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Douze homélies de Bethléem
Stridon Jérôme de
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204124799
A côté des Homélies sur les Psaumes ou des Homélies sur Marc, dont l' unité se constitue autour du livre biblique commenté, ces douze Homélies sur des sujets divers témoignent des différentes facettes de la prédication de Jérôme à Bethléem. On y retrouve certes le savant exégète, attentif à souligner les traits majeurs et l'enseignemen spirituel qu' on peut tirer de la lecture du jour. On y perçoit également l' enthousiasme du chrétien lors de la célébration des grandes fêtes de l' année liturgique - Noël, Epiphanie - et singulièrement au jour de Pâques, ce "huitième jour" qui inaugure les temps nouveaux. On y entend surtout le supérieur du monastère qu' il a fondé s' adresser spécifiquement à ses moines pour leur rappeler, chaque fois qu' il est possible et dans deux homélies qui leur sont plus particulièrement consacrées, les exigences du "saint propos" qu' ils ont librement choisi et auquel il ne leur appartient plus de renoncer. C' est ainsi un Jérôme, certes sévère et rigoureux, mais aussi fraternel et soucieux des besoins de son auditoire, qui se découvre ici. Professeur agrégé de Lettres classiques, Jean-Louis Gourdain a enseigné longtemps en second cycle, puis en classes préparatoires littéraires au Lycée Jeanne-d' Arc de Rouen. A présent il donne des cours de latin, grec et patristique au Centre Théologique Universitaire de cette ville. Ses travaux portent sur l' exégèse et la prédication de Jérôme, auquel il a consacré sa thèse de doctorat et dont il a édité, en 2005, les Homélies sur Marc dans la collection (SC 494).
Collection : Les Pères dans la foi 100 Au printemps 393, Jérôme, établi à Bethléem, répondant à une demande de son ami Dexter, établit une liste de tous les écrivains chrétiens de saint Pierre à lui-même. C'est le premier manuel de patristique, en 135 notices, de quelques lignes à quelques pages. Cette impressionnante somme de bio-bibliographies a pour premier objectif de démontrer, quelques décennies après que l'empereur Julien l'Apostat eut tenté d'exclure les chrétiens de l'enseignement, que le christianisme compte, tout autant que le paganisme, de vrais écrivains et une vraie littérature. Elle nous offre en prime un catalogue inestimable de noms et de titres d'ouvrages, dont beaucoup ont disparu. Avec cette traduction nouvelle, accompagnée de nombreuses notes et d'un tableau chronologique, voici la littérature patristique présentée par un Père de l'Eglise ! Introduction, traduction et notes par Delphine Viellard
Le Contre Helvidius entend répondre à un ouvrage d'Helvidius qui affirmait qu'après la naissance de Jésus, Marie n'était pas restée vierge et avait eu de Joseph d'autres enfants, et qui défendait également l'égalité du mariage et de la virginité. La réponse de Jérôme, avant tout fondée sur des arguments scripturaires, répond avec une rhétorique remarquable et polémique aux thèses de son adversaire Le traité se veut à la fois une défense de la virginité perpétuelle de Marie et une apologie de la virginité de manière générale. L'ouvrage se caractérise par une utilisation maîtrisée des procédés rhétoriques qui lui donnent un ton très vivant. Le discours est varié : s'y enchaînent développements exégétiques, démonstrations théologiques et dialogues prenant à parti l'adversaire. L'ouvrage se démarque par les solutions apportées à des questions toujours débattues dans le christianisme, comme celle des "frères" de Jésus mentionnés dans les Evangiles, dans lesquels Jérôme propose de voir, pour la première fois, des "cousins" du Christ. Première édition scientifique depuis le XVIIIe siècle, cette traduction est assortie de notes historiques, philologiques et théologiques. L'introduction précise le contexte d'écriture du traité, tente de reconstituer la personnalité d'Helvidius et le contenu de son ouvrage perdu, et explicite les différentes composantes du Contre Helvidius (plan, argumentation, sources, enjeux théologiques, etc.) avant de présenter l'histoire du texte.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.