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POUR LE DEBAT DEMOCRATIQUE : LA QUESTION DU HANDICAP
STIKER HENRI-JACQUES
CTNERHI
14,48 €
Épuisé
EAN :9782877101288
Ce débat démocratique poursuit une double intention. En premier faire sortir les questions que soulève aujourd'hui le handicap d'un cercle confiné de spécialistes, car elles ne sont pas en priorité techniques, mais anthropologiques et politiques. Nos démocraties sont tiraillées entre deux pôles opposés : un républicanisme uniformisant qui se prendrait pour l'universel, afin de contrebalancer les corporatismes et les enfermements de toutes sortes ; une fragmentation à partir des revendications communautaires pour se protéger contre la standardisation et la mondialisation. La question du handicap constitue un des lieux révélateurs de la démocratie à venir : une escorte spécifique dans le cortège commun, et non à l'écart. Le deuxième but est d'inviter les personnes qui connaissent de l'intérieur, par une position institutionnelle, leur action militante ou leur profession, le secteur médico-social, à quitter leurs " réserves d'indien ", où parfois ils se complaisent. Sortir prend ici deux sens : prendre part au large débat relatif la protection sociale, le travail, l'éthique, les évolutions démographiques, etc. convaincus que les personnes handicapées sont porteurs de points de vue et de valeurs éclairant pour tous ; aller résolument dans tes milieux de vie communs pour y transporter leur savoir et savoir faire spécialisés, afin que l'école, l'entreprise et l'ensemble de la société civile accueillent et gardent ceux que la naissance ou les circonstances ont blessés, sans jamais plus oser paresseusement sur les institutions particulières, fussent-elles nécessaires. Les personnes handicapées et la délibération au sujet du handicap méritent mieux, méritent plus, qu'un débat d'initiés et qu'une posture seulement revendicative. Il s'agit d'une interrogation en direction de la société toute entière et d'un regard neuf de celle-ci sur une question vive. Plusieurs livres ont jalonné son itinéraire.
Quatrième de couverture L'art modifie-t-il notre regard social sur ce que nous nommons aujourd'hui le handicap ? Ces images issues de la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie, les séries télévisées... trahissent souvent l'ambivalence faite d'attirance et de répulsion que nous entretenons avec l'autre si différent. Favorisent-elles la médiation entre les mondes distincts, le nôtre et celui des personnes souffrant de déficiences ? En amadouant le regard, les oeuvres d'art, quels que soient les supports utilisés (images fixes ou animées, images mentales), donnent corps et vie à l'atteinte, physique et morale, et à ses conséquences individuelles et sociales. Elles condensent des façons collectives de voir les personnes handicapées et constituent une manière d'officialiser les différences, sans les nier mais sans les exclure. Analyser, c'est-à-dire décrire et comprendre, ces oeuvres de culture provenant des siècles passés mais aussi d'aujourd'hui, telle est l'ambition de cet ouvrage qui témoigne des permanences et des évolutions de la place que la société réserve à la différence et à l'altérité.
L'année 2003 a été proclamée année européenne des personnes handicapées. Le handicap a été déclaré chantier prioritaire par la Président de la République. Une nouvelle loi, en février 2005, sur l'égalité des chances a été votée par le Parlement. Le combat ancien des associations pour améliorer la vie des trois millions de citoyens directement touchés se poursuit et se renouvelle. Des initiatives inédites se prennent pour sensibiliser le large public à la situation de ces citoyens et de leur entourage. Les entreprises se mobilisent pour l'intégration dans le travail. L'Europe et le Forum européen des personnes handicapées, invite à une meilleure prise en compte de celles-ci. Tout presse la communauté nationale à prendre la mesure des souffrances et de la passion de vivre de ces enfants, de ces hommes, de ces femmes, de ces familles qui doivent lutter contre la dépréciation, les discriminations, l'indifférence dont ils sont l'objet.
Il n'existe pas encore, à l'heure actuelle, d'histoire globale de l'infirmité - de ce que nous appelons pudiquement le handicap -, ni des systèmes de pensée qui commandent le rapport des sociétés au corps déviant ou diminué. Avec Corps infirmes et sociétés, H-J. Stiker a voulu combler cette lacune. En faisant revivre ce que fut le sort, si souvent cruel mais si différencié, des difformes, estropiés, impotents, l'auteur va bien au-delà du récit anecdotique. Du mythe d'?dipe relu et réinterprété jusqu'à la législation de 2005, il propose une histoire raisonnée, où les périodes historiques sont vues et rassemblées grâce à des idées maîtresses, à des concepts anthropologiques précis. Dans des contextes différents, les peurs, les rejets, les acceptations ne sont pas identiques. Ainsi, à travers l'infirmité, ce sont les sociétés qui se dévoilent, de façon parfois inattendue - tant le particulier est souvent la meilleure entrée dans l'ensemble d'une culture. Au fil de cet ouvrage, on pourra parcourir une histoire mal connue, pénétrer au plus profond des attitudes collectives, réfléchir à des fragments de politique, saisir l'importance extrême du culturel, subir un choc devant l'ampleur insoupçonnée de la question, comprendre, enfin, qu'elle ouvre en fait sur tout le social et permet de découvrir des voies nouvelles pour d'autres problèmes que celui des personnes handicapées.
Tisserant Guy ; Stiker Henri-Jacques ; Seguy Alain
Malgré les lois et les pénalités financières qui accompagnent celles-ci, source pour les entreprises de lourdes dépenses, peu d'entreprises atteignent le taux légal d'emploi de travailleurs handicapés, physiques et/ou mentaux. Pourquoi? Quels sont les blocages qui se cachent derrière cette réalité? L'auteur commence par donner des éléments de compréhension des enjeux sous-jacents à cette problématique, avant de proposer des outils concrets permettant l'intégration de travailleurs handicapés dans l'entreprise, et introduit à cet effet le principe de compensation, qu'il a développé en tant que consultant spécialisé. Enfin, il élargit la question à la diversité en général, soulignant le bénéfice que l'on peut tirer de la prise en compte des singularités, qui peut être un formidable accélérateur d'évolution pour l'organisation.