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Le médecin de charme
Stil André
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246009481
Dieu, dit-on, est mort, les âmes se sont envolées, mais il reste les corps, dont les médecins sont les grands prêtres. Comme Robert Ménage, ce docteur "de charme" qui, dans une petite ville du Nord, attire à lui patientes et patients. Quelqu'un à qui on peut se confier, devant qui on se déshabille, qui reçoit aimablement les confessions de votre corps, qui les comprend - et les élude. Clara Davaine, cinquante ans et femme de cheminot, vient un jour consulter le docteur Ménage. "Un problème comme toutes les femmes de votre âge en ont", lui dit-il, avec indifférence. Plutôt que dire la vérité, il préfère s'en tenir à des inactions et des silences, dont ses clients lui rendent grâce. Clara est donc absoute de son mal, mais il lui faudra peu de temps pour comprendre que c'est d'un mal définitif qu'elle est atteinte. Ce que le docteur ne lui a pas dit, elle va le découvrir elle-même, faire l'apprentissage de la vérité dans "son âme et son corps". Ici, le roman est senti comme l'intime discours, lucide et bouleversant, d'une femme qui devient l'actrice du scénario de sa propre mort. Jusqu'au jour où Noëlle, la femme du docteur Ménage, une de ses autres victimes, rend à Clara une visite inattendue... Dans ce roman, André Stil ne fait pas de procès. Mais derrière une tragédie individuelle et une étude de moeurs se profile une critique politique. Le Pouvoir dévoile son impuissance à s'occuper de ceux qu'il prétend prendre en charge. A moins que tout simplement, il les ignore.
Bert Degraeve, ancien ouvrier mouleur en chômage, évoque le destin de ses anciens camarades. Ainsi se forme une galerie de portraits d'hommes et de femmes qui vivent dans les corons, sous le ciel noirci de fumée, dans le paysage mouvant et mélancolique des terrils et des étangs. André Stil pose sur chacun d'eux un regard attentif et excelle à rendre une atmosphère qu'il connaît bien.
Le Nord de la France, le paysage noir du travail et de la sueur. Entre Raymond et Annie vient s'interposer la guerre d'Algérie. Au bout de huit mois passés là-bas, Raymond n'est pas revenu tout à fait le même. Ce qu'il a vu, ce qu'il a fait, le marquent d'une blessure mystérieuse. Parviendra-t-il à retrouver le chemin de l'amour ? Le deuxième volet de la trilogie nous enfonce un peu plus au coeur de cette guerre. Albert est resté à la mine, mais Bernard, son frère, part avec le contingent. Il ne voulait pas participer à la guerre, il y participe. Jusqu'à commettre un acte dont il ne guérira pas, sinon en s'exposant lui-même à une mort héroïque. Enfin quelques mois avant la fin des hostilités, nous voici avec les ouvriers algériens travaillant en France, toujours dans le Nord. Insécurité, persécutions policières, approches et reculs entre les deux communautés. Trois volets d'un magistral triptyque où des hommes et des femmes de France apprennent le dur mais toujours fraternel métier de vivre.
Une enfance heureuse. Troisième de la famille, Bernard est un petit dernier"que Fernande et Constant n'attendaient plus. Est-ce pour cela que, né au lendemain de la Grande Guerre, il est l'enfant gâté?"l'enfant ouaté", comme on dit dans le Nord? Ainsi parle-t-on dans ce pays de briques, de mines et d'étangs, où Bernard découvre avec la vie les hivers enneigés, les étés au jardin, le parfum du café qu'on brûle, les jeux dangereux sur les terrils, les combats de coqs et les grandes fiestas de la ducasse. Chemin faisant, il connaît aussi l'amitié, avec son copain Wadeck, le Polonais, et les curieux concours de sifflets du premier âge, en attendant d'autres révélations, comme le gant de toilette, la serviette-éponge, la brosse à dents, quand le jeune boursier tout neuf sera pensionnaire au lycée. Dure école du froid et de l'injustice, qui lui ouvre déjà les horizons d'un autre univers; à une heure de son village, par le tramway qui court le plat pays. Désormais, bien que Bernard y ait laissé son coeur, il ne sera plus jamais"l'enfant ouaté"de jadis."
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...