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France-Algérie. Les passions douloureuses
Stora Benjamin
ALBIN MICHEL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782226460769
En juillet 2020, Emmanuel Macron commandait à Benjamin Stora un rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie, ainsi que sur les moyens de favoriser une réconciliation entre la France et l'Algérie. L'historien s'est attelé à la tâche non seulement à partir de l'immense historiographie existante, à laquelle il a lui-même grandement contribué, mais aussi en rencontrant des dizaines d'interlocuteurs de tous bords. Pour tenter de rendre compte de cet archipel de mémoires aujourd'hui communautarisées, il ne fallait en effet écarter aucune catégorie d'acteurs : des combattants indépendantistes aux "pieds-noirs" , des soldats français aux "harkis" , des juifs aux Européens "libéraux" , communistes ou partisans de l'Algérie française... Cette enquête mémorielle est suivie d'un certain nombre de propositions audacieuses, qui touchent aussi bien à la symbolique qu'à l'accès aux archives historiques, afin de reconnaitre afin de mieux connaitre et reconnaitre ces "passions douloureuses" . Benjamin Stora a publié de très nombreux ouvrages sur la colonisation, la guerre d'Algérie, l'immigration maghrébine, dont plusieurs ont été rassemblés récemment dans la collection Bouquins (Une mémoire algérienne, 2020). Chez Albin Michel, il a co-dirigé avec Abdelwahab Meddeb en 2013 l'encyclopédie Histoire des relations entre juifs et musulmans, et publié avec Alexis Jenni en 2016 Les mémoires dangereuses.
Comment a-t-on pu atteindre un tel niveau de déliquescence, cinquante ans après, du "soleil" de 68 au crépuscule du PS ?" se demande Benjamin Stora. De cette question est né ce livre, écrit en témoin et historien. Stora appartient en effet à ce courant de l'après-68 qui, après s'être engagé dans l'extrême gauche trotskiste, est entré au Parti socialiste. Il revient sur cette histoire à travers la sienne : l'engagement révolutionnaire vécu comme une libération en arrivant d'Algérie, puis l'entrée au PS, en 1986, avec l'illusion d'y poursuivre les mêmes batailles politiques. Un drame familial l'éloignera finalement du militantisme. Benjamin Stora porte un regard lucide sur ce qu'il n'a pas toujours vu en temps et en heure : les erreurs ou les dérives de certains. Cet examen de parcours est ponctué de rencontres, avec Jospin, Cambadélis ou Mélenchon. Au-delà des souvenirs et des anecdotes surprenantes, ce livre offre une analyse éclairante sur la façon dont le Parti socialiste a d'abord "absorbé" les aspirations de 68 à changer la vie, avant de les étouffer. Pour finir lui-même à bout de souffle.
Benjamin Stora est beaucoup plus connu pour ses nombreux travaux sur l'Algérie et le Maghreb que pour son itinéraire ancien de militant trotskiste. Dans ce livre personnel, attachant et rigoureux, où il tient à la fois le rôle du témoin et celui de l'historien, il rompt un long silence. Révélant des faits ignorés, il restitue, sans illusion ni reniement, l'aventure collective de ces militants fascinés par le passé, celui d'octobre 1917 en particulier, qui cherchaient leur avenir entre réforme et révolution. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire du Maghreb à l'INALCO (Langues O.), Benjamin Stora a publié une vingtaine d'ouvrages, dont Immigrances (en collaboration avec Émile Témine, Hachette Littératures, 2007) et, en "Pluriel", Messali Hadj (2004), La Guerre d'Algérie (en collaboration avec Mohammed Harbi, 2005) ainsi que Les Trois Exils juifs d'Algérie (Stock, 2006).
B. Stora évoque le destin des Juifs d'Algérie, exilés trois fois selon lui: en 1870, avec le décret Crémieux qui leur donnait la nationalité française à laquelle n'avait pas droit la population musulmane, de 1940 à 1943 avec le rejet de la communauté française suite à l'abrogation du décret Crémieux par le régime de Vichy, et en 1962 avec l'exode vers la France.
L'idée de ce livre est née un matin de novembre 2004, quand Benjamin Stora, accompagné de son fils, s'est rendu pour la première fois à Khenchela, petite ville de l'Est algérien d'où vient sa famille paternelle. Voyageant entre mémoire et histoire, quête personnelle et enquête historique, il reconstitue les trois exils qui ont marqué le destin des juifs d'Algérie. En moins d'un siècle en effet, ils sont sortis par trois fois de ce qui était jusque-là leur univers familier. Ils se sont éloignés de leur vie en terre d'islam quand le décret Crémieux de 1870, faisant d'eux des citoyens français, les a mis sur la voie de l'assimilation. Ils ont été rejetés hors de la communauté française de 1940 à 1943 avec les lois de Vichy. Et ils ont quitté les rives algériennes avec l'exode de 1962. A travers cet essai historique sensible et rigoureux, enrichi de documents inédits, on découvre l'originalité de ce judaïsme algérien à la fois passionnément attaché à la République française et profondément pétri de traditions religieuses, mais aussi la complexité et les ambiguïtés des relations entre juifs et musulmans. Et l'on comprend mieux comment, dans les tensions d'aujourd'hui, quand crainte de l'islamisme et montée de l'antisémitisme se conjuguent, revient une " mémoire longue de l'inquiétude ".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin