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La maison qui m'habite encore
Akhannouch Aasmaa ; Hugues Sylvie ; Knight Anna
XAVIER BARRAL
30,00 €
Épuisé
EAN :9782365112918
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC
Ainsi de suite reprend les choses là où elles avaient été laissées par M'as-tu vue, premier "catalogue raisonné" des oeuvres de Sophie Calle, publié à l'occasion de l'exposition du Centre Pompidou à Paris, en 2003. M'as-tu vue présentait les projets réalisés par Sophie Calle, entre 1979 et 2003, et se terminait sur Unfinished ; Ainsi de suite débute par Unfinished et présente jusqu'aux travaux encore en cours, en attendant la publication de Mais encore ! Quatre longs dialogues entre l'artiste et l'écrivain Marie Desplechin sert de fil rouge aux déambulations du lecteur dans l'oeuvre foisonnante de Sophie Calle.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
La maison Vuitton, partenaire de cette publication, ouvrira à cette occasion ses archives. Ses images raconteront certains des voyages évoqués ici. Créatrice de malles aux usages les plus divers et exotiques, elle a accompagné les nouveaux modes de voyages et participé à l'émergence du globe-trotteur moderne. Les nouveaux moyens de transports et équipements qui apparaissent au milieu du XIXe siècle et au début du XXe siècle offrent des moyens inédits pour explorer le monde. Transatlantiques, voitures chenilles, avions longs courriers, zeppelins, trains express permettent des expériences autres du voyage et déploient de nouveaux horizons. Désormais, les pays lointains ne sont plus uniquement accessibles aux seuls aristocrates, explorateurs et aventuriers en tous genres, leur découverte s'ouvrent à des voyageurs aux curiosités multiples : savants, artistes, dandys, archéologues, écrivains, agents secrets, négociants... Pour tous, le monde devient un livre que l'on peut parcourir plus aisément, luxueusement ou de manière pittoresque. Les cinq continents sont sillonnés, traversés, parcourus à pieds, en traîneau, à vélo, en Jeep, en steamer, ou survolés en ballon, hydravion, planeur... Ces moyens de locomotion, nouveaux pour certains, donnent à voir et à percevoir autrement l'espace, les paysages et les lieux, les confins du monde deviennent tangibles. Ces moyens de parcourir le monde constituent également de nouveaux instruments de connaissance. Au fil d'une cinquante d'épopées menées par de grands voyageurs mais aussi par des excentriques, des sportifs, des aventuriers, cet ouvrage évoquera les voyages les plus étonnants menés depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours.
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.
Townsend Chris ; Woodman George ; Woodman Francesc
Francesca Woodman est devenue l une des photographes les plus influentes de la fin du XXe siècle. Alors qu elle réalise ses premières photographies à l âge de treize ans, elle crée, moins d une décennie plus tard, une uvre qui la fait aujourd hui figurer parmi les artistes américains les plus importants des années 1970. Dans ses images sensuelles et envoûtantes, la photographe bouleverse les certitudes de la photographie.Cette monographie est la plus complète publiée à ce jour sur Francesca Woodman. L ouvrage présente plus de 200 travaux de l artiste, dont certains n ont encore jamais été exposés ni publiés, ainsi que des extraits inédits de ses journaux, choisis et présentés par son père George Woodman. L ouvrage inclut en outre quelques-uns de ses longs diazotypes, ainsi que des pages de ses livres d artiste, dont Some Disordered Interior Geometries qui a été publié en 1981, l année où la jeune femme a mis fin à ses jours. Dans un texte très complet, Chris Townsend étudie l influence de la littérature gothique, du surréalisme, du féminisme et le postminimalisme sur les photographies de Francesca Woodman, tout en situant l artiste par rapport à ses contemporains, tels Cindy Sherman et Richard Prince. Chris Townsend est maître de conférences au Department of Media Arts du Royal Holloway de l université de Londres. Ses dernières publications comprennent The Art of Bill Viola et The Art of Rachel Whiteread (2004), ainsi que New Art from London (2006). Il a en outre organisé les expositions « Rapture: Art s Seduction by Fashion, 1970-2000 » (Barbican Art Gallery, Londres, 2002).
Gasc Jean-Pierre ; Foucault Alain ; Joly Eric ; Ro
Résumé : " Est-ce là l'annonce du retour du docteur Mabuse ? Un inédit de Fritz Lang peut-être ? Que va-t-il advenir de cet os extrait d'un étrange colis, un parmi tant d'autres, alignés dans un fond obscur ? Et ce personnage dont l'ombre inquiétante se dessine sur le pied d'un gigantesque parapluie, quel est son rôle ? A quelle mystérieuse armée appartient-il ? Lorsque Doisneau pénètre en profane avec son appareil photographique dans ce sous-sol de la galerie d'Anatomie comparée et de Paléontologie, il en saisit, en un seul cliché, à la fois toute l'ambiance insolite et intemporelle, mais aussi, sans le savoir, l'histoire et la finalité. " Extrait du texte de Jean-Pierre Gasc, " Faire parler les os, les peaux, les cailloux "
Résumé : Pendant une vingtaine d'années, Anny Duperey s'est passionnée pour l'art photographique, installant un laboratoire dans sa salle de bains, où elle passait des jours, et parfois des nuits, à développer ses pellicules et tirer elle-même ses images argentiques en noir et blanc. Elle commente ici, avec émotion, délicatesse et drôlerie, une centaine de ses photos préférées et inédites.