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Pignon sur ciel
Stil André
GALLIMARD
6,95 €
Épuisé
EAN :9782070260973
Ces nouvelles poursuivent la mise à jour de réalités originales, mouvantes, nuancées et souvent naissantes. La question du bonheur est posée aussi bien dans le "pignon sur ciel" d'une tente de camping, un artichaut, une feuille de houx, une alliance perdue, un grand chapelet noir, un sourd souriant, le pollen des frênes, des catalogues multicolores. Le monde de ces nouvelles, ce monde qu'elles nous rendent étonnamment proche, est chargé de plus de questions que de réponses. On voit que pour André Stil l'écriture n'a cessé d'être le lieu de toutes les interrogations, de tous les rêves et de tous les risques. On le voit particulièrement dans l'expérience d'une sorte d'écriture parlée, qui n'a rien à voir avec une expression populiste, mais remonte à la source d'un langage réel : langage d'ouvrier souvent, langage de ceux qui n'ont pas la parole, dans la littérature au moins. "Pour Stil comme pour moi - a écrit Aragon - le réalisme c'est nécessairement la mesure prise d'un monde, l'impatience et la révolte aussi qui s'emparent de nous si on nous y impose d'y faire les cent pas de là à là, et pas plus loin, le réalisme c'est naturellement l'exploration de l'interdit, la négation de la limite".
Si on avait dit à Robert Degraeve, hier, qu'il aurait ce matin deux morts sur la conscience, et peut-être bientôt la sienne, il n'en aurait rien cru. Une journée et une nuit de Robert Degraeve, ouvrier dans une aciérie, dévoileront l'identité de ces deux morts et répondent aux questions : "Comment peut-on être chômeur ? Quels remous profonds cela suscite-t-il dans un homme ? ""
Si on avait dit à Robert Degraeve, hier, qu'il aurait ce matin deux morts sur la conscience, et peut-être bientôt la sienne, il n'en aurait rien cru. Une journée et une nuit de Robert Degraeve, ouvrier dans une aciérie, dévoileront l'identité de ces deux morts et répondent aux questions : "Comment peut-on être chômeur ? Quels remous profonds cela suscite-t-il dans un homme ? ""
Dieu, dit-on, est mort, les âmes se sont envolées, mais il reste les corps, dont les médecins sont les grands prêtres. Comme Robert Ménage, ce docteur "de charme" qui, dans une petite ville du Nord, attire à lui patientes et patients. Quelqu'un à qui on peut se confier, devant qui on se déshabille, qui reçoit aimablement les confessions de votre corps, qui les comprend - et les élude. Clara Davaine, cinquante ans et femme de cheminot, vient un jour consulter le docteur Ménage. "Un problème comme toutes les femmes de votre âge en ont", lui dit-il, avec indifférence. Plutôt que dire la vérité, il préfère s'en tenir à des inactions et des silences, dont ses clients lui rendent grâce. Clara est donc absoute de son mal, mais il lui faudra peu de temps pour comprendre que c'est d'un mal définitif qu'elle est atteinte. Ce que le docteur ne lui a pas dit, elle va le découvrir elle-même, faire l'apprentissage de la vérité dans "son âme et son corps". Ici, le roman est senti comme l'intime discours, lucide et bouleversant, d'une femme qui devient l'actrice du scénario de sa propre mort. Jusqu'au jour où Noëlle, la femme du docteur Ménage, une de ses autres victimes, rend à Clara une visite inattendue... Dans ce roman, André Stil ne fait pas de procès. Mais derrière une tragédie individuelle et une étude de moeurs se profile une critique politique. Le Pouvoir dévoile son impuissance à s'occuper de ceux qu'il prétend prendre en charge. A moins que tout simplement, il les ignore.
Gérard - soixante ans, scénariste - se penche sur son passé ou, plutôt, c'est son passé qui surgit devant lui. Et voici que se succèdent, au fil du roman, les souvenirs de son Nord natal, de ses parents ouvriers, de l'oncle Grégoire aux doigts d'étrangleur, de son ami d'enfance, Jean-Pierre, qui est mort fou, de Thivencelle où, jeune instituteur, il a vécu les premiers temps de l'Occupation, du maquis du Nouvion. Il y a ces femmes qu'il a connues : Micheline, qui écrivait des poèmes, Monique, la journaliste... Raymonde, enfin... Le grand amour et la grande tragédie de sa vie, victime de la plus angoissante des maladies. Pour cet "homme de coeur", la question qui se pose est de faire face à la vie comme il a fait face à la mort. Va-t-il se "remettre en route", comme il dit ? Retrouver un bonheur qui, pour lui, "est de rendre heureux". {L'homme de coeur} est un roman dont le héros, par bien des côtés, ressemble à son auteur. Les pages bouleversantes qui nous décrivent avec pudeur et lucidité à la fois les souffrances et l'agonie de Raymonde sont de celles où l'expérience d'un drame vécu nous transporte au-delà du romanesque : dans une région où toute fiction s'abolit pour laisser la parole à l'inéluctable vérité de notre humaine condition.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.