre 170 000 photos en une seule prise de vue. L'image qui en résulta était un écran blanc, brillant dans l'obscurité d'une salle de cinéma. Et cette lumière étincelante produite par une surexposition répétée 170 000 fois, se manifestait sous la forme d'une émanation divine. Une présence surnaturelle que l'on aurait pu appeler "la Mort surexposée"." (Extrait du texte de Hiroshi Sugimoto)
Pour sa onzième édition d'art contemporain, le château de Versailles a invité l'artiste protéiforme Hiroshi Sugimoto à investir le domaine de Trianon où il a convié art, photographie, sculpture, architecture, vidéo et spectacle vivant. A cette occasion, il a réalisé près de 20 portraits en noir et blanc inédits, allant de Louis XIV à Dalí, de Marie-Antoinette à Lady Diana, à partir de leur statue de cire. Les statues ont pris vie grâce au travail photographique de l'artiste. Des textes d'Hiroshi Sugimoto nous dévoilent un peu plus le regard contemporain qu'il porte sur Versailles et sur ses oeuvres. Une maison de thé en verre, imaginée par Sugimoto, trône au centre du bassin du Plat-fond. Les dessins d'architectures de la maison de thé et des photographies en couleurs des différentes performances qui y ont eu lieu viennent compléter cet ouvrage. En cette année "Japonismes 2018 : les âmes en résonances" , Hiroshi Sugimoto illustre ainsi à Versailles qui les a souvent symbolisés, les liens culturels entre le Japon et la France.
Love machine, une intelligence artificielle évoluée, a mis la plateforme virtuelle d'OZ sens dessus dessous, engendrant également la panique dans la vie réelle. Son concepteur est le mouton noir de la famille jinnouchi, wabisuke. grand-mère sakae, l'aïeule de la famille, entre dans une colère noire etlui dit ses 4 vérités, relayée par tout le monde. Mais cette nuit-là, sakae rend son dernier soupir de manière inattendue. Kenji prend de plein fouet la douleur de la famille et d'une natsuki, effondrée... mais avec kazuma et d'autres, il décident de prendre leur revanche sur love machine. La bataille est imminente...
Résumé : L'eau et l'air, ces substances primordiales qui rendent la vie possible sur Terre constituent le sujet de la série des Seascapes [paysages marins] de Hiroshi Sugimoto. Depuis trente ans, Sugimoto parcourt le monde en photographiant les mers. Il a créé un ensemble d'oeuvres qui sont une longue méditation sur le passage du temps et sur l'histoire naturelle de la Terre. Sugimoto a appelé la photographie "la fossilisation du temps" : les clichés de Seascapes saisissent un moment spécifique tout en évoquant un sentiment d'intemporalité. Ce volume, le second d'une série d'ouvrages sur l'art de Sugimoto, présente la série complète, plus de 200 Seascapes dont certains jamais encore reproduits. Les images sont toutes de format identique, précisément divisées par la ligne d'horizon, bien que parfois la mer et le ciel se fondent en une seule entité. Chaque photographie saisit un moment où la mer est calme, presque étale. Mais dans ce format si rigide, Sugimoto crée une gamme de portraits de ses sujets qui touche à l'infini. Un texte de Munesuke Mita, professeur de sociologie à l'Université de Tokyo, examine l'art contemporain à l'aune de la sociologie en comparant l'histoire récente de l'art et les prévisions mathématiques de croissance démographique. Il établit un lien entre l'oeuvre de Sugimoto et cette analyse unique en son genre du monde de l'art.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
Artistes pluridisciplinaires travaillant en duo depuis toujours, Pierre et Gilles allient la photographie à la peinture dans un processus bien particulier. Leur sujet, toujours une personne, est d'abord photographié dans une mise en scène assemblée d'objets et de vêtements symboliques sur plusieurs plans. Dans un second temps, l'image est retouchée et chaque détail, de la lumière au cadre, fait l'objet d'une intervention peinte. Le résultat de leur travail est donc une oeuvre au statut ambivalent et unique. La Fabrique des idoles questionne la place du portrait dans la représentation des célébrités, et notamment la construction du mythe de l'icône populaire. Reconnus pour leurs images de célébrités (Stromae, Sylvie Vartan, Arielle Dombasle, Kylie Minogue, etc.) et leur présence dans le milieu de la nuit des années 1980, Pierre et Gilles font ici le lien entre icones musicales et photographie. Dans le livre, on découvre le processus de création de l'idole, et comment la musique et le milieu de la nuit ont influencé la vision du public face aux célébrités. Des photos inédites de l'atelier des artistes enrichissent le livre et complètent les 80 oeuvres reproduites pour comprendre l'inspiration et l'univers de Pierre et Gilles.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC